30 juin 2026

Pèlerinage de la Charte et de la Supplique aux Rinfillières - Chapelet médité. Prières pour la France (3/3)

(debout ou assis)

16:00 explication du Providentialisme de Jeanne

par M. le Gouverneur de la Charte


16:15 Prières pour la France et pour le retour du droit divin et du Lieutenant sur le trône de France

Chapelet avec les Ave Maria médités

Ici, on dit les Mystères Douloureux pour demander pardon des péchés de la France : en particulier ses péchés d’apostasie envers le Christ en tant que Vrai Dieu, et le Christ en tant que Vrai et Unique Roi de France.

La méditation des Mystères Douloureux nous fait faire, en même temps, tout le parcours du Chemin de Croix en réparation des péchés de la France.

Méditations des 4 premières dizaines tirées du Livret : « Le rosaire médité » (F. Fabien Jouniaux-Dufresnoy).

1er Mystère Douloureux : L’Agonie de Notre Seigneur Jésus-Christ au Jardin des Oliviers.

Fruit du Mystère : La contrition.

Pater Noster.. (debout ; ensuite attitude libre)

  1. Jésus se rend au Jardin des Oliviers pour se préparer à Sa douloureuse passion. C’est dans la prière qu’un chrétien doit chercher la force quand l’épreuve vient le visiter ;

Je vous salue Marie…

  1. A Ses Apôtres qui l’accompagnent, Jésus dit : « Veillez, et priez, pour ne pas entrer en tentation ». Telle est la recommandation de Notre-Seigneur à ceux qui veulent ne pas même entrer en tentation ;

  2. Lui-même, accablé par la tristesse, Se retire à l’écart pour prier. Le voir à genoux, les mains jointes, les yeux levés vers le ciel ;

  3. Il éprouve les 3 peines morales les plus sensibles : le dégoût au souvenir de toutes les iniquités dont Il est chargé, Lui, la Sainteté infinie ;

  4. La crainte à la pensée des humiliations et des supplices que la malice des hommes Lui a préparés ;

  5. La tristesse à la vue de tant d’âmes qui rendront inutiles les grâces de salut, méritées par les tortures et les ignominies de Sa passion ;

  6. Cette dernière considération, bien plus pénible à Son cœur aimant que l’horreur de Son douloureux martyre, Le fait tomber dans une agonie mortelle ;

  7. Le sang jaillit de tout Son corps… L’angoisse l’oppresse. Il demande à Son père d’éloigner de Ses lèvres le calice d’amertume, ajoutant cependant avec une parfaite résignation : « Que Votre volonté soit faite, ô Mon Père ! » ;

  8. Un Ange descend du Ciel : il vient consoler et fortifier Notre-Seigneur Qui Se relève plein de force pour marcher à la mort ;

  9. Apprenons de notre Divin Maître la conduite à tenir dans nos épreuves. Recourons alors à la prière, et si Dieu permet que l’affliction persiste, Sa grâce en adoucira l’amertume.

Gloria Patri et Filio… (chanté)

Ô mon Jésus…


2ème Mystère Douloureux : La Flagellation de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Fruit du Mystère : La mortification des sens.

Pater Noster… (debout ; ensuite attitude libre)

  1. Jésus, trahit par Judas et abandonné de tous Ses disciples, est conduit de tribunal en tribunal ;

Je vous salue Marie…

  1. Souffleté chez Anne, condamné comme blasphémateur chez Caïphe, traité comme un insensé chez Hérode, Il est conduit chez Pilate pour entendre ratifier la sentence de mort prononcée par le Sanhédrin ;

  2. Pilate proclame l’innocence de Jésus, mais, par crainte des Juifs, il fait flageller Celui Qui est la sainteté même ;

  3. Jésus est donc dépouillé de Ses vêtements et attaché à une colonne. Les bourreaux, armés de lanières de cuir, de nerfs de bœuf, de verges… épuisent leurs forces à frapper sur la chair délicate de l’Agneau de Dieu ;

  4. Voir Jésus durant cet affreux supplice. Sa chair meurtrie prend une teinte violacée, puis se déchire et vole en lambeaux ;

  5. Tout le corps de l’innocente victime n’est déjà plus qu’une plaie, les coups ne portent que sur des blessures et leur donnent plus d’étendue et de profondeur. Le sang coule à flot ;

  6. Le voilà bien notre Rédempteur tel que L’avaient entrevu les prophètes : « l’opprobre des hommes, moins semblable à un homme qu’à un ver que l’on écrase… couvert de plaies depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête » ;

  7. Notre doux Sauveur ne laisse cependant échapper aucune plainte. Il offre à Son Père Ses meurtrissures et l’effusion de Son sang pour l’expiation de nos crimes ;

  8. Ce sont nos immodesties, nos sensualités que Jésus expie si cruellement. En comprendrons-nous la malice ?

  9. Craignons la Justice Divine qui a exigé une semblable réparation. Ne serait-il pas injuste de refuser d’être châtiés en cette vie, nous qui avons mérité des supplices éternels ?

Gloria Patri et Filio… (chanté)

Ô mon Jésus…


3ème Mystère Douloureux : Le Couronnement d’épines de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Fruit du Mystère : La mortification de l’esprit.

Pater Noster… (debout ; ensuite attitude libre)

  1. Après l’humiliant et barbare supplice de la flagellation, les bourreaux préparent au doux Sauveur un autre tourment non moins ignominieux ni moins douloureux ;

Je vous salue Marie…

  1. Jésus S’étant proclamé Roi, ils tournent en dérision cette dignité et traitent Notre-Seigneur en « Roi de théâtre » ;

  2. Jésus est donc conduit dans la cour du prétoire devant la cohorte entière des soldats et l’horrible supplice commence ;

  3. Jésus est dépouillé de Sa tunique qui, collée sur Ses plaies, doit être arrachée violemment, et on jette sur Ses épaules un lambeau de pourpre : voilà le manteau royal !

  4. On Le fait asseoir sur un tronc de colonne brisée, symbole de la fragilité de Sa puissance : voilà Son trône ! Un roseau est passé dans Ses mains enchaînées : voilà Son sceptre !

  5. Mais il Lui manque le diadème. Deux branches épineuses entrelacées Lui sont enfoncées dans la tête : voilà Sa couronne ! Les épines longues et acérées pénètrent dans la chair ;

  6. Et les soldats se font un jeu d’insulter leur victime et de Lui offrir de sacrilèges hommages : « Salut, roi des Juifs », disent-ils, en Le souffletant et en Lui crachant au visage ;

  7. Jésus Se tait toujours. Pas une plainte ne s’échappe de Ses lèvres en présence d’une telle férocité ;

  8. Ce sont nos pensées coupables, c’est notre orgueil insensé que notre divin Sauveur expie avec tant d’amour ;

  9. Sous cette couronne d’épines, sous ce manteau sanglant, adorons Jésus-Christ, le Roi de France et de nos cœurs, et soumettons-nous à tous Ses commandements. Offrons-Lui, comme tribut de notre reconnaissance, l’acceptation courageuse des peines et des humiliations de cette vie.

