05 septembre 2024

Dimanche XV après la Pentecôte - Loublande

 


Il est touchant de voir le Seigneur entrer familièrement dans nos conversations : si l’un de vous vient à tomber, aidez-le à se relever, en pensant que vous-mêmes pouvez être tentés ; aidez-vous les uns les autres à porter le poids de cette vie, car chacun de vous a son fardeau. Plus inquiétant, par contre, cet avertissement de l’Apôtre : ne vous y trompez pas, on ne se moque pas de Dieu ; on récolte toujours ce que l’on a semé. Il nous faut donc battre notre coulpe, et tout d’abord nous-mêmes, c’est à dire la sainte Église.

Nous n’insisterons pas sur les apparitions de Notre Dame à Fatima, dont nous avons parlé récemment, sinon pour cette réflexion de la Vierge Marie : il le fera, mais comme pour le roi de France, ce sera tard. Car la même année 1917, comme pour le roi de France, le président de la république reçoit par Claire Ferchaud la demande du Christ de mettre son Sacré Cœur sur le drapeau : la France sera alors grand vainqueur de la Guerre, et redeviendra en peu de temps la première Nation du monde. Poincaré ne tient pas sa promesse, au moins, d’en parler au Parlement ; Claire lui écrit : vous avez reculé devant des lâches, et vous ne considérez pas Dieu qui a son éternité pour punir. On ne se moque pas de Dieu. La petite communauté est donc fondée pour expier ce nouvel affront, mais en 1920 tout est interdit par le Saint Office : la politique s’en est mêlée. Monte alors la Promesse inouïe de la Messe Perpétuelle, encore empêchée par l’archevêque du lieu, mais redoutable perspective : je régnerai malgré eux. On ne se moque pas de Dieu.

Dans les années 40, Jésus s’adresse à son Vicaire, Pie XII, par Maria Valtorta à qui il a inspiré l’oeuvre monumentale de l’Evangile tel qu’il m’a été révélé, et de nombreuses dictées plus énormes les unes que les autres : j’ai donné cette Oeuvre, pour une nouvelle évangélisation, tandis que s’avance vers toi et vers la Chrétienté tout entière, le dragon ; afin que grandisse la connaissance de ce que je suis, car sans moi, les gens de ce temps-là ne pourront tenir. Pie XII recommande que l’on publie l’oeuvre sans état de son origine céleste ou non : ceux qui liront comprendront. Dès la mort du Pape, l’Oeuvre est mise à l’Index ; et à la suppression de celui-ci dans les années 60, l’Evangile tel qu’il m’a été révélé reste plombé par cette marque. Des années plus tard, la nouvelle évangélisation lancée par saint Jean Paul II absorbera les forces vives de l’Église avec les fruits que l’on sait : à ces grands rassemblements, les Jeunes étaient super contents ; on n’a pas trop regardé ce qui se passait sous les tentes, mais ils ont fait une sacrée expérience de Dieu ; on ne les voit pas à la messe le Dimanche, mais ils préparent déjà le prochain rassemblement. On ne se moque pas de Dieu.

Fin des années 80, début des années 90, en réponse au défi amical du Pape, la communauté scientifique mondiale conclut à l’authenticité du Saint Suaire de Turin. Au symposium de Paris, puis de Rome, la centaine de scientifiques représentant nos sciences les plus pointues, sollicitées par l’Homme du Linceul depuis plus d’un siècle, ovationne à l’unanimité, y compris ceux qui avaient commis la datation foireuse au Carbone 14, la conclusion mise en forme par Arnaud Aaron Upinsky : cet objet ne peut scientifiquement pas être autre chose que le linge vu par Pierre et Jean dans le tombeau vide le matin de Pâques. Et il noue ainsi la gerbe de toutes les autres preuves : l’Impression-Retrait-Sans-Contact du Corps de Jésus de Nazareth ; il a quitté le linceul sans aucune trace de corruption, et sans que les fibrilles du tissu et les taches de sang ne soient tirées. Le Saint Suaire est donc la relique de la Passion du Christ par ses blessures et le sang qui coulait alors qu’il était encore vivant ; de sa Mort, par le sang sorti de la plaie de son côté quand il était déjà mort ; et par l’I.R.S.C. de ce que les Evangiles et l’Église appellent depuis deux mille ans, sa Résurrection. Mais depuis quarante ans, on en est encore au Carbone 14 et à cette icône bouleversante qui nous montre jusqu’où peut aller l’amour pour le prochain. On ne se moque pas de Dieu.

XXI° siècle, 2021, tentatives renouvelées de réduire puis interdire définitivement la Sainte Messe promulguée par saint Pie V à perpétuité, couverte par la Bulle Quo Primum Tempore, et protégée par l’indignation de Dieu tout-puissant et des Apôtres saint Pierre et saint Paul. Pendant ce temps-là, l’humanité succombe dans l’esclavage des grands prédateurs mondiaux, et les institutions ecclésiastiques elles-mêmes s’effondrent dans la corruption de leurs propres abus. On ne se moque pas de Dieu.

Pour ce qui est de la France, évoquons simplement tous ces musulmans, venus à l’origine pour travailler, et que le regroupement familial a durablement implantés : au lieu de leur partager aussi les richesses spirituelles de notre patrimoine et de la connaissance inouïe de Jésus Christ depuis cinquante ans, nous les avons repoussés vers les pires d’entre eux. Et nous avons maintenant des couteaux fous qui se répandent partout en cherchant où est le bar. On ne se moque pas de Dieu. Mais que dire, de cette remarquable moralisation de la vie économique, 1973 ; qui était donc au pouvoir ? Il n’est pas juste que l’État emprunte, auprès de ses propres citoyens, l’agent qui lui permettra de mener les grands projets qui développeront le pays et amélioreront la condition de tous, car étant finalement son propre argentier, il serait tenté d’augmenter toujours ses dépenses. Il faut désormais qu’il emprunte l’argent auprès des banques, dans une saine régularisation de la concurrence de tous. Les 3000 milliards de dette publique à ce jour, sont donc aux mains de banksters étrangers et de leurs actionnaires et autres clients, qui n’auront aucun état d’âme à venir se servir au titre de leurs créances, le moment venu ; et ne manquent pas, en attendant, de peser sur les décisions et autres processus sociaux et politiques à leur profit, soyons en sûrs. On ne se moque pas de Dieu.

