02 juillet 2026

Trois twitts de la veille un peu brodés - La Tiare pontificale

 

 

Trois twitts de la veille, en substance, et un peu brodés. 

Si j'avais été le Pape, Pie XIII, dès la nouvelle des sacres avérés, j'aurais déclaré souverainement: "Nous accordons la communion apostolique aux nouveaux évêques et à la FSSPX qu'ils vont servir"; l'Eglise exulterait et le monde tremblerait. 

De la sorte, en effet, je relevais le titre de Vicaire du Christ, d'abord vis à vis de la FSSPX : rien ne se fait sans moi dans l'Eglise, et je confirmais ainsi leur épiscopat désormais à ma main, tout en leur donnant juridiction sur ceux qu'ils allaient servir. Car, après tout : doctrine fidèle; théologie à l'ancienne sans le vernis actuel mais la patine vénérable; sacrements valides; zèle pastoral indéniable.. Quel problème pour le bien commun de l'Eglise ou le salut des âmes? 

Mais aussi vis à vis des progressistes de la Curie et parmi les Évêques un peu partout dans le monde et notamment les conférences épiscopales jalouses du consensus qu'elles imposent: en n'adoptant pas leurs analyses idéologiques, et en ne cédant pas à leurs menaces réelles ou fantasmées. De fait, des discussions ultérieures entre la Curie et la FSSPX ne seraient même pas nécessaires, car la quantité et la qualité régleront spontanément tous les problèmes: la quantité empêchant que les progressistes soient ecrabouillés; et la qualité des éléments de la Tradition rendant impossible toute dissolution dans la soupe collectiviste prétendument populaire. 

Mais c'est aussi le titre de Régent du monde auquel je redonnais un contenu, à cause de la dimension internationale des péripéties liturgiques, doctrinales, spirituelles, pastorales depuis cinquante ans, tous les pays sont concernés, auxquelles une seule parole de moi aurait mis fin, restaurant de façon visible l'unité de toutes les forces vives de la sainte Église romaine, avec un bug gigantesque des réseaux occultes, provoquant l'effondrement définitif de plusieurs bastions désertés par le Saint Esprit depuis des lustres. 

Péripéties aussi politiques, bien sûr, puisque la Royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ est clairement l'un des fers de lance de la FSSPX : un tournant à 180° que cette réunion opère d'elle-même, sans qu'il soit besoin d'en informer les chancelleries ni de l'expliquer aux gouvernants. D'autant qu'ils verraient bientôt le titre de Père des rois dans sa mise en oeuvre, puisque je ferais savoir au Connétable de la Charte de Fontevrault qu'il ait à envisager et préparer le retour prochain de mon fils aîné le roi très chrétien en France, et son sacre non pas à Reims: mais à Rome, dans la basilique Saint Pierre du Vatican, tel un nouveau Charlemagne; les pélerins qui passent vers l'entrée de la basilique patriarcale voient encore la dalle où il se tenait pour son sacre à Noël, l'an de grâces 800, vers le fond près de la Pietà, ce qui donnerait à Saint-Pierre pour ce jour bienheureux, des airs de Notre-Dame de Paris avec le maître-autel dans le choeur. 

Finalement, on le voit, le seul problème qui reste, c'est qu'on ait repris la tiare d'ici-là !

28 juin 2026

La Charte de Fontevrault et la Supplique à Dieu pour le retour du Roi, en pélerinage aux Rinfillières (06/07/2026)

 Repris du blog de la Charte de Fontevrault et du royalisme providentialiste



 

A tous les Pauvres pèlerins de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi ,
A tous les Fontevristes et sympathisants,
A tous les Francs,
Mes chers amis,

Comme j’en avais annoncé le projet et la date à Pontmain le 17 juin dernier, et comme je l’annonce sur le Blogue de la Charte de Fontevrault par la présente, je vous confirme que le 6 juillet prochain aura lieu, pour ceux qui le voudront, et par leur propre moyen, le déplacement à Loublande (Deux-Sèvres) pour le pèlerinage sur les coteaux des Rinfillières, maison natale de Claire Ferchaud, à qui le Sacré-Cœur s’est adressé pour la France plusieurs fois au début du XXème siècle.
Pourquoi ce déplacement, et pourquoi maintenant ?