Gloria Patri et Filio… (chanté)

Ô mon Jésus…


4ème Mystère Douloureux : Le Portement de la croix de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Fruit du Mystère : Le courage dans les épreuves.

Pater Noster… (debout ; ensuite attitude libre)

  1. Persuadé qu’elle se laissera toucher à la vue de l’innocente victime, Pilate présente Jésus à la foule ; Je vous salue Marie…

  2. Hélas ! il se trompait : les Juifs demandent à grands cris la mort de Jésus, Lui préférant Barabbas, un infâme scélérat qui est relâché ;

  3. Pilate cède à leurs clameurs furieuses et menaçantes et condamne au supplice de la Croix Celui dont il a reconnu l’innocence ;

  4. La croix est apportée. Jésus la reçoit sur Ses épaules et marche au supplice entre deux criminels ;

  5. Mais Ses forces sont épuisées… Trois fois Il succombe sous Son pesant fardeau et ne Se relève qu’au milieu des cris de haine et des injures sacrilèges ;

  6. Un spectacle navrant L’attendait sur le chemin du Calvaire. Il aperçoit Sa Très Sainte Mère profondément affligée et défaillante entre les bras de saint Jean. Quelle douleur pour Son cœur !

  7. Les bourreaux, craignant de voir Jésus succomber, obligent un homme à porter la croix derrière le condamné. Ô heureux Cyrénéen !

  8. Une femme courageuse s’avance jusqu’à Jésus ; de son voile, elle essuie le visage couvert de crachats, de sueur, de sang et de poussière. En récompense, le Sauveur laisse sur le linge l’empreinte de Ses traits adorables ;

  9. Jésus rencontre encore un groupe de femmes saintes qui s’attendrissent sur son sort. Notre-Seigneur les console et leur apprend à pleurer utilement. Enfin, Il arrive au sommet du Golgotha ;

  10. Notre-Seigneur nous appelle à Le suivre sur le chemin du Calvaire, à prendre notre Croix et à marcher sur ses traces. Sommes-nous décidés à répondre à Son invitation ? Seul, le chemin de croix est le chemin de la vie et de la gloire.

Gloria Patri et Filio… (chanté)

Ô mon Jésus…


5ème Mystère Douloureux : Le Crucifiement et la Mort de Notre Seigneur Jésus-Christ

(Méditations par Chouandecoeur)

Fruit du Mystère : L’horreur du péché.

Pater Noster… (à genoux toute la dizaine)

01. Pour la plaie de Votre Sainte Épaule,

Pour cette plaie, mon Dieu, pardon et miséricorde pour les péchés de la France et donnez-lui Votre Saint Roi ;

Je vous salue Marie…

02. Pour la plaie de votre main gauche,

Pour cette plaie, mon Dieu, pardon et miséricorde pour les péchés de la France et donnez-lui Votre Saint Roi ;

03. Pour la plaie de Votre main droite,

Pour cette plaie, mon Dieu, pardon et miséricorde pour les péchés de la France et donnez-lui Votre Saint Roi ;

04. Pour la plaie de Votre pied gauche,

Pour cette plaie, mon Dieu, pardon et miséricorde pour les péchés de la France et donnez-lui Votre Saint Roi ;

05. Pour la plaie de Votre pied droit,

Pour cette plaie, mon Dieu, pardon et miséricorde pour les péchés de la France et donnez-lui Votre Saint Roi ;

06. Pour la grande soif que Vous avez eue sur la croix,

Pour Votre grande soif sur la croix, mon Dieu, pardon et miséricorde pour les péchés de la France et donnez-lui Votre Saint Roi ;

07. Pour les 7 paroles que Vous avez prononcées sur la croix,

Pour Vos 7 paroles sur la croix, mon Dieu, pardon et miséricorde pour les péchés de la France et donnez-lui Votre Saint Roi ;

08. Pour le grand cri que Vous avez poussé sur la croix,

Pour Votre grand cri sur la croix, mon Dieu, pardon et miséricorde pour les péchés de la France et donnez-lui Votre Saint Roi ;

09. Pour la plaie de Votre Sacré Cœur et celles de Votre Chef Sacré, siège de La Divine Sagesse

Pour la plaie de Votre Divin Cœur, voulue par Votre Chef Sacré blessé dans Sa Royauté, mon Dieu, pardon et miséricorde pour les péchés de la France et donnez-lui Votre Saint Roi ;

10. Pour Votre Très Sainte Mort sur la croix,

(Après un silence de quelques secondes…), Pour Votre Très Sainte Mort sur la croix, mon Dieu, pardon et miséricorde pour les péchés de la France et donnez-lui Votre Saint Roi ;

Gloria Patri et Filio… (chanté)

Ô mon Jésus…

(à genoux)

Prière de Claire pour la France

Ô Marie, conçue sans péché, regardez la France, priez pour la France, sauvez la France. Plus elle est coupable, plus elle a besoin de votre intercession. Ô Marie, un mot à Jésus reposant dans vos bras et la France est sauvée. Ô Jésus, obéissant à Marie, sauvez la France. Saint Michel Archange, défendez-nous contre les ennemis de notre Salut.

(à genoux)

Le 14 novembre 1945, Jésus dit à Van :

Petit enfant de mon amour, écoute. Je vais te dicter une prière et cette pière, je veux que les Français me la récitent :

Seigneur Jésus, ayez compassion de la France, daignez l’étreindre dans votre amour et lui en montrer toute la tendresse. Faites que remplie d’amour pour Vous, elle contribue à Vous faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de Vous rester à jamais fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre Votre règne dans tout l’univers.

Ô mon enfant, dis aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre leur bouche : elle jaillit de mon Cœur brûlant d’amour.

(Debout)

Prière des Francs

Dieu éternel et tout-puissant, qui avez établi l’empire des Francs pour être par le monde l’instrument de Votre divine volonté, le glaive et le bouclier de Votre sainte Église :

Nous vous en prions, prévenez toujours et partout de la céleste lumière les fils suppliants des Francs, afin qu’ils voient ce qu’il faut faire pour établir Votre règne dans le monde,

et que, pour accomplir ce qu’ils auront vu, leur charité, leur force et leur persévérance aillent toujours en s’affermissant.

Par Notre Seigneur Jésus, Christ et vrai Roi de France. Ainsi soit-il.

(Debout)

Prière à Notre Seigneur Jésus-Christ, vrai et unique roi de France,

pour le Retour de son Lieutenant le roi Très chrétien et le retour de la France à sa vocation d’origine

Seigneur Jésus-Christ, vrai et unique Roi de France,

Souvenez-vous de Votre peuple de prédilection ;

Souvenez-vous de la Mission que Vous lui avez confiée dans le monde ;

Souvenez-vous de l’Alliance que Vous avez scellée avec Clovis au baptistère de Reims et confirmée par saint Remy et sainte Jeanne d’Arc, puis renouvelée à chacun des Sacres de ses Rois Très Chrétiens.