Or justement, l’Evangile de la résurrection du fils de la veuve de Naïm, nous indique clairement ce qu’il va se passer. Jésus Christ, de sa propre initiative, personne ne lui a rien demandé, arrête le cortège funèbre. Il interpelle le mort : jeune homme, je te le dis, lève-toi ! Et le mort revient à la vie, et il le rendit à sa mère. Elle est donc accessible depuis bien longtemps, cette immortalité que fait miroiter le Nouvel Ordre Mondial dans son délire pour mieux aveugler ses proies. L’un d’eux était interrogé par un journaliste : pensez-vous que Dieu existe ? Réponse glaçante de l’autre : pas encore, mais nous y serons bientôt ! La Résurrection du Christ il y a 2000 ans, est promise aussi à ceux qui croient et persévèrent jusqu’à la fin dans la bienheureuse espérance, gratuitement et sans rien payer. Maintenant, c’est donc par une intervention souveraine et puissante, gagné de pitié pour tous les malheureux, ces petits du Seigneur comme les appelle la Bible, que Jésus Christ va chasser les méchants de son Royaume, et éradiquer les impies de la terre. Curieusement, on ne l’envisageait plus, alors que c’est l’enseignement constant de la Révélation, dans Ancien et le Nouveau Testament, et pratiquement à toutes les pages. Ceux qui se croient éternels et tout-puissants vont disparaître vers leur châtiment ; le Seigneur vient libérer les siens, et faire toutes choses nouvelles, car le monde d’avant s’en est allé. Il couronnera ainsi l’intercession glorieuse du Cœur immaculé de sa Mère, en instaurant son Royaume. On ne se moque pas de Dieu.

04 septembre 2024

Messe votive le Samedi en l'honneur de la Vierge Marie - Loublande

 

L’Evangile que nous venons d’entendre nous invite à nous arrêter quelques instants sur le pivot de la vie spirituelle de chacun d’entre nous, qui est aussi la croix des faits de Loublande : comment conjuguer la fidélité absolue à ce que nous recevons du Ciel, avec l’abandon et la confiance, la docilité, qui est au-delà de l’obéissance héroïque, un consentement de tout l’être ?

C’est ce que nous voyons en Claire. Elle est totalement fidèle à ce qu’elle reçoit d’En-Haut, au point de dire, à propos des prêtres qui passent : aucun d’entre eux ne peut être Apôtre de l’Agneau ; ils sont trop humains, et dans l’esprit du monde. Et à propos des petites Sœurs dans les début de la Communauté : comme elles sont imparfaites ! Et elle se voue à leur formation. Elle s’abandonne à la volonté de Dieu, et c’est l’obéissance héroïque, et c’est le consentement de tout l’être à l’enfouissement, à l’enterrement, pour une résurrection.

C’est ce que nous voyons aussi en sainte Jeanne d’Arc : la mission reçue du Ciel, c’est de mener le roi se faire sacrer à Reims. Envers et contre tout : mission accomplie ! Alors ses Voix lui disent : nous serons toujours avec toi, désormais prends tout en gré, c’est-à-dire consens à tout. Et c’est l’arrestation à Compiègne, puis vendue par les Bourguignons aux Anglais, ensuite l’emprisonnement et le procès. Alors qu’elle toise de bien haut ses juges ecclésiastiques, dont le Cardinal d’Angleterre, voici qu’elle faiblit une fois, reconnaissant que ce n’était peut-être pas ses Voix. Rentrée dans son cachot, ses Voix lui disent : qu’as-tu fait ?! Alors elle se reprend, et à la sessions suivante du procès, qui sera dès lors la dernière, elle dit que cet aveu lui a été extorqué et que oui, tout est du Ciel. Ses juges alors exultent : la voilà relapse, elle est revenue à son erreur, ils vont pouvoir la brûler. Réhabilitée quelques années après, puis béatifiée et canonisée au XX° siècle, elle est patronne secondaire de la France.

Saint Joseph : il est en présence de la Mère de Dieu et du Verbe incarné ; mais c’est lui qui exerce l’autorité dans la Sainte Famille. Ce n’est pas l’Enfant qui dit : Maman, dis-lui qu’on doit partir ! C’est lui qui reçoit d’En-Haut l’avis qu’il faut fuir, et la nuit-même il prend l’Enfant et sa Mère et se retire en Egypte, sauvant le Trésor de Dieu et de notre Rédemption. C’est lui encore qui discerne, après que le Ciel lui ait fait savoir la mort d’Hérode, qu’il vaut mieux s’éloigner du pouvoir central politique et religieux : ils retournent donc à Nazareth, en Galilée.

La Vierge Marie à l’Annonciation : la voici devenue à l’instant la Mère de Dieu. Que voyons-nous alors ? Non pas : je suis la Mère de Dieu, donc voici mes instructions, premièrement, deuxièmement, troisièmement, vous pouvez disposer. Mais : je suis la servante du Seigneur, que tout se fasse pour moi selon ta parole.

Le Verbe incarné : pour nous les hommes et pour notre salut, il descendit du Ciel ; par l’Esprit Saint il a prit chair, non pas dans, mais de la Vierge Marie et s’est fait homme. C’est elle qui lui tisse sa sainte Humanité de sa propre substance et façonne doucement le petit Cœur, qui à un moment commence à battre, le Cœur Sacré de Jésus ; nourri ensuite du lait de son sein, comme on vient de l’entendre, pour qu’il grandisse et se développe jusqu’à sa stature d’Homme.

Et dans sa Passion, lui qui avait enseigné, si on te frappe sur la joue droite, tends encore l’autre ; lorsqu’il reçoit la gifle du soldat : c’est ainsi que tu parles au grand Prêtre! Il fait d’abord la vérité : si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? Et seulement ensuite, il se livre à nos coups et à nos crachats, au procès devant Pilate et à la flagellation, à la Croix, puis à l’abîme : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? et plus profond encore : Père, entre tes mains je remets mon esprit. Et finalement : tout est accompli. Pourquoi dit-il : tout est accompli ? Parce que c’est là : la sublime adoration, la profonde action de grâces, l’intégrale expiation, l’irrésistible imploration.

Au fait, j’allais oublier : à la communauté des petites Soeurs, on récite chaque matin les Litanies de la Providence ; dont le refrain n’est pas : Mon Dieu faites que ceci, mon Dieu faites que cela ; mais : Providence de Dieu... secourez-nous, Providence de Dieu... secourez-nous, Providence de Dieu... secourez-nous.

Messe votive le Vendredi en l'honneur du Sacré Coeur de Jésus - Loublande

 

 

Nous célébrons aujourd'hui la messe en l'honneur du Sacré-Cœur de Jésus. L’épître nous invite à sonder la longueur, la largeur, la hauteur, la profondeur de cet amour du Christ qui surpasse pourtant toute connaissance. Spontanément nous pensons à l'infini de l'amour de Dieu, puisque le Christ est vrai Dieu ; alors qu'il s'agit de la charité qui est dans son cœur humain, dans son Âme avec une intelligence, une mémoire, une volonté, et de son Corps avec ses mains et ses pieds, en tout semblable aux nôtres, sauf le péché justement. Et pour cela nous allons nous arrêter quelques instants sur l'invocation Cœur Sacré de Jésus broyé à cause de nos péchés ayez pitié de nous ; et non pas comme on le dit souvent et plus superficiellement : broyé par nos péchés. Un peu comme on représente le Cœur immaculé de Notre-Dame à Fatima, entouré d'épines et chaque épine est une offense au Cœur immaculée de Marie qu'un acte de réparation n'a pas enlevé. Ainsi le Sacré-Cœur de Jésus serait-il broyé par nos péchés ; un peu comme s'ils se cristallisaient en deux meules avec la chair du Cœur du Christ broyé entre ces pierres toujours en mouvement.