Pourquoi ce déplacement à Loublande ?
Pour correspondre à la promesse du Sacré-Cœur :
«  Quand je verrai dans ce lieu que J’ai spécialement choisi pour répandre Mon amour miséricordieux sur le monde, les foules à genoux et demander pardon, Mon Père fera grâce, et mon Cœur apparaîtra dans le triomphe de la paix sur une France régénérée. »,
et Lui répondre avec audace, après avoir fait amende honorable : « Coeur de Jésus, l’heure est venue : avancez, triomphez, régnez ! »

Pourquoi maintenant ?
Parce qu’en cette mi-année 2026, la France, concernée et nommée dans cette promesse, est dans un tel état de déliquescence et de pourriture qu’elle est sur le point de disparaître si le Sacré-Cœur n’intervient pas directement.

Si la Supplique à Dieu pour le retour du Roi a été consacrée au Cœur Immaculé de Marie (17-02-2026), mise sous la protection et la sauvegarde de Saint-joseph (17-05-2026) et consacrée au Sacré-Cœur (17-06-2026), la Charte de Fontevrault n’avait pas encore reçu ces grâces.
Ce sera chose faite le 6 juillet prochain sur les coteaux des Rinfillières où les trois prières seront récitées au cours du Salut du Saint-Sacrement.

Alors, en ce 6 juillet 2026, la Charte de Fontevrault (organe temporel du royalisme providentialiste), et la Supplique (son organe spirituel) seront liées dans leur respective distinction primitive.

L’esprit du déplacement :
C’est l’esprit de la préparation préliminaire de cette visite aux Rinfillières, et l’esprit de son accomplissement par chacun.
Cet esprit est la compréhension et la pleine adhésion au but que nous voulons atteindre en faisant passer la Charte et la Supplique par Loublande :
La démarche est l’action expiatoire et réparatrice au Sacré-Cœur de Jésus à l’emplacement qu’Il s’est choisi et comme Il le veut !
Ni plus, ni moins !

Surtout pas plus ! N’imitons pas Saül et son zèle superflu, et offensant parce que désobéissant.

Nous allons à Loublande en 2026 devant le Roi de France, le Sacré-Cœur, comme les bourgeois de Calais se sont présentés en 1347 à Edouard III roi d’Angleterre, en simple chemise, les pieds nus, la corde au cou, pour lui donner les clés de la ville et lui permettre d’y entrer et en avoir pleine possession.
Nous, nous y allons les mains vides, terriblement vides, sinon gonflées de nos péchés et de ceux du pays.
SURTOUT SANS RIEN D’AUTRE !

Ne nous chargeons pas plus, nous en sommes incapables… nos fautes et manquements, notre propre délaissement et celui de la France envers le Sacré-Cœur suffisent amplement !

Edouard III a exigé pareilles expiation et réparation après une année de siège de la ville de Calais.
Le Sacré-Cœur fait le siège de notre propre cœur depuis notre naissance, et le siège de la France depuis 235 ans.

Si j’ai écrit dans un sonnet : « Car une fois encor Tolbiac est à Pontmain », je peux rajouter :

« Adoncques cette fois Calais est à Loublande !
Et dans le même esprit, dans nos simples atours,
Autour du cou l'étole de l’honorable amende,
Allons au Roi Jésus, montons jusqu’à sa cour,
De nos cœurs présenter les clés à Sa demande,
Et de la France offrir celles pour Son retour. »

Les bourgeois de Calais ont été sauvés de la peine capitale par l’intercession de la reine d’Angleterre Philippa de Hainaut…
Nous, nous serons sauvés de la 2ème mort, et la France de la destruction, par l’intercession de la Reine de France Marie Immaculée !