Cette Alliance a été brisée ! La France officielle a renié ses engagements envers Vous depuis qu’elle a assassiné son roi.

Faites-lui la grâce, Seigneur Jésus, de lui pardonner ses fautes et de l’aider à les réparer à la fois chez elle et dans le monde entier, afin qu’elle revienne au plus tôt à sa vocation première qui est la défense de la sainte Église Catholique et Romaine qui est Votre seule Église.


Vos desseins sont impénétrables, mais nous croyons que la prière des hommes est puissante sur Votre Divin Cœur. Soumis à Votre Sagesse et confiants en Votre Bonté, nous osons Vous faire supplique que la France revienne à ses origines par l’alliance de l’Autel et du Trône restauré.

Seigneur Dieu, comme au temps de Jeanne d’Arc, rendez à la France son Roi Très Chrétien afin que, recevant à Reims son digne sacre, il soit en toute vérité Votre Lieutenant temporel, le ministre de Vos Saintes Volontés pour le bien de l’Église, de notre patrie et, par elle, du monde entier.


Nous Vous demandons cette grâce au nom de Votre Sacré-Cœur qui aime les Francs,

Au nom de Notre-Dame de Pontmain, Votre Très Sainte Mère, notre Reine bien-aimée,

Au nom de Saint Michel, l’Ange Gardien de la France,

Au nom de Saint Joseph, Protecteur attitré de la France,

Au nom de Sainte Jeanne d’Arc, la grande martyre de Votre Royauté en France,

Au nom de Sainte Pétronille, la sainte patronne des rois de France,

Au nom des Saints Protecteurs et de tous les Saints de la Maison royale de France.

Seigneur Jésus-Christ, donnez-nous le Roi que Vous voulez pour nous,

Ainsi soit-il.

(Tous à genoux, sauf l’aumônier de la Charte debout tourné vers le Sacré-Coeur)

16:50 Oraisons pénitentielles sur le peuple et bénédiction finale

Deus, cui proprium est misereri semper et parcere : suscipe deprecationem nostram ; ut nos, et omnes famulos tuos, quos delictorum catena constringit, miseratio tuae pietatis clementer absolvat.

Exaudi, quaesumus, Domine, supplicum preces, et confitentium tibi parce peccatis : ut pariter nobis indulgentiam tribuas benignus et pacem.

Dieu que le péché offense et que la pénitence apaise, écoutez favorablement les supplications de votre peuple, et détournez de nous les fléaux de votre colère, que nous méritons à cause de nos péchés.

Dieu tout-puissant et éternel, ayez pitié de votre serviteur, notre pape Léon, et dirigez-le, par votre clémence, dans la voie du salut éternel ; afin que, par votre grâce, il désire ce qui vous plaît et l’accomplisse de toutes ses forces.

Dieu, de qui procèdent les saints désirs, les bonnes résolutions et les actions justes ; accordez à vos serviteurs cette paix que le monde ne peut donner ; afin que nos cœurs s’attachent à vos commandements et que, délivrés de la crainte des ennemis, nous jouissions de la tranquillité sous votre protection.

Omnipotens sempiterne Deus, qui vivorum dominaris simul et mortuorum, omniumque misereris, quos tuos fide et opere futuros esse praenoscis : te supplices exoramus ; ut, pro quibus effundere preces decrevimus, quosque vel praesens saeculum adhuc in carne retinet vel futurum iam exutos corpore suscépit, intercedentibus omnibus Sanctis tuis, pietatis tuae clementia, omnium delictorum suorum veniam consequantur. Per Christum Dominum nostrum. Amen

(Tourné vers les pèlerins)

Dominus vobiscum. Et cum spiritu tuo.

Et benedictio Dei omnipotentis, Patris et Filii + et Spiritus Sancti, descendat super vos et maneat semper. Amen.

Et fidelium animae per misericordiam Dei requiescant in pace. Amen.

(Debout)

Mère de l’Espérance. Cantique de Pontmain.

(Chacun se retire à son gré)

R/ Mère de l’Espérance, dont le nom est si doux

Protégez notre France, priez, priez pour nous.
1- Souvenez-vous, Marie, Qu’un de nos Souverains
Remit notre Patrie En vos augustes mains.
2- La crainte et la tristesse Ont gagné notre cœur :
Rendez-nous l’allégresse, La paix et le bonheur.
3- Vous calmez les orages, Vous commandez aux flots,
Vous guidez au rivage Les pauvres matelots.
4- De la rive éternelle, Secondez nos efforts :
Guidez notre nacelle Vers les célestes ports.
5- En ces jours de souffrances Sauvez-nous du danger :
Épargnez à la France Le joug de l’étranger.
6- Des mères en alarmes Raffermissez les cœurs :
Venez sécher leurs larmes, Ô Mère des douleurs !
7- Au chemin de la gloire, Conduisez nos soldats :
Donnez-leur la victoire Au jour des saints combats.
8- Et si, pour la Patrie, Bravant les coups du sort,
Ils vont donner leur vie, Ah ! couronnez leur mort !


Pèlerinage de la Charte et de la Supplique aux Rinfillières - Prières pénitentielles (2/3)

12:45 Repas tiré des sacs.


14:15 Présentation de Claire et visite de la maison natale (M. J-Y. Robert)


15:00 à la statue du Sacré-Cœur.

On marque l'heure de la Miséricorde

(Tous, à genoux)

O Cœur de Jésus, broyé à cause de nos péchés,

Cœur attristé et martyrisé par tant de crimes et de fautes,

Cœur, victime de toutes les iniquités,

Je Vous aime de toute mon âme et, par-dessus toutes choses,

Je vous aime pour ceux qui Vous méprisent et vous délaissent,

Je Vous aime pour ceux qui Vous outragent et Vous empêchent de régner,

Je Vous aime pour ceux qui Vous abandonnent seul dans la sainte Eucharistie,

Je Vous aime pour les âmes ingrates qui osent profaner votre sacrement d’Amour par leurs insultes et leurs sacrilèges,

Cœur de Jésus, pardonnez aux pécheurs : ils ne savent pas ce qu’ils font!

Cœur de Jésus, soutenez tous ceux qui propagent votre saint Nom !

Cœur de Jésus, soutenez tous ceux qui souffrent et qui luttent !

Cœur de Jésus, faites que la société s’inspire en tout de votre saint Évangile, seule sauvegarde de la justice et de la paix !

Cœur de Jésus, que les familles et les nations proclament vos droits !

Cœur de Jésus, que votre Règne arrive par le Cœur immaculé de Marie !


15:05 Explication de la blessure du Cœur

par M. le connétable de la Charte.