En réalité les choses sont plus profondes que cela, et la formule de Claire Ferchaud est merveilleuse de précision théologique: certes nos péchés sont chacun une offense qui touche le Cœur de Jésus, mais ils provoquent en son Cœur un effet sans commune mesure avec ce qu'ils sont en eux-mêmes. Ils maintiennent le Cœur de Jésus comme une fournaise incandescente qui brasse continuellement son amour et sa souffrance. Car s'il n'aimait pas ces hommes pécheurs, peut-être bientôt endurcis mais pas encore, les péchés par eux-mêmes ne suscitent pas l'amour mais la colère, la justice et le châtiment: de sorte qu'à strictement parler, le Cœur Sacré de Jésus n'est pas broyé par nos péchés mais à cause de nos péchés, par son Amour et par sa Souffrance qu'il offre pour les péchés passés, présents et futurs en réparation ; et il s'offre encore lui-même en Personne pour être notre expiation, lorsqu’il voit tous ceux qui rendront vaine pour eux sa Passion.

On peut essayer de le comprendre en pensant à la Compassion bienheureuse du Cœur immaculé de Marie : indicible consolation, mais que le diable en cet instant lui transforme en ultime tentation. Elle souffre parce qu'elle l'aime et lui en est profondément consolé : maman au moins, sait et comprends ! Mais l'adversaire porte de nouveaux coups : non seulement ta passion ne servira pas au plus grand nombre, mais tu n'as même pas pu préserver ta Mère d'une si horrible souffrance; d'ailleurs pourquoi souffre-t-elle ? à cause de ta folle prétention à te dire le Fils de Dieu et le Rédempteur du genre humain. Arrête tout ça et descend de la Croix, va la consoler, fils indigne. Mais s'il n'y avait pas nos péchés, ces deux Cœurs seraient comme un seul cœur dans la béatitude de la plénitude de grâce qui leur est commune, dans l’Effusion de l’Esprit Saint sur le Verbe incarné et la Mère de Dieu. Cœur Sacré de Jésus broyé à cause de nos péchés, ayez pitié de nous !

D'autant qu'on sait, depuis, que le cœur peut être brisé par l'excès des angoisses et de la souffrance. De sorte que le Cœur Sacré de Jésus était déjà béant dans sa poitrine, lorsque le soldat lui ouvrit le côté, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau. Celui qui a vu rend témoignage et celui-là sait qu'il dit vrai. Ce que confirme le grand cri lorsque Jésus meurt: ce n'est donc pas le coup de lance qui a ouvert le Cœur du Christ, mais son trop grand amour et l'excès de sa souffrance.

20240829 : Décollation de saint Jean Baptiste - Loublande

 Chapelle inachevée de la Forteresse du Mont Valérien


L’Evangile que nous venons d’entendre nous montre toute l’abjection du pouvoir, jusqu’à l’écœurement, jusqu’au découragement. Mais ce n’est pas cela qu’il faut regarder : il faut lever les yeux vers les réalités qui surplombent ces turpitudes. Nous retiendrons ici à Loublande, bien sûr, « Voici l’Agneau de Dieu » par quoi saint Jean Baptiste désigne le Christ, le Verbe incarné au milieu de nous, en même temps qu’il se présente lui-même, car il est le Précurseur. Il est mort pour la droiture de sa parole, en témoignage à la Lumière, puisque Jésus est né, est venu dans le monde pour une seule chose : rendre témoignage à la vérité ; quiconque est de la vérité, écoute sa voix.

Saint Jean Baptiste est décapité dans son cachot sans revoir le jour, mais en réalité il était déjà passé tout en Dieu bien avant. Nous lisons en effet au chapitre 3 de l’Evangile selon saint Jean, que certains disciples du Baptiste, alors que les meilleurs étaient partis derrière Jésus, viennent lui dire : voici qu’il baptise aussi, et tous vont à lui ; bien que Jésus ne baptise pas lui-même, mais seulement ses apôtres. Alors saint Jean Baptiste leur répond : aucun homme ne peut s’attribuer ce qu’il n’a pas reçu d’en-haut. Vous-mêmes m’êtes témoins que j’ai dit : je ne suis pas le Christ, mais je suis envoyé devant lui. Celui qui a l’épouse, est l’Epoux ; et l’ami de l’époux qui se tient là et qui entend sa voix, est ravi de joie. Telle est ma joie, et elle est parfaite : il faut que lui grandisse et que moi, je diminue.

Oserons-nous le parallèle avec la Vierge Marie, tellement au-delà du Baptiste, lorsqu’au pied de la Croix, il semble que Jésus qui va mourir, anéantisse sa Maternité divine en lui disant : Femme voici ton fils, en visant saint Jean. Elle consent, et dans une douleur indicible, sa Maternité divine se prolonge alors en maternité universelle : Mère de Dieu, Mère du Christ, mère de l’Église, mère des pasteurs, mère des fidèles, mère de tous ceux qui seront sauvés par la Croix de son Fils, de génération en génération. Elle qui avait enfanté sans douleur par le privilège de sa Virginité perpétuelle, la Tête, Jésus Christ, enfante là le Corps tout entier de l’Église, dans une souffrance telle qu’elle est la reine des Martyrs, et en vérité co-rédemptrice, dans cette participation unique à la Passion du Seigneur.

Chacun pourra s’essayer à voir dans une telle plénitude de grâces, le reflet de ce que fut la souffrance de Claire, qui a porté d’avance, dans le Cœur Sacré de Jésus broyé à cause de nos péchés, tout ce que serait la promesse inouïe de la Messe Perpétuelle ; tandis qu’elle se tient sous un Ciel d’airain que rien ne pourra plus ouvrir, sinon la descente sur les Rinfilières, de la sublime adoration, de la profonde action de grâces, de l’intégrale expiation, de l’irrésistible imploration. Non pas une œuvre par laquelle nous allons nous dédouaner devant Dieu de toutes les horreurs du monde et de la France et de l’Église, mais une Immensité qui se sera vécue en nous, et en Qui nous vivrons éternellement.

20240825 : Dimanche XIV après la Pentecôte/ saint Louis de France - Loublande

 

 

Nous sommes aujourd'hui le 14e dimanche après la Pentecôte et le 25 août est la fête de Saint-Louis de France. Notre messe est toute tendue, comme reliée en pointillés aux messes successives qui seront célébrées cette nuit, s'il plaît à Dieu, pauvre préfiguration de la Messe Perpétuelle qui devient désormais, aussi, le fer de lance de notre esprit chrétien .

Nous l'avons entendu dans l'épître de saint Paul aux Galates : voici les œuvres de la chair, mensonge, meurtre, calomnie, obscénité, le sang coule à flot, diffamation, horreur ; tous ceux qui commettent ces abominations n'hériteront pas du Royaume. Alors que les fruits de l'Esprit sont justice et joie dans l'Esprit Saint, foi espérance et charité : contre ces choses, il n'y a pas de loi ; même coupés en petits morceaux et brûlés à petit feu, rien ni personne ne peut nous empêcher d'aimer Notre Seigneur et de croire à la vie éternelle. Voilà la victoire sur le monde : c'est notre foi, dit aussi saint Jean.