Chouandecoeur

 

Lu sur le blog de la Charte de Fontevrault - Sur la profession de Foi catholique de la FSSPX (24/06/2026)

 


M. l'Aumônier de la Charte a posté sur le blog, une réaction à la publication par la FSSPX de sa profession de foi catholique. Le titre en était:

Un coup du Maître - ou Le point final de la crise dite conciliaire

La crise est "dite conciliaire" parce qu'on a fait porter le chapeau au Concile Vatican II depuis cinquante ans ainsi qu'à la question liturgique qui a suivi : on ne prête qu'aux riches, et ici on n'accable d'indigence que les misérables. Mais en réalité, comme on le disait souvent sans en tirer les conséquences, la crise était celle de la foi dans l'Eglise, rien de moins. Il devenait difficile de ne pas s'en rendre compte. Il est désormais impossible de faire comme si de rien n'était. Car il n'y a plus de crise, sinon au sens du mot grec employé par saint Jean: chacun est convoqué à un jugement que nous reconnaissons être celui qu'impose la Lumière du monde : Jésus-Christ.

« Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure" (Jn 9, 39-41).

Le déclic et son mérite en sont à la publication du 24 juin 2026 par la Fraternité; ça aurait pu/dû être celui du Souverain Pontife et des Cardinaux providentiellement en consistoire à Rome ces jours. Voici le commentaire que j'y ai ajouté :

 Pendant l'apéro, tout à l'heure sous mon arbre, le Seigneur m'a montré ce qu'il a rendu possible par la publication de la déclaration de foi FSSPX :

Le pape retient les cardinaux à Rome jusqu'au 1er juillet où il convoque aussi les supérieurs de la fraternité dont les futurs évêques, et place Saint-Pierre faisant pénitence tous ensemble comme les bourgeois de Calais, à genoux ils récitent la Déclaration qui n'est que l'exposé synthétique des dogmes catholiques et des erreurs rejetées parce que contraires à ces vérités; demandant ainsi pardon au Seigneur devant toute l'Église, et à tous les Fidèles, pour le scandale d'une crise de plus de 50 ans qui n'aurait jamais dû avoir cette ampleur; à laquelle le Seigneur vient de mettre un point final, par pure miséricorde souveraine, en faisant simplement resplendir la Vérité qui s'impose à tous avec autant de fermeté que de douceur; la suite étant laissée à la Curie et aux différents interlocuteurs concernés, au concret et au cas par cas, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, en dehors du nuage d'encre et de fumée de l'idéologie et des anathèmes, désormais dissipé, c'est le cas de le dire, par l'opération du Saint-Esprit de vérité et de force; et Léon XIV y appose solennellement sa signature et le sceau de la première bulle de son pontificat. 

Mais cela n'arrivera pas. Pourquoi ? A cause de l'énormité de la remise en cause exigée ainsi de chacun et de tous, pasteurs et fidèles, que seul aurait rendue possible l'envoi par le fils aîné de l'Eglise, le roi de France Venturus (qui-doit-venir), d'un ambassadeur plénipotentiaire qui aurait demandé à être reçu au Consistoire en en interrompant les travaux, pour délivrer ce message de son maître : "la France, et nous-même, fils aîné de la sainte Église romaine, vous adjurons de vous mettre publiquement en présence de Dieu, de lire la Déclaration de foi catholique et rejet des erreurs qui lui sont contraires, pour que le monde sache qu'il doit désormais redouter en vous les adorateurs du seul vrai Dieu, et que l'unité de toutes les forces vives de l'Église est désormais confirmée sur le rocher qui est le Christ, chef invisible de la sainte Église, et que donc il est mit un terme au règne du prince de ce monde; les Nations exsangues n'attendent que cela, et les populations languissantes sous un joug abominable qui n'est pas celui du Seigneur; nous vous assurons de plus, que la France soudain réveillée à sa vocation par votre amende honorable universellement attestée, saura se montrer fidèle et digne de sa mission."

Mais le Sacré-Cœur devra sans doute plutôt se contenter le 6 juillet prochain s'il plaît à Dieu, et il s'en contentera affectueusement, de voir au pied de sa statue à ce rendez-vous des Rinfillières convenu il y a 101 ans: le Connétable de la Charte pour suppléer la France officielle et représenter le roi Venturum (qui-doit-venir); l'aumônier de la Charte pour suppléer et représenter la Hiérarchie ecclésiastique ; et les pèlerins notamment de la Supplique à Pontmain pour le retour du Roi pour suppléer et représenter les Francs, la France, les Nations.  