(debout ou assis)

15:20 Prières de Pénitence et expiation

(Tous, à genoux)

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, je vous adore profondément, et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférence par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur et du Cœur immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. (Prière de l’Ange à Fatima)

(debout)

Du livre d’Ezéchiel (chap. 34)

(L’Aumônier de la Charte lit le premier paragraphe, puis touche l’épaule d’un suivant)

Par ma vie – oracle du Seigneur Dieu –, puisque mon troupeau est mis au pillage et devient la proie des bêtes sauvages, faute de berger, parce que mes bergers ne s’occupent pas de mon troupeau, parce qu’ils sont bergers pour eux-mêmes au lieu de l’être pour mon troupeau, eh bien, bergers, écoutez la parole du Seigneur : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Me voici contre les bergers… j’arracherai mes brebis de leur bouche et elles ne seront plus leur proie.

(touche l’épaule d’un suivant))

Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles… C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, – oracle du Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit.

(touche l’épaule d’un suivant))

Et toi, mon troupeau – ainsi parle le Seigneur Dieu –, voici que je vais juger entre brebis et brebis. Ne vous suffit-il pas de paître dans un bon pâturage ? Faut-il encore que vous fouliez aux pieds ce qui reste du pâturage ? Ne vous suffit-il pas de boire une eau limpide ? Faut-il que vous troubliez le reste avec vos pieds ? Ainsi mes brebis doivent paître dans ce que vos pieds ont foulé, et boire l’eau que vos pieds ont troublée. C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même je jugerai entre la brebis grasse et la brebis maigre. Je viendrai au secours de mes brebis et elles ne seront plus une proie ; je jugerai entre brebis et brebis.

(touche l’épaule d’un suivant))

Je susciterai à leur tête un seul berger ; lui les fera paître : ce sera mon serviteur David. Lui les fera paître, il sera leur berger. Alors moi, le Seigneur, je serai leur Dieu, et mon serviteur David sera prince au milieu d’elles. Je suis le Seigneur, j’ai parlé.

(à genoux)

PARCE DOMINE, PARCE POPULO TUO : NE IN AETERNUM IRASCARIS NOBIS (bis).

(debout)

L’Aumônier de la Charte

De l’Evangile selon saint Luc (19, 37-40)

Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus, et ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! »

Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, réprimande tes disciples ! »

Mais il prit la parole en disant : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront. »

(à genoux)

KYRIE ELEISON (bis). CHRISTE ELEISON (bis). KYRIE ELEISON (bis).

Cœur Sacré de Jésus, broyé à cause de nos péchés, ayez pitié de nous ! (ter)

(Tous, à genoux)

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, je vous adore profondément, et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférence par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur et du Cœur immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. (Prière de l’Ange à Fatima)

(debout)

Du livre d’Ezéchiel (chap. 35-36)

(Le Connétable de la Charte lit le premier paragraphe puis touche l’épaule d’un suivant))

La parole du Seigneur me fut adressée : Tu lui diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Vous l’avez pris de haut avec moi ; vous vous êtes répandus en paroles contre moi : j’ai bien entendu ! Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ce n’est pas pour vous que je vais agir, mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané dans les nations où vous êtes allés. Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux.

(touche l’épaule d’un suivant))

Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. Vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu.

(touche l’épaule d’un suivant))

Vous vous souviendrez de votre mauvaise conduite, de vos actes qui n’étaient pas bons. Le dégoût vous montera au visage, à cause de vos péchés et de vos abominations. Ce n’est pas à cause de vous que je vais agir – oracle du Seigneur Dieu –, sachez-le bien. Soyez honteux et confus de votre conduite.

(touche l’épaule d’un suivant))

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Le jour où je vous purifierai de tous vos péchés, je peuplerai les villes, et les ruines seront rebâties. Le pays qui était désolé sera cultivé, alors qu’il était une désolation aux yeux de tous les passants. On dira : “Ce pays qui était désolé est devenu comme un jardin d’Éden ; les villes qui étaient en ruines, désolées, démolies, sont fortifiées et peuplées.” Alors les nations qui subsisteront autour de vous sauront que Je suis le Seigneur : je reconstruis ce qui était démoli, je replante ce qui était désolé. Je suis le Seigneur, j’ai parlé, et je le ferai.

(à genoux)

PARCE DOMINE, PARCE POPULO TUO : NE IN AETERNUM IRASCARIS NOBIS. (bis)

(debout)

L’aumônier de la Charte

De l’Evangile selon saint Jean (19, 25-35)

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.

Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez.

(à genoux)

KYRIE ELEISON (bis). CHRISTE ELEISON (bis). KYRIE ELEISON (bis).

Cœur Sacré de Jésus, broyé à cause de nos péchés, ayez pitié de nous ! (ter)

(Tous, à genoux)

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, je vous adore profondément, et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférence par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur et du Cœur immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. (Prière de l’Ange à Fatima)

(Debout)

Du Livre d’Ezéchiel (chap. 37)

(JP de la Supplique lit le premier paragraphe puis touche l’épaule d’un suivant))

La main du Seigneur se posa sur moi, par son esprit il m’emporta et me déposa au milieu d’une vallée ; elle était pleine d’ossements. Il me fit circuler parmi eux ; le sol de la vallée en était couvert, et ils étaient tout à fait desséchés. Alors le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? » Je lui répondis : « Seigneur Dieu, c’est toi qui le sais ! » Il me dit alors : « Prophétise sur ces ossements. Tu leur diras : Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur : Ainsi parle le Seigneur Dieu à ces ossements : Je vais faire entrer en vous l’esprit, et vous vivrez. Je vais mettre sur vous des nerfs, vous couvrir de chair, et vous revêtir de peau ; je vous donnerai l’esprit, et vous vivrez. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur. »

(touche l’épaule d’un suivant))

Je prophétisai, comme j’en avais reçu l’ordre. Pendant que je prophétisais, il y eut un bruit, puis une violente secousse, et les ossements se rapprochèrent les uns des autres. Je vis qu’ils se couvraient de nerfs, la chair repoussait, la peau les recouvrait, mais il n’y avait pas d’esprit en eux. Le Seigneur me dit alors : « Adresse une prophétie à l’esprit, prophétise, fils d’homme. Dis à l’esprit : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Viens des quatre vents, esprit ! Souffle sur ces morts, et qu’ils vivent ! » Je prophétisai, comme il m’en avait donné l’ordre, et l’esprit entra en eux ; ils revinrent à la vie, et ils se dressèrent sur leurs pieds : c’était une armée immense !

(touche l’épaule d’un suivant))

Puis le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ces ossements, c’est toute la maison d’Israël. Car ils disent : “Nos ossements sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus !” C’est pourquoi, prophétise. Tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur. »

(à genoux)

PARCE DOMINE, PARCE POPULO TUO : NE IN AETERNUM IRASCARIS NOBIS. (bis)

(debout)

De l’Evangile selon saint Jean (20, 19-23)

Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.

À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »

Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

(à genoux)

KYRIE ELEISON (bis). CHRISTE ELEISON (bis). KYRIE ELEISON (bis).

Cœur Sacré de Jésus, broyé à cause de nos péchés, ayez pitié de nous !