Et dans l'Évangile : vous ne pouvez pas servir Dieu et l'argent. Tous nos chefs sont des banquiers : anciens présidents de la Commission européenne arrivant des banques et retournant vers les banques après leur mandat prétendument politique ; le président du Conseil italien, ancien directeur de la Banque Centrale Européenne est parti après son mandat vers une banque, probablement de la City de Londres. Un autre ne sortait pas de nulle part, mais arrivait d'une banque étasunienne où il était quelque chose, et espérait peut-être y retourner en étant devenu quelqu'un, après ses mandats. Mais Jésus-Christ a indiqué avec précision où sera célébrée la Messe Perpétuelle : c'est pourquoi la France est une pièce maîtresse du dispositif. Pour bien comprendre les jours où nous sommes il faut se reporter au pied de la Croix de Jésus il y a 2000 ans. Pensons-y, tout à l'heure, lorsque nous serons à la grande croix des Rinfilières.

Le drame s'est joué quelques heures avant et plus rien ne peut l'arrêter. Dans l'Ancien Testament, le Seigneur Dieu a choisi les Hébreux comme son peuple au milieu des nations païennes ; et Yahvé est le roi d'Israël et son messie à venir. Au tribunal de l'Empire, les chefs des prêtres et les Juifs prennent le procurateur en otage : si tu le relâches, tu n'es pas l'ami de l'empereur ; quiconque se fait roi, s'oppose à l'empereur. Abasourdi, Pilate demande : vais-je crucifier votre roi ? Nous n'avons pas d'autre roi que l'empereur ! Pilate, alors, ordonne que l'on crucifie Jésus, avec cette écriteau : Jésus de Nazareth Roi des Juifs. Ce que voyant, les grands prêtres horrifiés : il ne fallait pas écrire roi des juifs, mais cet homme a dit : je suis le roi des juifs. Et Pilate : quod scripsi, scripsi ; ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. Saint Jean souligne dans son Evangile que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec, de sorte que tous pouvaient le lire. Quand Jésus meurt, le rideau du Temple se déchire de haut en bas, marquant la fin du Temple, duquel bientôt il ne restera plus pierre sur pierre : tout sera détruit. Et il ne reste pour seule espérance aux Juifs, que de se convertir au Christ à la fin des temps, en recevant son Baptême pour être sauvés

Après sa résurrection le Christ a fait la France, pour qu'elle soit son royaume particulier dont le roi humain ne serait que son lieutenant. Il élevait ainsi la France au-dessus des autres nations, afin d'étendre son règne sur elles non par conquête brutale, mais par la faveur et l'envie de lui ressembler qu'elle susciterait partout. Et de fait, rapidement, le royaume de France est devenu le premier dans le monde et a rayonné universellement malgré les chutes et le relèvement de nos pauvres fidélités. Pendant 1300 ans, et après l'abolition en France du droit divin pour un régime constitutionnel terriblement instable, on n’avait jamais vu ce qui vient de se passer : prenant en otage le monde entier sous prétexte des Jeux Olympiques, tous les pays représentés soit par leurs athlètes soit même par les chefs d'État présents à la cérémonie d'ouverture, la France a déclaré officiellement à la face des Nations et devant les dizaines de millions de spectateurs en mondovision et repris sur internet : voici celui à qui j'appartiens et que je sers ; ce n'est plus Jésus-Christ mais son adversaire, satan ! Et le monde a frémi. Mensonge terrifiant, qui a reçu son démenti dès le lendemain soir, lorsque la capitale fut plongée dans les ténèbres les longues minutes d'un black out complet, tandis que le Sacré Cœur de Montmartre restait illuminé.

Car dans l'Alliance nouvelle et éternelle, on n'est pas rejeté : on est châtié puis relevé, comme une résurrection. Le Christ va donc reprendre possession de son royaume, qu'on le veuille ou non, de gré ou de force : toujours vainqueur, je règne et je commande, lit-on autour du Sacré-Cœur dans la salle du chapitre de la communauté ; et tout ce qui s'opposera à lui va disparaître. Oh, mon Dieu, mais ça va être affreux ! Mais ce qui est affreux, c'est le règne de tous ces démons ; et ce sera une formidable délivrance, quand Jésus-Christ les chassera de son royaume. Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et toute chose vous sera donnée en plus.

Nous avons entendu dans l'Évangile avec quel tendresse il nous dit de regarder les moineaux : ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni n'engrangent, et pourtant votre Père les nourris ; vous valez plus que tous les moineaux du ciel. Et les lys des champs, même Salomon dans toute sa splendeur n'était pas habillé comme eux, qui paraissent le matin et sont brûlé le soir. Votre Père sait bien tout ce dont vous avez besoin. Quand Jésus-Christ passe à l'attaque, il veille aussi sur les siens et les protège.

22 août 2024

Fête du Coeur immaculé de Marie

 

 

Nous célébrons aujourd’hui le Cœur Immaculé de Marie. Pardonnez-moi d’être une nouvelle fois déplaisant. « Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé » et encore : « Mon Fils veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. Alors, on aura la paix. A ceux qui embrassent cette dévotion, je promets le salut.» Avez-vous l’impression que l’on travaille dans l’Église à l’établissement dans le monde de la dévotion au Cœur immaculé de Marie ? Pour la paix ? Pour le salut ? Peut-être connaissez-vous cet épisode de l’Enfant que Lucie découragée croise au jardin, y reconnaissant l’Enfant Jésus, je ne me rappelle plus les détails : elle lui explique qu’ils ne veulent pas et que voilà. Alors il lui dit : Et toi ? Que fais-tu ? Alors d’expliquer qu’elle a demandé à son directeur spirituel d’aller voir le Saint Père, mais elle n’y peut rien.. Alors il lui dit : alors ils auront une deuxième guerre, pire que la première. Et Marie à Lucie : mon Cœur immaculé sera ton refuge.

« Ah, n’oublions pas l’Ukraine martyrisée ».. et nous ne faisons rien des pratiques de cette dévotion au Cœur immaculé pour avoir la paix ; en revanche, nous prenons bien soin de nous afficher devant les caméras avec les représentants des fausses religions. Mais comment peut-on se moquer de Dieu à ce point, en ces jours terribles où nous sommes ? Il l’a pourtant expliqué pendant la deuxième guerre mondiale à Valtorta : je veux que l’on glorifie ma Mère comme on me glorifie, et que son Cœur immaculé soit honoré avec le mien, et on n’aura la paix que par là ; c’est pour cela que j’ai donné l’oeuvre, l’Evangile tel qu’il m’a été révélé, entre autres raisons. Moi, j’étais suffisamment connu par les Evangiles, mais elle, non : on en parlait très peu et mal ; je voulais que l’on connaisse mieux ce qu’elle est. Ainsi mon Sacré Cœur et son Cœur immaculé, seraient vénérés pour ainsi dire comme un seul Cœur. Et nous opposons à Dieu notre misérable théologie : restons sérieux, entre le Créateur et la créature, fût-ce Marie dont il s’agit, il y a un abîme ; il ne saurait être question de cela.