Quelle assurance, quelle audace direz-vous, je lis déjà vos commentaires avant rédaction.. ! Mais la Messe Perpétuelle demandée aux Rinfillières et toujours refusée, se célèbre réellement comme Culte véritable au sein même de la Trinité en ce moment, et ne demande que ce qui la manifestera au plan visible en expiation de toute iniquité, dans ce lieu spécialement choisi par le Sacré-Cœur pour répandre son amour miséricordieux sur le monde: ce sera nous autres pour commencer, excusez du peu, vraiment. On est donc très éloigné d'une simple dévotion privée ! 

Ps. Pour la recette du cocktail de ce midi, on passe en off.

 

ADDENDUM Sur les sacres annoncés du 1er juillet

Suite à mon commentaire, on me demande des précisions sur les sacres annoncés par la FSSPX pour le 1er juillet. Voici ce que je pense. 

L’excommunication latae sententiae est l’application d’une peine contre un acte d’une telle gravité qu’il n’y a ni accusation ni enquête ni instruction ni discussion ni défense ni plaidoiries ni jugement ni condamnation. On ne s’adresse même pas à la personne : par le fait même que l’acte est effectivement posé, la peine encourue est effectivement appliquée. Ça ne se discute pas.. et donc on n’en discute pas ! Voilà. 

Qu’est-ce qui change depuis le 24 juin et la profession de Foi catholique de la FSSPX ? Pour les excommunications latae sententiae en cas de sacres effectifs, on vient de le dire : rien ne change. Pour la FSSPX et pour Rome : tout a changé ; impossible de revenir en arrière, ou de dire : « ce n’était rien ». Parce que, derrière le « je » qui pose l’acte de foi en soumettant son intelligence et sa volonté à l’autorité de Dieu qui révèle, et nous sommes tous et chacun concernés, la FSSPX dit seulement ceci : la sainte Église croit tout ça, et donc logiquement je rejette ce qui est contraire à tout ça. Et Rome ? Et nous ? A chacun de voir et de répondre.. devant Dieu et devant les hommes. Voilà.

Contrairement à ce qu’on dit, il n’y a aucune accusation ni dénonciation contre qui que soit (qui se sent morveux qu’il se mouche, disait Molière), mais la simplicité et l’humilité de se mettre sous la Vérité elle-même, qui sonde les cœurs et les reins afin de rendre à chacun selon ses œuvres. Le Christ Chef invisible de l’Église et le Saint-Esprit Âme de toute sa vie, viennent d’en reprendre le contrôle directement, par le centre de chaque âme, pour rétablir l’Église en un instant dans la Vérité qui sauve, avec tous ceux qui voudront en être. Voilà. 

Et donc, pour terminer sur les sacres annoncés : ils étaient hors de propos et sont maintenant dépassés ; inutiles ; et seraient ruineux pour la FSSPX et son apostolat qu’ils doivent soi-disant garantir. D’abord, parce qu’on n’aurait jamais dû ni les envisager ni en discuter à n’en plus finir, puisque ça ne se discute pas ; ensuite parce que le Christ vient d’intervenir merveilleusement en un instant pour sortir l’Église de la crise, et rétablir les fondements mêmes de la «  hutte branlante de David » (Ac 15) ; enfin parce que la FSSPX n’a plus à se protéger elle-même, puisque ce qui vient de la sauver, comme toute l’Église, c’est d’avoir été la première à se remettre purement et simplement... dans l’Église! en professant clairement ce que croit l’Église, et en rejetant logiquement ce qui lui est contraire. A qui le tour ? Comme disait quelqu’un il y a cinquante ans : le meilleur bouclier contre l’Église, c’est l’Église elle-même. Voilà. 

Coda. Le temps est plus court qu’on ne pense : si le Christ reprend son Église dans l’unité de toutes ses forces vives (le reste s'effondrera rapidement), c’est qu’il va en avoir besoin. Voilà.