Pèlerinage de la Charte et de la Supplique aux Rinfillières - Messe et Salut. Prières de consécration (1/3)

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Annexe1

Annexe2

 

10:30 devant Notre-Dame des Rinfillières

Explication de la doctrine de l'expiation, fil rouge des "faits de Loublande" (Cœur sur le drapeau/ Communauté expiatrice/ Messe Perpétuelle) ; de la dévotion au cœur immaculée de Marie pour la période ; de la Supplique pour le retour du Roi et de la Charte de Fontevrault en suppléance de la France officielle et en représentance du Lieutenant qui doit venir. Toutes réalités comme superposées dans la prière de Claire, que chacun fait sienne :

(Tous, debout)

Prière de Claire à Notre-Dame des Rinfillières

A Madame-Maman du Ciel,

Vierge Toute-Blanche

Maman Toute bonne ! Si donc tu es toute Bonne, il ne reste plus rien en Toi, pour la rigueur, regarde et prends pitié de ma détresse. Puisque Tu es Toute Bonne, oublie mes péchés et laisse déborder de ton sein, ton puissant secours. Regarde Maman.. regarde mon isolement, je n’ai personne qui puisse prendre ma cause et faire valoir la justice envers moi.

Je suis livrée, non pas à des créatures humaines car si elles se rendaient compte des procédés employés par elles pour me crucifier, elles ne voudraient pas être si cruelles ; mais je suis l’être faible, cet agneau tremblant devant des loups d’enfer. Dresse-toi, ô Mère et arrête l’enfer, désarme les démons, libère ta petite agnelle, laisse-la quelques temps jouir de sa liberté pour bondir de vie dans l’Église...

Maman, Toi qui as donné la « Vie » au monde par le don de ton Jhésus, aie pitié de celle qui a reçu un don de vie aussi et ne peut le produire…

Prends pitié de ceux qui sont dans le réseau de ma souffrance. Bénis la patience et la foi de ceux qui attendent… Maman !… Maman !.. si tu le veux… oui si tu demandes à Dieu Il t’écoutera, ô Fille du Père, Il te donnera ô Epouse de l’Esprit-Saint, Il te comblera ô Mère du Bel Agneau.

Maman, écoute la douceur de ton nom en me délivrant. Maman ! Fais-moi vivre dans l’Église. Maman parle pour moi au Pape !

(7-8 décembre 1940).


Déplacement vers la statue du Sacré-Coeur

Cantique

Réveille ta puissance, Seigneur, viens nous sauver ;

fais luire ta présence, révèle ta bonté.

1. Regardons les hauteurs où bientôt paraîtra le Sauveur.

Le Sauveur, c’est notre Dieu créateur de la terre et des cieux.

2. Notre Dieu ne dort pas, il écarte du mal tous nos pas ;

de sa force, il nous rend forts, car il est notre seul protecteur.

3. Le Seigneur sur nos vies veillera sans repos jour et nuit,

jusqu’à l’aube de ce jour où nous célébrerons son Retour.

4. Les captifs reviendront, et la joie brillera sur leurs fronts.

La cité du Dieu vivant à jamais s’emplira de leurs chants.


A la statue du Sacré-Coeur

(Debout ou à genoux)

Rorate caeli de super, et nubes pluant Iustum. (Chant grégorien Annexe 1)

Cieux, répandez d’en haut votre rosée, et que les nues fassent pleuvoir le Juste.

1. Ne t’irrite pas, Seigneur, ne te souviens plus de nos péchés : voici que la cité sainte est déserte, Sion est devenue un désert, Jérusalem est dévastée, la maison de ta sainteté et de ta gloire, où nos pères t’avaient loué.

2. Nous avons péché, nous nous sommes souillés, tous, nous sommes tombés comme des feuilles sèches, et nos iniquités, comme le vent, nous emportaient ; tu as détourné ta face loin de nous, et tu nous as livré à nos iniquités.

3. Vois, Seigneur, l’abattement de ton peuple et envoie celui que tu dois envoyer. Envoie l’Agneau souverain de l’univers, du rocher du désert jusqu’à la montagne de la fille de Sion, pour qu’il nous délivre lui-même du joug de la captivité.

4. Console-toi, console-toi, mon peuple, bientôt viendra ton Sauveur. Pourquoi te laisses-tu consumer par la tristesse, parce que la douleur t’a repris ? Je te sauverai, ne crains pas, car je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Rédempteur.


Procession en silence contrit jusqu'à la Croix


11:15 Messe à l'autel principal de la Messe Perpétuelle, de la sublime adoration

en triplant les oraisons du Précieux Sang, du Coeur immaculé de Marie, et pro Rege Venturo. Préface du Sacré-Coeur. On ne chante que l'ordinaire, de la première Messe royale de Dumont (Chant grégorien Annexe2). Pas de prône mais seulement quelques avis sur le Salut et la procession eucharistique (Jéricho). Le Connétable de la Charte se tient au Nord, en rempart contre l’ennemi. Après la Communion...

12:00 ... Salut du Saint Sacrement

R/ Adoremus in aeternum Sanctissimum sacramentum !

Laudate Dominum, omnes gentes, collaudate Eum omnes populi ;

Quoniam confirmata est super nos misericordia Eius,

et veritas Domini manet in aeternum. R/

Gloria Patri et Filio, et Spiritui Sancto :

sicut erat in principio et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen. R/


A la procession, le Connétable de la Charte vient à la place du premier Diacre (Garde du Corps)

Lauda Ierusalem Dominum, lauda Deum tuum, Sion :

Hosanna, hosanna, hosanna Filio David.

station à l'autel de la profonde action de grâces, encensement, bénédiction,

station à l'autel de l'intégrale expiation, encensement, bénédiction,

à l'autel de l'irrésistible imploration, encensement,

le Connétable de la Charte à la place du premier Diacre, debout, prononce seul les trois prières :

consécration de la Charte et de ceux qui se tournent vers elle, au Coeur Immaculé de Marie

(inspirée de Madame Elisabeth)

Ô Vierge sainte ! Vous avez toujours si spécialement protégé la France,

Tant de monuments nous attestent combien elle vous a toujours été chère !

Tant d’apparitions miraculeuses ont confirmé jusqu’en notre temps,

votre détermination à la sauver quand tout semblait perdu.

Mais nous confessons notre lenteur à croire et notre mollesse à obtempérer.

Unis à la sainte Église par les liens du saint Baptême,

et comme en représentance de ceux qui habitent avec nous ce beau pays de France,

nous ressentons avec douleur l’ingratitude de nos priorités et de nos choix,

la rareté de nos engagements ;

nous détestons l’indignité de nos institutions,

et généralement l’arrogance de nos endurcissements.

Bienheureuse Marie toujours Vierge, Reine de France,

Dieu veut peut-être qu'il soit renouvelé par nous,

Le vœu que fit un de nos rois pour vous consacrer la France !

Mais le désir que nous en avons ne peut-il pas y suppléer ?