Réfléchissons une seconde, si vous le voulez bien. Le Sacré Cœur de Jésus est le Cœur de la Deuxième Personne de la Trinité, le Verbe ; c’est son Cœur humain, créé à l’instant de son Incarnation, avec son Corps et son Âme, sa Sainte Humanité, non pas DANS la Vierge Marie, comme on jetterait une enveloppe en gardant la lettre, mais DE la Vierge Marie, la chair de sa chair et nourri par son sang. Pensons au parallèle des Pères de l’Église Nouvel Adam et Nouvelle Eve pour le Christ et Marie, cette fois c’est la chair de ma chair et les os de mes os. D’autant que le Sacré Cœur de Jésus, dans la grâce d’Union à la Personne du Verbe dès le premier instant, est uni au Cœur de Marie qui est immaculé, nous dit le dogme, par une grâce venant déjà de la Croix de son Fils ; l’un et l’autre étant unis, explique encore le dogme, dans un unique décret de prédestination avant la création du monde. De sorte que le Cœur du Christ reçoit dès le premier instant, en plus de la grâce d’Union au Verbe, l’Onction de la plénitude de l’Esprit Saint et toutes les grâces qui lui permettront d’être effectivement le Cœur du Fils bien-aimé, du Rédempteur, du Christ et Souverain Prêtre, Tête de l’Église et Chef de l’Humanité sauvée ; plénitude de grâce qui se communique instantanément au Cœur immaculé de Marie, pour qu’elle soit effectivement la Mère de Dieu, et bientôt Mère de l’Église et Mère des hommes sauvés dans les douleurs d’un enfantement qui fait d’elle la Reine des Martyrs par le glaive de Douleur au pied de la Croix de son Fils, comme on vient de le dire.

C’est ainsi que les deux Cœurs n’en font qu’un aussi par le fait que l’un et l’autre sont intégralement dédiés à l’accomplissement de la volonté de Dieu, et comme fondus l’un dans l’autre et l’un par l’autre et l’un pour l’autre en ce même Amour de Dieu qui est l’Unité de l’Esprit. On s’en émerveille bien pour les premiers Chrétiens à la suite des Actes des Apôtres par deux fois, n’ayant qu’un cœur et qu’une âme dans l’Esprit Saint, et on le récuse pour Jésus Christ et la Mère de Dieu ?!.. Où sont donc les pratiques de la dévotion au Cœur immaculé de Marie pour avoir la paix ? Et le chapelet quotidien ? Et la dévotion aux cinq premiers Samedis du mois ? Non pas seulement au premier Samedi du mois, de saint Pie X, comme Jean Paul II qui allait tous les premiers Samedis du mois réciter en personne le chapelet à Radio Vatican ; mais cinq mois d’affilée, en réparation des cinq types d’offenses au Cœur immaculé de Marie, tel que demandé par Notre Dame à Fatima ?

Tout de même, direz-vous, il a fait la consécration de la Russie, et de l’Ukraine.. Ce qui est dire deux fois Russie ; mais sans se référer aux demandes de Fatima, contrairement aux évêques ukrainiens dans leur supplique. Quoi qu’il en soit : voyez-vous que la Russie se soit convertie depuis ? Mais nous sommes en guerre contre elle ! Nos canons César, vainqueurs de Mossoul en Irak, qui ont été livrés en Ukraine, ne servent pas à protéger les terres ukrainiennes vendues aux américains, mais à attaquer dans la profondeur le territoire russe : et lorsqu’ils sont détruits, malgré les camions qui les portent et leur permettent de s’esquiver en quelques secondes, les servants des pièces, qui sont déchiquetés, sont des français. L’usine d’armement qui les produit est à moins de 200 km d’ici : cela suffira-t-il à nous garder en paix ? La Terre Sainte, elle, est carrément plus loin. Nos frères aînés dans la foi.. la Synagogue de Satan comme l’appelle l’Apocalypse, y déverse des armes fournies par nous, sur des populations entières : et il n’y aurait pas de retour ?

Prendrons-nous enfin conscience des enjeux véritables de notre pauvre vie chrétienne ; allons-nous finalement prendre en compte le prix de notre docilité envers Dieu ?

basclergeensabots

01 août 2024

GUERRE DES MESSES : ASSEZ !


      22/02/2022 Ukraine

      07/10/2023 Terre Sainte

« Et moi, pendant ce temps-là, j’tournais la manivelle.. »

      04/03/2024 Versailles, Congrès ; 09/03/2024 Paris, Place de la République, fête

      09/06/2024 Union Européenne, Elections au Parlement

      09/06/2024 France, dissolution de l’Assemblée Nationale

« Et moi, pendant ce temps-là, j’tournais la manivelle.. »

      30/06/2024 France, premier tour des Législatives anticipées

      Front républicain

      07/07/2024 France, deuxième tour des Législatives anticipées

      Démission du gouvernement qui gère les affaires courantes

« Et moi, pendant ce temps-là, j’tournais la manivelle.. »

      20/07/2024 Pontcalec, Lettre des fidèles aux mères prieure et sous-prieure

      25/07/2024 Pontcalec, Communiqué de l’institut

      26/07/2024 Paris, ouverture des JO 2024

      27/07/2024 Communiqué de la CEF ; réactions diverses

« Et moi, pendant ce temps-là..Attention : retour de manivelle ! »

 

GUERRE DES MESSES : ASSEZ !

(traduction libre de l’italien  « bastardi, basta ! »

Cela suffit de tout embrouiller et de jouer les petits chefs.

Premièrement. La Messe promulguée par saint Pie V à perpétuité, est également protégée par l’indignation de Dieu Tout-Puissant et des saints Pierre et Paul contre qui prétendrait l’interdire ou s’y opposer. Cette question ne se pose donc plus en ce monde et se réglera au tribunal du Christ.

Deuxièmement. La Messe promulguée par saint Paul VI est d’une totale adaptabilité pour permettre aux fidèles d’y vivre leur foi au mieux. Tout y est au choix prudent du pasteur et des fidèles qui y participent : la langue, les lectures, les oraisons, le calendrier, les attitudes, les monitions et prières ; y compris, évidemment, sa version précédente.

On ne dispose donc pas de la messe de S. Pie V comme de celle de S. Paul VI ; on ne réglemente pas la messe de S. Paul VI comme est codifiée celle de S. Pie V. Arrêtons de tout mélanger. Les expressions « forme ordinaire » et « forme extraordinaire » ayant été supprimées, il suffit d’appeler les choses par leur nom pour que chacun s’y retrouve : « la messe promulguée par S. Pie V à perpétuité » et « la messe promulguée par S. Paul VI après Vatican II ».

Ne me remerciez pas. C’est tout surnaturel.

 

Et maintenant, on va pouvoir se consacrer de nouveau au mandat apostolique : « Tout pouvoir m’a été donné au Ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples. Baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Apprenez-leur à observer mes commandements. Et moi Je Suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28).