04 juin 2026

Sur les 150 points de la Phalange CRC - Point 2

 


Merci beaucoup pour ce deuxième point qui est absolument décisif. Bien sûr, notre idéal n’est pas de devenir phalangiste à la CRC, mais de mettre à profit le travail des autres sur leur propre engagement, afin d’éclairer et soutenir notre fidélité catholique et royale. Or c’est précisément l’intuition de l’Être qui a fait le plus cruellement défaut à la réflexion chrétienne depuis des dizaines et des dizaines d’années. Entre le naufrage de la métaphysique, un certain anti-intellectualisme revendiqué, et le suprémacisme de l’exégèse au détriment de la dogmatique, notre foi s’exprime et se vit dans le registre de l’Alliance : Dieu avec nous et nous avec Dieu. Avec l’illusion d’une relative symétrie, induite par le fait que cette amitié qu’est la grâce, recherche la réciprocité. On perd ainsi peu à peu de vue le fondement de toute réalité : l’acte souverain de la parole créatrice qui nous pose dans l’existence, par Dieu transcendant, Esprit infini, Vérité subsistante, Plénitude de tout Bien. 

Pour avoir l’intuition de l’Êre, la manière la plus simple, paradoxalement, est de saisir l’absolu de ce qui a été et qui n’est plus ! Rien ni personne ne peut faire que ce qui a été, n’ait pas été : il n’est plus, on l’a effacé, on n’y pense plus, mais “il a été”, à jamais. Tel est le vertige des romantiques anglais (pardonnez-moi) : never more; qu’on a aussi splendidement en Ap 18 la complainte pour la destruction de Babylone : jamais plus.. Champs de ruines d’où monte, l’irrépressible affirmation: “DIEU EST”. Bienheureuse espérance que rien ne fonde en nous. Absolu. 

Finalement, une méditation métaphysique bien inspirante, en ces temps de collaps universel annoncé; et peut-être la seule vraiment consolante.

Sur les 150 points de la Phalange CRC - Point 1

 

 

Merci beaucoup pour ce premier point de la phalange CRC : l’inspiration catholique est évidemment primordiale, sans préjuger de la foi de chacun, dont Dieu seul est juge, au centre de son âme.
 

J’en soulignerais, pour ma part, deux choses. Premièrement, la référence à l’Immaculée: nous reconnaissons, bien sûr, la doctrine spirituelle et d’action de saint Maximilien-Marie Kolbe, et plus généralement la vraie dévotion à la Sainte Vierge, de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, apôtre de la Vendée militaire. L’efficacité exceptionnelle de cette dévotion pour notre sanctification et notre action tient à sa simplicité, et l’humilité dans la foi par laquelle on s’en remet en tout et pour tout à Marie.. Ce que fait Dieu lui-même d’abord, et chacune des Trois Personnes divines !
 

Deuxièmement, la source de la légitimité de notre engagement au plan spirituel et de notre combat au plan temporel, réside dans la consécration de notre Baptême : caractère sacramentel d’un prêtre, prophète, et roi de l’Alliance nouvelle et éternelle. Or, justement, la dévotion à Marie, la confiance en Notre-Dame, nous est donnée comme le moyen le plus accessible et le plus puissant de remplir les engagements de notre baptême. Assez de tiédeur et de médiocrité : le grand message de Vatican II était l’appel universel à la sainteté ; quelle pitié de voir ce que nous en avons fait !
 

Puisque “Dieu veut instaurer dans le monde la dévotion au cœur Immaculé de Marie” depuis plus de cent ans, n’hésitons pas à nous approprier souverainement tous ces hauts patronages : “tout est vôtre” annonçait Jehanne avant d’enlever une place forte; et la clameur de ses troupes répondait “tout est nôtre”.

24 avril 2026

Double allégorie sur l'heure de Dieu

 Au cas où vous n'auriez pas tout lu, "la théologie c'est quand même difficile" comme dit ma petite soeur, je vous redonne ici la double allégorie par laquelle je terminais l'homélie du Lundi de Pâques cette année.