Mais la charité qui étend nos vues et dilate nos cœurs

pour comprendre tous nos frères dans notre offrande,

ne peut-elle pas donner à une consécration particulière

le mérite de l'efficacité d'une consécration générale ?

Eh bien ! Ô Notre-Dame, ô très Sainte Mère de Jésus-Christ,

nous saisissons avec crainte et tremblement l’expiation qui nous est proposée

en cette année de grâces 2026,

et nous consacrons à votre Cœur Immaculé

la Charte de Fontevrault, ceux qui se tournent vers elle, les présents et ceux qui s’unissent spirituellement à notre pèlerinage ;

nous vous offrons ainsi nos efforts, prières et sacrifices, et nous faisons pénitence :

par amour du Sacré-Cœur de Notre Seigneur Jésus Christ,

pour la conversion des pauvres et plus grands pécheurs,

en réparation des offenses au Cœur immaculé de Marie,

pour le Saint-Père et pour le Roi qui doit venir.

Vierge puissante en votre Assomption, jamais reniée en France,

nous reconnaissons, confessons et proclamons la Suzeraineté du Christ Roi de France.

Rendez-lui la Foi, rendez-lui votre ancienne protection, Rendez-lui la paix.

Rendez-lui Jésus-Christ qu'elle semble avoir perdu.

Enfin que ce royaume, de nouveau adopté par vous,

Redevienne tout entier le royaume de Jésus, Christ et vrai Roi de France,

Prince de la Paix, Maître des Nations.

Ainsi soi-t-il.


Prière de Claire à saint Joseph

Bon Saint Joseph,

Chaque année, au jour de votre fête, nous venons vous rendre hommage

en consacrant à votre paternité nos pauvres vies, nos labeurs, nos souffrances.

Que valent nos offrandes ?… Nous comptons sur votre indulgence, Saint Joseph.

Il y a de la sincérité au fond de nos cœurs, faute de richesse dans notre don.

Ayez pitié de nous… De nous qui nous effritons, et voudrions quand même tenir.

Si tout le ciel est fermé,…

Si le cœur de Dieu lui-même semble d’airain,…

Si la très Sainte Vierge est contrainte au silence,…

Vous, Saint Joseph, le secours, le protecteur des abandonnés,

ne viendriez-vous pas d’une façon remarquable, prendre notre cause en main ,…

La cause de notre vie spirituelle,

La cause de notre existence romaine,

La cause de notre vie matérielle,

La cause enfin du pain quotidien pour tous.

Un peu de joie, Saint Joseph ! Nous en sommes si privés !

Bénissez-nous, Exaucez-nous.

Ainsi soit-il.


consécration de la Charte et de ceux qui se tournent vers elle, au Sacré-Cœur de Jésus

(inspiré du Voeu de Louis XIII)

Seigneur Jésus, Christ et vrai Roi de France, Moi, François-Xavier PACHOT, Connétable de la Charte de Fontevrault et Promoteur à Pontmain de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi, je consacre à votre Sacré-Coeur, dont la chair fut montrée en d’innombrables miracles eucharistiques sous le voile de cette Hostie, la Charte de Fontevrault, ceux qui se tournent vers elle, les présents et ceux qui s’unissent spirituellement à notre pèlerinage.

A 337 ans, de votre apparition le 17 juin 1689 à Paray-le-Monial, qui voulait nous attirer vers votre amour miséricordieux et mettre ainsi le royaume à l’abri des attaques de vos ennemis s’il était possible, nous vous supplions de recevoir ici à travers vos pauvres pèlerins, l’humble réponse de la France réduite à rien, que nous vous apportons du plus profond de notre détresse.

Trop conscients de notre indignité, nous nous sommes d’abord consacrés au Cœur immaculé de Marie, selon la volonté générale de Dieu pour la période, et parce que tel est votre bon plaisir, que vous avez exprimé plusieurs fois dans le regret, ce qui nous navre. Devant les menaces que nous ne saurions plus méconnaître, nous nous sommes mis aussi sous la protection de saint Joseph, à l’autorité de qui vous-même vous êtes soumis dans une totale confiance, à l’exemple de la bienheureuse Marie toujours Vierge, l’honorant du beau nom de père.

Aussi, avons-nous la sainte audace, après avoir fait amende honorable, de vous demander de bien vouloir agréer notre consécration, et de disposer désormais de la Charte, de nos personnes et de nos actions intérieures et extérieures, sans réserve, pour l’accomplissement de vos puissants desseins, dont vous nous avez laissé la promesse et le gage gravés ici sur les coteaux des Rinfillières : « Quand je verrai dans ce lieu que j’ai spécialement choisi pour répandre mon amour miséricordieux sur le monde, les foules à genoux et demander pardon, mon Père fera grâce, et mon Cœur apparaîtra dans le triomphe de la paix sur une France régénérée. »

C’est pourquoi nous reviendrons souvent par la pensée, et aux Temps qu’il vous plaira, vous retrouver en ces lieux bénis par votre présence, et à genoux demander pardon au pied de la statue du Sacré-Coeur, poussés par la foi et par la charité pour vous-même et pour nos frères, afin d’y faire retentir le cri que notre espérance voudrait hâter : « Cœur de Jésus, l’heure est venue : avancez, triomphez, régnez ! »


Tous à genoux :

Prière au Très Saint Cœur de Jésus et de Marie. Ô notre Dieu, qui avez voulu que votre Fils unique, qui vit de toute éternité dans votre Cœur, vécût et régnât éternellement dans le Cœur de la Vierge, sa Mère ; faites-nous, s’il vous plaît, la grâce de célébrer sans cesse la vie très sainte de Jésus et de Marie dans un seul Cœur, de n’être entre nous et avec eux qu’un même cœur, et d’accomplir en toutes choses votre volonté avec un cœur vraiment grand, et un esprit plein d’ardeur, afin que nous méritions d’être trouvés par vous selon votre Cœur. Ainsi soit-il.

(Saint Jean Eudes)


Tantum ergo, encensement,

Oremus. Deus qui nobis sub Sacramento mirabili passionis tuae memoriam reliquisti : tribue, quaesumus ; ita nos Corporis et Sanguinis tui sacra mysteria venerari, ut redemptionis tuae fructum in nobis iugiter sentiamus. Per Dominum nostrum.

bénédiction du Très Saint Sacrement,

Louanges divines avec invocations particulières à Loublande et à la Charte

Dieu soit béni ; béni soit son saint Nom ; béni soit Jésus-Christ vrai Dieu et vrai Homme ; béni soit le Nom de Jésus ; béni soit son Sacré-Coeur ; béni soit son très Précieux Sang ; béni soit Jésus-Christ au Très Saint Sacrement de l’Autel ; béni soit le Saint-Esprit Consolateur ; bénie soit l’auguste Mère de Dieu la très sainte Vierge Marie ; bénie soit sainte et immaculée Conception ; bénie soit sa glorieuse Assomption ; béni soit le Nom de Marie Vierge et Mère ; béni soit son Cœur immaculé ; béni soit saint Joseph son très chaste époux ; béni soit Dieu dans ses anges et dans ses saints.