« Quant à moi, pendant ce temps-là, j’tournerai la manivelle.. »

Basclergeensabots


Cadre théologique de l'Eschatologie

Neuf chroniques à Radio Espérance sur le livre de Florian Boucansaud

Es-tu prêt? Il revient! (2020)


 

 Pourquoi le livre de Florian Boucansaud « es-tu prêt ? Il revient », est-il certainement un outil que la Providence de Dieu ne dédaigne pas d'utiliser ?

Tout d'abord, parce que en disant très simplement ce qu'il pense du Retour du Christ, il renvoie chacun d'entre nous à ce que nous mêmes nous en pensons ; et généralement, à l'indigence de nos réflexions sur ce thème pourtant majeur de l'espérance chrétienne.

Ensuite, parce qu'il a l'intérêt de rassembler, si l'on peut dire, toute la documentation : tous les textes importants de l'Ecriture, de la Tradition, du Magistère, mais aussi des révélations privées, qu'il passe au crible de son ressenti sous le regard du Seigneur, et dans la répercussion des énormes signaux qui nous viennent actuellement du monde.

Enfin et surtout, parce qu'il expose avec simplicité, l'absolue certitude qu'il est la sienne, que les événements de la Fin comporteront une période significative de paix universelle, de profond renouveau spirituel, que l'on pourra appeler le Royaume de Jésus-Christ sur la terre ; manifestant sa présence au milieu des siens, et attirant à son Cœur la multitude des nations. Cette modalité qui ne sera pas encore le Jugement dernier, il la voit comme un peu analogue à ce que les disciples ont vécu avec le Seigneur, pendant les quarante jours entre la Résurrection du Christ et l’Ascension : une présence par intermittence, plus ou moins latente ou évidente, culminant dans les sacrements et l’Eucharistie ; Présence par laquelle il les familiarise déjà à la vie avec Dieu, promise pour l'éternité, et les prépare à la suite et la fin des Evénements.

Et donc pour ma part, j'ai voulu donner le cadre général de l'Eschatologie, théologiquement sûr, dans lequel je reçois tout ce qu'il dit, pour me permettre à moi-même ainsi qu'à tous ceux qui ont écouté les quelques chroniques que j'ai faites sur Radio Espérance et ici reprises en un seul entretien, de savoir qu'en réfléchissant aux nombreux thèmes qu'il aborde, on n'est pas dans un champ de sables mouvants, mais bien sur le rocher du mystère du Christ.

Et de fait : sur la chronologie des origines ; sur le mystère d'Israël ; sur l'entrée des Juifs dans l’Église ; sur l’apostasie généralisée ; sur la mort et la résurrection de l’Église ; sur le grand Avertissement ; sur les trois Jours de ténèbres ; sur l’antéchrist ; sur l’évangélisation universelle ; sur le relèvement de la France ; il faudrait prendre le temps de réfléchir pour se dire finalement devant ce que lui-même affirme : « moi, qu'est-ce que j'en pense ? » et étoffer ainsi, enrichir, comme il dit notre amoureuse attente de l'Avènement de Jésus-Christ.

Ce qui est l'inverse de tous les millénarismes ; car c'est bien la sécularisation ambiante qui empêche notre foi surnaturelle, de s'épanouir en joyeuse espérance et puissant engagement.

08 juillet 2024

Homélie de la Messe pour la France - 8 juillet A.D. 2024

 Tandis que nous célébrons la messe pour le pays où le Seigneur nous a donné d'habiter, le Christ par sa Parole nous rejoint directement dans ce que nous sommes en train de vivre: mon épouse infidèle je la mènerai au désert, je parlerai à son coeur, et elle m'aimera de nouveau comme au temps de sa jeunesse; et encore, à cette vieille femme souffrant d'hémorragie depuis tant d'années: ta foi t'a sauvée, te voici délivrée de ton mal. Mais ce qu'il nous faut enfin comprendre, c'est qu'il ne sert à rien de prier et de batailler, si l'on ne commence d'abord par faire pénitence: c'est-à-dire se convertir, répudier les errreurs que nous avons commises, dénoncer les mensonges dont nous avons été trop complices, nous détourner de ceux qui font le mal, et reprendre pied résolument sur le bon sens et la raison au titre de notre humanité, et rechercher la grâce du Christ parce que nous sommes catholiques.
De fait, après les derniers épisodes "politiques", on a envie de dire: tout çà pour çà! La magie noire du pouvoir a fonctionné à plein régime: "faire barrage", "les extrêmes" sont des mots magiques qui vitrifient la situation et plus personne ne peut rien faire. Pour contrer ces sortilèges, il aurait suffit de s'en tenir à un bilan objectif, la réalité des faits et non pas la fantasmagorie des paroles. Evoquons rapidement et pêle mêle: des milliards chaque année à un cabinet étranger qui double tous les ministères principaux; la fermeture de milliers de lits d'hôpitaux en pleine pandémie; 3000 milliards de dette, superbe gestion, en effet, continuons et avec les mêmes; et pour ce qui est de l'arrivée du fascisme, que sont donc ces dizaines de manifestants tabassés, nassés, gazés, éborgnés, mutilés? quand les seules violences venaient de groupuscules dont les véhicules qui les ont amenés sur place sont connus, et les rangs qui les ont infiltrés dans les cortèges, clairement identifiés.
Mais il faut aller plus loin et plus profond. "Liberté", que l'on voit sur le fronton des bâtiments officiels: qui serait contre? LA Liberté, donc.. Mais, donnée par l'Etat?.. Il faudrait donc dire merci?.. C'est troublant, carrément inquiétant! Nous y opposons LES libertés attachées à la dignité naturelle de nos personnes, que nous tenons de Dieu qui nous a créés à son image et ressemblance; et l'Etat n'a rien à voir en la matière, sinon de veiller à les respecter, et à les protéger le cas échéant. Citons simplement et pêle mêle: la liberté de se déplacer; la liberté de respirer (sans masque); la liberté de travailler (surtout quand on est soignant); la liberté de recevoir un juste salaire pour son travail, c'est-à-dire qui permette de nourrir sa famille sans que l'épouse soit obligée de travailler, si elle fait le choix de rester à la maison pour élever ses enfants; justement, la liberté d'éduquer ses enfants selon ses propres convictions; la liberté de donner l'instruction en famille si cela semble plus approprié, sans autre justification que l'autorité naturelle des parents sur leurs enfants; la liberté de rendre un culte au Créateur de tout bien puisque tout le monde sait bien qu'il existe; et la liberté de recevoir l'Evangile du Christ et les Sacrements qu'il a institués pour notre salut éternel, puisque nous sommes dans une France qui a été concrètement pétrie de catholicisme.
Car il faut finalement en venir au nœud de toute l'affaire, et le trancher une bonne fois, c'est le cas de le dire. Là encore, les faits, rien que les faits: 1500 ans d'ordre naturel et de droit divin, ont élevé la France au rang de première nation dans le monde, aimée, imitée, enviée, toujours respectée; 250 ans de désordre révolutionnaire et d'apostasie publique, dont le sinistre bilan s'étale à la face du monde, pour une France dont on se détourne, moquée, détestée, partout méprisée. Pour le dire avec cet apologue de l'Antiquité: quand Alexandre le Grand, couvert de gloire, vient se faire admirer de Diogène dans son tonneau, celui-ci, sans même se lever, fait un geste de la main en direction de celui-là et lui dit: écarte-toi de mon soleil! car il lui faisait de l'ombre.. Or, pire que Diogène, nous n'avons désormais même plus droit au temps du Bon Dieu; on nous a piqué notre soleil.
Mais Jésus Christ veut encore nous sauver, puisqu'il dit à la fin de l'évangile de ce jour: la France n'est pas morte, elle dort! Et s'il doit la secouer pour la réveiller, ainsi soit-il. Et encore : Notre ami Lazare s’est endormi ; mais je vais aller le réveiller ! Après quatre jours de putréfaction dans le tombeau...