 


Je terminerai, si vous le permettez, par une double allégorie, après avoir demandé votre indulgence pour bas-clergé-en-sabots qui n'a que les visions qu'il peut. Nous sommes au casino royal, devant la roulette française, j'ai déjà eu l'occasion d'en parler. Le Christ est parmi les joueurs. Le Saint Esprit est le croupier. Le Patron, personne ne l'a jamais vu, sauf quelques rares et seulement de dos. Tous peuvent venir tenter leur chance à cette table : le premier jeton, gratuit, est donné à chacun lors de sa conception près du cœur de sa mère. La dernière partie a commencé l'an du Seigneur 2023. Vous vous souvenez : 5 janvier, funérailles de Benoît XVI, dont la devise dans la Prophétie des Papes, était "De gloria olivae"; et le 7 octobre début des massacres en Terre Sainte, affichant depuis, de manière tragique, la signification aveuglante de cette devise. Faites vos jeux... rien ne va plus.. Le croupier lance avec force la roulette, puis la bille qui saute d'un bord à l'autre et s'arrête dans une case, tandis que la roulette continue à tourner encore un moment. Enfin, le croupier proclame : le 3, rouge, impair et manque. C'est le chiffre sur lequel le Christ a misé : la sainte Trinité, le Sang de sa Passion, le sort inégal des bons et des méchants, la damnation éternelle de beaucoup. Ceux qui ont misé sur le 6, noir, pair et manque, en triplant la mise, ont tout perdu, ils sont finis. C'était la dernière partie : il n’y en aura pas d’autre. J'ai parlé ailleurs de la fin de la « deuxième mi-temps ». La table de la roulette a été renversée au cours de l'Année Sainte 2025, jubilé ordinaire romain, et centenaire de Pontevedra qui se prolongeait, comme chacun sait, jusqu'au 15 février 2026.

Nous sommes maintenant devant la table de Baccara. Le Christ ne joue pas : c'est lui le Maître du jeu, il mélange les cartes et les distribue avec une agilité stupéfiante, il les achemine, les retourne, c'est lui qui sert. Sa Mère est à la table : cette Dame de très grande classe qui impressionne tout le monde, avec invisiblement en elle, le Saint Esprit. A cette table ne sont invités que les puissants de ce monde, élus de premier rang, dignitaires ecclésiastiques. Nous, les gueux, les humbles disons-nous dans l’Église, on nous recommande de nous tenir assez loin pour être à l'abri. Mais nous pouvons regarder, surtout la grande Dame dont le regard n’hésite pas à croiser celui des autres joueurs, les cherche même ; furieux, dépités, terrifiés, de trop rares fois heureux et fiers, mais ce sont eux qui baissent les yeux. Au Baccara, on ne prend pas en compte les dizaines : on ne garde que les unités, de sorte que le chiffre le plus élevé n'est jamais plus que neuf; les têtes ou figures valent zéro. C'est ce que les joueurs ont d’emblée du mal à intégrer. Le jeu s'accélère : la dextérité du croupier est fascinante, la distribution des cartes et leur ramassage, le calcul des profits et des pertes et leur remise aux joueurs se fait plus rapide ; on sent que le Christ veut en finir. Les lettres de la dépêche de Pontmain que nous pouvons lire, nous autres comme les enfants, défilent en boucle sur la paroi, rappelant cette main terrifiante au festin de Balthasar :

"MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS

MON FILS SE LAISSE TOUCHER".

Les joueurs restent à la table de moins en moins longtemps et ils passent à la caisse recevoir leur compte ou abandonnent leurs jetons, pensant échapper; et d'autres les remplacent de plus en plus souvent, on n'arrive plus à se rappeler leurs noms, dont les listes entières sont en accès gratuit sur internet. Finalement, ils se font plus rares, encore plus inquiétants, et quelques uns vraiment rayonnants. Jusqu'à ce que s'accomplisse la promesse de Notre-Dame : "à la fin mon Cœur immaculé triomphera"; ouvrant l'accomplissement à celle du Sacré-Cœur : "Ne crains rien. Je régnerai malgré mes ennemis, et ceux qui voudront s'y opposer."