Seigneur, donnez-nous des prêtres ; Seigneur, donnez-nous de saints prêtres ; Seigneur, donnez-nous beaucoup de saints prêtres ; Seigneur, donnez-nous des prêtres pour la Messe Perpétuelle ; Seigneur, donnez-nous de saints Évêques.

Jésus, Christ et vrai Roi de France ; Jésus-Christ Roi, Prince de la paix, Maître des nations ; A la fin mon Cœur immaculé triomphera ; Toujours vainqueur, je règne et je commande ; Cœur de Jésus, l’heure est venue, avancez, triomphez, régnez ;

Ne crains rien, Je régnerai malgré mes ennemis et ceux qui voudront s’y opposer. (on ne répète pas)

Reposition du Très Saint Sacrement

CHRISTUS VINCIT, CHRISTUS REGNAT, CHRISTUS, CHRISTUS IMPERAT. (ter)

Angelus

28 juin 2026

La Charte de Fontevrault et la Supplique à Dieu pour le retour du Roi, en pélerinage aux Rinfillières (06/07/2026)

 Repris du blog de la Charte de Fontevrault et du royalisme providentialiste



 

A tous les Pauvres pèlerins de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi ,
A tous les Fontevristes et sympathisants,
A tous les Francs,
Mes chers amis,

Comme j’en avais annoncé le projet et la date à Pontmain le 17 juin dernier, et comme je l’annonce sur le Blogue de la Charte de Fontevrault par la présente, je vous confirme que le 6 juillet prochain aura lieu, pour ceux qui le voudront, et par leur propre moyen, le déplacement à Loublande (Deux-Sèvres) pour le pèlerinage sur les coteaux des Rinfillières, maison natale de Claire Ferchaud, à qui le Sacré-Cœur s’est adressé pour la France plusieurs fois au début du XXème siècle.
Pourquoi ce déplacement, et pourquoi maintenant ?

Pourquoi ce déplacement à Loublande ?
Pour correspondre à la promesse du Sacré-Cœur :
«  Quand je verrai dans ce lieu que J’ai spécialement choisi pour répandre Mon amour miséricordieux sur le monde, les foules à genoux et demander pardon, Mon Père fera grâce, et mon Cœur apparaîtra dans le triomphe de la paix sur une France régénérée. »,
et Lui répondre avec audace, après avoir fait amende honorable : « Coeur de Jésus, l’heure est venue : avancez, triomphez, régnez ! »

Pourquoi maintenant ?
Parce qu’en cette mi-année 2026, la France, concernée et nommée dans cette promesse, est dans un tel état de déliquescence et de pourriture qu’elle est sur le point de disparaître si le Sacré-Cœur n’intervient pas directement.

Si la Supplique à Dieu pour le retour du Roi a été consacrée au Cœur Immaculé de Marie (17-02-2026), mise sous la protection et la sauvegarde de Saint-joseph (17-05-2026) et consacrée au Sacré-Cœur (17-06-2026), la Charte de Fontevrault n’avait pas encore reçu ces grâces.
Ce sera chose faite le 6 juillet prochain sur les coteaux des Rinfillières où les trois prières seront récitées au cours du Salut du Saint-Sacrement.

Alors, en ce 6 juillet 2026, la Charte de Fontevrault (organe temporel du royalisme providentialiste), et la Supplique (son organe spirituel) seront liées dans leur respective distinction primitive.

L’esprit du déplacement :
C’est l’esprit de la préparation préliminaire de cette visite aux Rinfillières, et l’esprit de son accomplissement par chacun.
Cet esprit est la compréhension et la pleine adhésion au but que nous voulons atteindre en faisant passer la Charte et la Supplique par Loublande :
La démarche est l’action expiatoire et réparatrice au Sacré-Cœur de Jésus à l’emplacement qu’Il s’est choisi et comme Il le veut !
Ni plus, ni moins !

Surtout pas plus ! N’imitons pas Saül et son zèle superflu, et offensant parce que désobéissant.

Nous allons à Loublande en 2026 devant le Roi de France, le Sacré-Cœur, comme les bourgeois de Calais se sont présentés en 1347 à Edouard III roi d’Angleterre, en simple chemise, les pieds nus, la corde au cou, pour lui donner les clés de la ville et lui permettre d’y entrer et en avoir pleine possession.
Nous, nous y allons les mains vides, terriblement vides, sinon gonflées de nos péchés et de ceux du pays.
SURTOUT SANS RIEN D’AUTRE !

Ne nous chargeons pas plus, nous en sommes incapables… nos fautes et manquements, notre propre délaissement et celui de la France envers le Sacré-Cœur suffisent amplement !

Edouard III a exigé pareilles expiation et réparation après une année de siège de la ville de Calais.
Le Sacré-Cœur fait le siège de notre propre cœur depuis notre naissance, et le siège de la France depuis 235 ans.

Si j’ai écrit dans un sonnet : « Car une fois encor Tolbiac est à Pontmain », je peux rajouter :

« Adoncques cette fois Calais est à Loublande !
Et dans le même esprit, dans nos simples atours,
Autour du cou l'étole de l’honorable amende,
Allons au Roi Jésus, montons jusqu’à sa cour,
De nos cœurs présenter les clés à Sa demande,
Et de la France offrir celles pour Son retour. »

Les bourgeois de Calais ont été sauvés de la peine capitale par l’intercession de la reine d’Angleterre Philippa de Hainaut…
Nous, nous serons sauvés de la 2ème mort, et la France de la destruction, par l’intercession de la Reine de France Marie Immaculée !

Chouandecoeur

 

Lu sur le blog de la Charte de Fontevrault - Sur la profession de Foi catholique de la FSSPX (24/06/2026)

 


M. l'Aumônier de la Charte a posté sur le blog, une réaction à la publication par la FSSPX de sa profession de foi catholique. Le titre en était:

Un coup du Maître - ou Le point final de la crise dite conciliaire

La crise est "dite conciliaire" parce qu'on a fait porter le chapeau au Concile Vatican II depuis cinquante ans ainsi qu'à la question liturgique qui a suivi : on ne prête qu'aux riches, et ici on n'accable d'indigence que les misérables. Mais en réalité, comme on le disait souvent sans en tirer les conséquences, la crise était celle de la foi dans l'Eglise, rien de moins. Il devenait difficile de ne pas s'en rendre compte. Il est désormais impossible de faire comme si de rien n'était. Car il n'y a plus de crise, sinon au sens du mot grec employé par saint Jean: chacun est convoqué à un jugement que nous reconnaissons être celui qu'impose la Lumière du monde : Jésus-Christ.

« Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure" (Jn 9, 39-41).