basclegeensabots

23 juin 2024

Homélie du Dimanche XII dans l'Année - Ici s'arrêtera l'orgueil de tes flots

 

 

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Ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots… Le Christ n'est plus connu de façon humaine ; le monde ancien s'en est allé, un monde nouveau est déjà né… Comment se fait-il que vous n'ayez pas encore la foi ?.. Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?

Mes bien-chers frères, il est tout à fait primordial de prendre au pied de la lettre l'Evangile que nous venons d'entendre. Le Seigneur Jésus parle, commande, au vent et à la mer et ils lui obéissent. Le croyons-nous vraiment ? Oui, nous croyons, adossés au dogme qui définit le Mystère de l'Incarnation. Il est vrai Dieu et vrai homme, dans une seule Personne ; la nature humaine et la nature divine gardent leurs propriétés et agissent l'une avec l'autre ; la nature humaine étant l’instrument de sa divinité. Il commande donc au vent et à la mer avec sa bouche, de sa voix puissante et d'autorité ; et par la puissance de sa divinité, il s'impose aux éléments. C’est ce même Jésus, glorifié à sa Résurrection, qui s'est manifesté à ses Disciples, et désormais élevé dans la gloire à la droite du Père : d'où il viendra pour juger les vivants et les morts ; et son règne n'aura pas de fin. Vous avez reconnu le Credo..

Dans les circonstances exceptionnelles, il y a un éclairage exceptionnel des réalités ; et il nous faut en profiter. Les Législateurs, que nous avons vus il y a quelques semaines, rassemblés sous les ors de Versailles : il a suffit d'une phrase, en une soirée, pour qu'ils ne soient plus rien ! Dissouts… Alors que Celui qui a dit : tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre, allez donc ; dort sur le coussin. Pourquoi donc dort-il sur le coussin à l'arrière de la barque ? parce que on lui a fait comprendre qu'il gênerait les manœuvres. Le vent commence à se lever, la mer grossit, va donc sur le coussin. Nous sommes pêcheurs : la navigation, c'est nous. Le plus sidérant, d'ailleurs, c'est que, cette fameuse soirée, ceux qui venaient d'être dissouts, étaient tous derrière des micros et des caméras, à nous expliquer tout ce qu'ils allaient faire. Alors qu'on venait de dire : nous ne voulons plus de vous.

En vérité, Dimanches des dupes ; extrêmement violents. Dupes : pourquoi ? Parce que les chefs sont désignés après les élections.. Mais ils sont là avant, pour nous imposer d'abdiquer nos existences réelles, le poids que nous avons dans le bien commun : pères et mères de famille, prêtres, paysans, médecins, professeurs, chefs d’entreprise, ouvriers, capitaines d’industrie, commerçants.. en échange de papiers pré-imprimés, qu'il faut leur rendre. Ils ont déjà totalement le pouvoir, après avoir néantisé nos vies.

On peut alors, dans cette situation, constater que la politique commencée par Léon XIII, il y a presque 150 ans, n'a pas agouti à la christianisation de nos Institutions. Pareillement, la société ne se trouve pas évangélisée par une sorte d'osmose, comme le proposait, l'espérait, le concile Vatican II, il y a une soixantaine d'années. Mais plus près de nous, en 2002, un peu avant que ne finisse le pontificat titanesque de saint Jean-Paul II, la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi de l'époque, en 2002, a publié une Lettre sur l'engagement des catholiques en politique : les fameux points non négociables, c'est-à-dire qu'on ne négocie pas, en 2002. Et donc, devant la conscience d'un catholique qui veut être cohérent avec sa foi, tous ceux qui se sont glorifiés le 4 mars de constitutionnaliser l'IVG, et ensuite fêté cela dans la rue le 9 mars, sont complètement disqualifiés ; sauf trente. Et si on passait outre à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, il faudrait s'abstenir de communier jusqu'à ce qu'on se soit confessé, avec la contrition nécessaire.

Alors, est-ce qu'on réveille Jésus sur le coussin ou bien est-ce qu'on continue à être le Peuple souverain ? Car les mots de l'Evangile, je terminerai par là : au secours, Seigneur, nous périssons ! ont été prononcés dans le bureau de l'Élysée, lorsque Poincaré était président de la République, aux affaires… C'est une paysanne du Poitevin qui l'a ébranlé, elle a été reçue par lui, en lui rappelant : dans ce bureau, monsieur le Président, tel jour à telle heure, vous êtes tombé à genoux, vous rappelant votre première Communion, et vous avez dit : au secours, Seigneur, nous périssons. Les mots exacts du petit roi de Bourges qui se demandait s'il n'était pas un bâtard. Jeanne d’Arc vient le trouver : de par le Roi du ciel qui est aussi vrai roi de France, je vous informe que vous êtes le gentil Dauphin, etc. Donc Poincaré explique à la paysanne qu’il ne lui appartient pas de mettre le Sacré-Coeur sur le drapeau français : c'est la Chambre, vous comprenez. Elle reçoit de lui, cependant, la promesse que le lendemain il se rendra à la Chambre pour en parler aux Députés, et elle rentre dans sa campagne. Il n'en a pas parlé. Et quelques jours après, Claire Ferchaud, puisque c'est elle, lui envoie une lettre : monsieur le Président, vous n'avez pas tenu votre promesse ; vous avez reculé devant des lâches, et vous ne considérez pas le Dieu qui a son éternité pour punir !

Voilà à peu près, sans fard, les données du problème dans lequel nous nous trouvons. A chacun, en effet, de se tourner vers le Seigneur : au secours, nous périssons ! Mais lorsque après 1918, on fait remarquer à Claire Ferchaud : victoire.. sans le Sacré-Coeur ! elle répond, grave et attristée : non, pas victoire ; armistice ; armistice seulement.