Le déclic et son mérite en sont à la publication du 24 juin 2026 par la Fraternité; ça aurait pu/dû être celui du Souverain Pontife et des Cardinaux providentiellement en consistoire à Rome ces jours. Voici le commentaire que j'y ai ajouté :

 Pendant l'apéro, tout à l'heure sous mon arbre, le Seigneur m'a montré ce qu'il a rendu possible par la publication de la déclaration de foi FSSPX :

Le pape retient les cardinaux à Rome jusqu'au 1er juillet où il convoque aussi les supérieurs de la fraternité dont les futurs évêques, et place Saint-Pierre faisant pénitence tous ensemble comme les bourgeois de Calais, à genoux ils récitent la Déclaration qui n'est que l'exposé synthétique des dogmes catholiques et des erreurs rejetées parce que contraires à ces vérités; demandant ainsi pardon au Seigneur devant toute l'Église, et à tous les Fidèles, pour le scandale d'une crise de plus de 50 ans qui n'aurait jamais dû avoir cette ampleur; à laquelle le Seigneur vient de mettre un point final, par pure miséricorde souveraine, en faisant simplement resplendir la Vérité qui s'impose à tous avec autant de fermeté que de douceur; la suite étant laissée à la Curie et aux différents interlocuteurs concernés, au concret et au cas par cas, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, en dehors du nuage d'encre et de fumée de l'idéologie et des anathèmes, désormais dissipé, c'est le cas de le dire, par l'opération du Saint-Esprit de vérité et de force; et Léon XIV y appose solennellement sa signature et le sceau de la première bulle de son pontificat. 

Mais cela n'arrivera pas. Pourquoi ? A cause de l'énormité de la remise en cause exigée ainsi de chacun et de tous, pasteurs et fidèles, que seul aurait rendue possible l'envoi par le fils aîné de l'Eglise, le roi de France Venturus (qui-doit-venir), d'un ambassadeur plénipotentiaire qui aurait demandé à être reçu au Consistoire en en interrompant les travaux, pour délivrer ce message de son maître : "la France, et nous-même, fils aîné de la sainte Église romaine, vous adjurons de vous mettre publiquement en présence de Dieu, de lire la Déclaration de foi catholique et rejet des erreurs qui lui sont contraires, pour que le monde sache qu'il doit désormais redouter en vous les adorateurs du seul vrai Dieu, et que l'unité de toutes les forces vives de l'Église est désormais confirmée sur le rocher qui est le Christ, chef invisible de la sainte Église, et que donc il est mit un terme au règne du prince de ce monde; les Nations exsangues n'attendent que cela, et les populations languissantes sous un joug abominable qui n'est pas celui du Seigneur; nous vous assurons de plus, que la France soudain réveillée à sa vocation par votre amende honorable universellement attestée, saura se montrer fidèle et digne de sa mission."

Mais le Sacré-Cœur devra sans doute plutôt se contenter le 6 juillet prochain s'il plaît à Dieu, et il s'en contentera affectueusement, de voir au pied de sa statue à ce rendez-vous des Rinfillières convenu il y a 101 ans: le Connétable de la Charte pour suppléer la France officielle et représenter le roi Venturum (qui-doit-venir); l'aumônier de la Charte pour suppléer et représenter la Hiérarchie ecclésiastique ; et les pèlerins notamment de la Supplique à Pontmain pour le retour du Roi pour suppléer et représenter les Francs, la France, les Nations.  

Quelle assurance, quelle audace direz-vous, je lis déjà vos commentaires avant rédaction.. ! Mais la Messe Perpétuelle demandée aux Rinfillières et toujours refusée, se célèbre réellement comme Culte véritable au sein même de la Trinité en ce moment, et ne demande que ce qui la manifestera au plan visible en expiation de toute iniquité, dans ce lieu spécialement choisi par le Sacré-Cœur pour répandre son amour miséricordieux sur le monde: ce sera nous autres pour commencer, excusez du peu, vraiment. On est donc très éloigné d'une simple dévotion privée ! 

Ps. Pour la recette du cocktail de ce midi, on passe en off.

 

ADDENDUM Sur les sacres annoncés du 1er juillet

Suite à mon commentaire, on me demande des précisions sur les sacres annoncés par la FSSPX pour le 1er juillet. Voici ce que je pense. 

L’excommunication latae sententiae est l’application d’une peine contre un acte d’une telle gravité qu’il n’y a ni accusation ni enquête ni instruction ni discussion ni défense ni plaidoiries ni jugement ni condamnation. On ne s’adresse même pas à la personne : par le fait même que l’acte est effectivement posé, la peine encourue est effectivement appliquée. Ça ne se discute pas.. et donc on n’en discute pas ! Voilà. 

Qu’est-ce qui change depuis le 24 juin et la profession de Foi catholique de la FSSPX ? Pour les excommunications latae sententiae en cas de sacres effectifs, on vient de le dire : rien ne change. Pour la FSSPX et pour Rome : tout a changé ; impossible de revenir en arrière, ou de dire : « ce n’était rien ». Parce que, derrière le « je » qui pose l’acte de foi en soumettant son intelligence et sa volonté à l’autorité de Dieu qui révèle, et nous sommes tous et chacun concernés, la FSSPX dit seulement ceci : la sainte Église croit tout ça, et donc logiquement je rejette ce qui est contraire à tout ça. Et Rome ? Et nous ? A chacun de voir et de répondre.. devant Dieu et devant les hommes. Voilà.

Contrairement à ce qu’on dit, il n’y a aucune accusation ni dénonciation contre qui que soit (qui se sent morveux qu’il se mouche, disait Molière), mais la simplicité et l’humilité de se mettre sous la Vérité elle-même, qui sonde les cœurs et les reins afin de rendre à chacun selon ses œuvres. Le Christ Chef invisible de l’Église et le Saint-Esprit Âme de toute sa vie, viennent d’en reprendre le contrôle directement, par le centre de chaque âme, pour rétablir l’Église en un instant dans la Vérité qui sauve, avec tous ceux qui voudront en être. Voilà. 

Et donc, pour terminer sur les sacres annoncés : ils étaient hors de propos et sont maintenant dépassés ; inutiles ; et seraient ruineux pour la FSSPX et son apostolat qu’ils doivent soi-disant garantir. D’abord, parce qu’on n’aurait jamais dû ni les envisager ni en discuter à n’en plus finir, puisque ça ne se discute pas ; ensuite parce que le Christ vient d’intervenir merveilleusement en un instant pour sortir l’Église de la crise, et rétablir les fondements mêmes de la «  hutte branlante de David » (Ac 15) ; enfin parce que la FSSPX n’a plus à se protéger elle-même, puisque ce qui vient de la sauver, comme toute l’Église, c’est d’avoir été la première à se remettre purement et simplement... dans l’Église! en professant clairement ce que croit l’Église, et en rejetant logiquement ce qui lui est contraire. A qui le tour ? Comme disait quelqu’un il y a cinquante ans : le meilleur bouclier contre l’Église, c’est l’Église elle-même. Voilà. 

Coda. Le temps est plus court qu’on ne pense : si le Christ reprend son Église dans l’unité de toutes ses forces vives (le reste s'effondrera rapidement), c’est qu’il va en avoir besoin. Voilà.