24 mars 2024

Deuxième Dimanche de la Passion & des Rameaux - Loublande

 

 

Mes bien chers Frères,

Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils. Dans la Somme théologique, saint Thomas d’Aquin s’interroge : si le Père livre son Fils, comment le Christ peut-il se livrer lui-même, comme il l’atteste dans l’Evangile ? « Ma vie nul ne la prend, mais c’est moi qui l’a donne, tel est le Commandement que j’ai reçu de mon Père. » Il répond alors à la question: en lui commandant, le Père lui a infusé la charité. C’est donc l’âme enflammée d’amour que Jésus s’est livré lui-même, et de tout son Cœur broyé à cause de nos péchés : « ils étaient à toi et tu me les as donnés ; pour eux je me consacre moi-même, afin qu’eux aussi soient sanctifiés. » Dès lors, le Père parfaitement satisfait par un amour égal au sien dans le Cœur du Christ, le même Amour qui vient de lui, ne voit plus nos péchés !

Si ce n’était pas le cas, continue saint Thomas, alors les bourreaux auraient été les vrais prêtres du sacrifice. Alors qu’au contraire, en réalité, ils ont commis les péchés les plus immenses. Avec, par ordre de gravité croissante :

- les soldats romains : ils obéissaient aux ordres. Mais cela ne les exonère pas de leur responsabilité personnelle, car on a toujours le choix ;

- Ponce Pilate : il ne voulait pas déplaire à César ;

- le peuple, qui par la fantasmagorie du suffrage universel : choisit Barabbas et repousse Jésus. Ce même peuple qui de nos jours revendique férocement son élection, alors que nous venons d’entendre la terrifiante sentence sur ses propres lèvres : « que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! » ;

- l’assemblée, et les sages.. d’Israël ;

- le grand prêtre Caïphe ;

- et au sommet de la pyramide : Judas Iscariote, l’un des Douze.

Pour mieux comprendre ce mystère de l’iniquité, nous pouvons prendre l’analogie avec la communion eucharistique sacramentelle. Dans l’hymne Lauda Sion de la Fête-Dieu, le même saint Thomas a une strophe qui dit ceci : bons et méchants consomment le Sacrement pareillement, mais pour un sort si différend ; ceux-ci pour leur condamnation, tandis que ceux-là en nourrissent leur âme jusque dans la vie éternelle.

En ces jours où nous sentons bien que le grand partage de l’humanité est en route, faisons tout pour être comptés dans la part du Christ lorsqu’il se manifestera de plus en plus ; et qu’il commencera de venir peu à peu, ce qui prendra encore du temps avant la Fin : comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs, vrai Roi de France, Souverain Prêtre de la Messe perpétuelle, universelle Expiation. Soyons prêts à tout perdre, même la vie s’il le faut, pourvu que nous gardions la foi.

02 mars 2024

Homélie du Troisième Dimanche de Carême - l'avant veille du Congrès à Versailles

 


La coïncidence liturgique a voulu que les Dix Commandements soient proclamés dans toutes les églises de France, la veille de la réunion du Congrès à Versailles, pour l'inscription solennelle dans la Constitution, de la liberté garantie d'accès à l'IVG. Cela révèle à la face du monde la corruption morale abyssale de la représentation nationale, et la putréfaction d'une nation qui laisse faire ça en son nom.

Mais ce n'est pas la nation de la légitimité de nos familles, de notre travail, de nos fermes et de nos entreprises ou même de nos paroisses. C'est celle d'un processus d'abstraction qui après avoir atomisé les individus, les réduit à un bout de papier pré-imprimé, ce qui est écrit dessus n'a aucune importance, qu'il faut glisser dans une urne si l'on veut exister. Il faut avoir abdiqué la dignité naturelle de son être reçu de Dieu, pour participer à ce régime.

L'imposture de sa devise sera d'ailleurs levée le 4 mars: Liberté, Egalité, Fraternité, couvrent la Mort. Nous, nous chantons "il est né le divin Enfant"; mais dans le tabernacle de la république, il y a depuis des dizaines d'années, les restes d'une IVG. A l'inverse, seuls les Dix Commandements établissent l'égalité vraiment libératrice, et ainsi fondent toutes les sociétés humaines et civilisées: il opèrent, en effet, la triangulation qui nous permet d'échapper à la dialectique du maître et de l'esclave, où c'est toujours le pire qui l'emporte, en mettant au sommet de la pyramide le seul vrai Dieu, la Sainte Trinité.

Que faire alors? et que va-t-il se passer? Les lectures sont limpides et se passent d'autres commentaires. Nous annonçons un Messie crucifié, scandale pour les uns, folie pour les autres: mais pour ceux qui croient, il est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Jésus se fait un fouet avec des cordes et il les chassa du temple en disant: enlevez cela d'ici; ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic!

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27 février 2024

Homélie de Carême - février 2024

 


Chefs de Sodome, Peuple de Gomhore! Isaïe n'y va pas par le dos de la cuillière, mais il nous faut entendre ses invectives salutaires. N'est-ce pas se moquer de Dieu que de confesser nos péchés mignons parce que c'est le Carême, en n'ayant cure de l'état de la société dans laquelle nous vivons?

Des montagnes de mensonges, des montagnes plus grandes encore de fumier. Qu'est-ce donc qui ne va pas? L'Evangile nous le dit: nous avons un seul Père, et le Christ est Seigneur! Il n'y a ni crise ni problème; il y a seulement que nous ne faisons pas sa place à Dieu, dans nos organisations.

Les Dix Commandements, il faut vraiment dénoncer ce régime de dupes, établissent la seule égalité qui soit réellement libératrice. C'est ainsi qu'ils fondent toutes les sociétés vraiment humaines et civilisées

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18 février 2024

Pontmain - 17 février A.D. 2024

 

 
 
 

PRÔNE DE LA SUPPLIQUE À PONTMAIN POUR LE RETOUR DU ROI

 

Pleine de grâces, tu es bénie entre toutes les femmes.


Les Français sont neutralisés parce qu'ils ont fini par intérioriser la tentation de l'esprit moderne: tabula rasa. Pour eux comme pour les autres, la France est en train de disparaître, elle va mourir; et par quel prodige pourrait-on la reconstruire?.. Mensonge, comme tout le reste! La France, même sous les décombres ou la cendre, est constamment renouvelée dans son existence splendide par la générosité du Créateur; incessamment relevée par la fidélité du Rédempteur; toujours confirmée dans l'Alliance avec la Sagesse éternelle, comme éducatrice des peuples. Elle n'est pas à chercher dans les palais nationaux: elle se reçoit encore de Dieu; et dans son élévation, elle est à servir. 
 
Retrouvons avant tout le goût et le respect des élites naturelles, par la compétence et le mérite, le talent, les ressources, et surtout la position dans la famille, institution la plus ancienne, créée par Dieu lui-même et qui a survécu à la chute : le père de famille, la mère, les frères et sœurs, l'aîné, le cadet, le benjamin, les grands parents, oncles et tantes, cousins.. amis et bienfaiteurs.. voisins, collègues.. paysans, artisans, commerçants.. le curé, le maître d'école..
 
Pourrions-nous actualiser la prophétie de saint Pie X, avec un glissement qui la prolonge? Le Saint Père attribue à la France ce que Jésus dit à Saul pour le convertir et le relever: "Pourquoi me persécutes-tu?". Aujourd'hui, c'est la France qui clame : "Pourquoi me persécutez-vous?" Voilà ce que nous devons relayer, à temps et à contre-temps et jusque dans le martyre.