On comprend facilement pourquoi on a cette page d’Evangile dans les premiers jours du Carême : le Mercredi des Cendres donnait les pratiques du Carême dans la prière, l’aumône et le jeûne ; alors la Parole de Dieu expose pendant les premiers jours ce qu’est le jeûne qui plaît à Dieu, les enjeux de l’aumône, et bientôt la prière avec le Notre Père.
Mais il faut surtout voir la complaisance avec laquelle Jésus rappelle ses souffrances rédemptrices, et la bienheureuse réponse qu’il a reçue de nous : j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger et vous m’avez accueilli ; j’étais nu et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison et vous êtes venus jusqu’à moi ! A commencer bien sûr, par la Vierge Marie, elle qui lui a donné sa chair et son sang et tout le reste ensuite, elle seule, bien avant qu’il soit question de la participation de l’Église à ces mystères. En écho, l’émerveillement des élus : tu avais faim, et nous t’avons donné à manger ; tu avais soif et nous t’avons donné à boire ; tu étais un étranger et nous t’avons accueilli ; tu étais nu et nous t’avons habillé ; tu étais malade et en prison et nous sommes venus jusqu’à toi ! Bonheur éternel, en vérité, qui glorifiera le vrai Dieu, le Dieu vivant, qui s’est révélé non seulement dans l’adoration de sa Majesté, mais dans l’abaissement de sa Charité, laquelle nous a rendus capable de réellement le servir et aimer en retour.
Tout autre, au contraire, l’amertume du Sacré-Coeur de Jésus, lorsqu’il évoque ses souffrances qui seront vaines pour tant d’ingrats : j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade, et vous ne m’avez pas visité ; j’étais en prison, et vous n’êtes pas venus jusqu’à moi… Alors, ceux qui viennent d’entendre la funeste sentence : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges », devant la révélation de tant de souffrances, « tous le verront, même ceux qui l’ont transpercé », ne sont pas apeurés, confondus, pleurant, suppliant, regrettant – pour ceux-là, nous pourrions prier et offrir des sacrifices en réparation pour qu’ils se convertissent, aient le temps de faire pénitence, ou soient même rattrapés in extremis – mais non, ils relèvent la tête avec une arrogance inouïe, et incriminent le Christ, Verbe incarné, Rédempteur, Législateur et Juge universel : quand donc t’avons-nous vu avoir faim, soif, être étranger, nu, malade ou en prison, - toutes ces souffrances pour les sauver ne les intéressent pas - , sans nous mettre à ton service ? Comme pour dire : ce jugement, c’est du n’importe quoi.. De tels endurcis, comme dit l’Apôtre, prenez-les en pitié mais en détestant jusqu’à la tunique souillée par leur chair !
Or nous apprenons ces jours-ci, et chaque jour fournit sa cargaison d’atrocités, que beaucoup de ceux qui dirigent les pays du monde et ont quelque influence que ce soit sur la vie des populations, appartiennent à cette espèce-là. Certes, quand on est à la CRC, on sait depuis des dizaines d’années tout cela, et quelles en sont les causes, et quels sont les moyens d’en sortir. Ils étaient déjà couverts de sang par l’avortement, première cause de la mortalité dans le monde, plus de cinquante millions de morts chaque année. Mais désormais, les preuves sont données par mails, récits, photos, vidéos, témoignages de rescapés, de ce que sont ces gens et de ce qu’ils font, avec les listes de leurs noms : une dépravation de la sexualité qui défie l’entendement ; des crimes de sang qui dépassent tous les phantasmes de la barbarie la plus cruelle – nous savons maintenant ce que fait cette élégante de 80 balais, pour avoir une peau de bébé ! - ; et l’abomination de la désolation : le culte de satan à la place de l’adoration de Jésus-Christ ! Et ce sont ceux-là qui votent les lois, dessinent la mode, établissent le paradigme des sociétés de demain, kaporalisent la pensée, jugent et punissent les déviants, répriment les récalcitrants.
Au moins, cette fois, le qu’en dira-t-on qui nous tétanise, nous catholiques français, sera définitivement liquidé ! Le Christ a tiré la chasse, excusez la poésie de l’image, et tous ceux-là ne méritent d’autre considération que ces matières qui s’élèvent et s’abaissent à tour de rôle et s’entrechoquent, parce qu’elles sont déjà en train d’être englouties dans l’abîme avec un horrible bruit. En vérité, le pouvoir est à terre, et il sera à celui qui le ramassera. Chouette, un prêtre OAS comme le père ! Mais non, il ne s’agit pas de conquérir des institutions écroulées qu’on ne relèvera plus. Prenons conscience que les BRICS qui sont, pour beaucoup, des païens et des communistes, et l’Orhodoxie, font maintenant figure de vertu par rapport à ce qu’est devenu l’Occident autrefois chrétien ; prenons conscience que d’autres sont à l’affût et en embuscade, et qu’eux savent se battre. Alors nous ? « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre, dit Jésus ressuscité. Donc allez ! » L’ordre temporel a été remis par le Christ, aux Baptisés, aux Fidèles laïcs, particulièrement aux pères et mères de famille et à leurs enfants ; à personne d’autre. Et il a donné pour l’étape où nous sommes, la dévotion au Cœur immaculé de Marie comme bouclier, et comme arme le chapelet.
A ce propos, ce qui est caché aux généraux et amiraux de France, est révélé aux enfants, même petits. Puisqu’il était question de la Confirmation ce matin, je vais citer le droit canonique : tout catholique est tenu gravement de recevoir le Sacrement de Confirmation au temps opportun, c’est-à-dire pour le rite latin, à l’âge de raison ! Donc, tout petits, vous avez été suffisamment raisonnables pour être admis à l’Eucharistie, vous avez fait votre première Communion : il faut demander à être Confirmé sans tarder. « Mais ma petite chérie, et toi mon pauvre garçon, vous voulez être soldats du Christ ? Oui, nous combattons avec le Cœur immaculé de Marie contre le diable, et pour cela nous récitons le chapelet tous les jours » ! J’en profite pour vous féliciter de la façon dont le chapelet est récité ici : énonciation du Mystère, fruit du mystère, Notre Père, dix Je vous salue Marie dans la foulée et à toute vitesse, Gloire au Père, et la petite adresse finale demandée à Fatima qui fait toute la différence ; puis deuxième Mystère et ainsi des cinq. Quand c’est fini, au revoir et merci : « ai-je bien prié, ai-je médité, c’était bien, c’était raté, j’étais distrait ? En plus, c’est répétitif, on n’en peut plus.. ». Mais la grâce puissante du chapelet est tellement plus profonde que toussa ! Le chapelet est la fronde de David contre Goliath. En matière d’armement, on a beaucoup progressé depuis David et Goliath. Quand on dit le chapelet, il faut penser au tir de barrage : on tire en face n’importe comment et surtout sans s’arrêter ; l’Ennemi est empêché et bloqué par la puissance de feu. Cela, pour la défensive. Et pour l’attaque, il faut penser aux orgues de staline : une cinquantaine de tuyaux comme ceux d’un orgue, mais pour une autre musique, embarqués sur des camions, qui envoient des croquettes chacun à son tour en quelques secondes et en continu, jusqu’à ce qu’on puisse avancer et reprendre le terrain.
En vérité, le génie de votre père voyant monter la crise, a été l’humilité de prendre le moyen qui était offert par le Ciel, la dévotion au Cœur immaculé de Marie, et d’avoir établi cette dévotion sur les maisons qu’il fondait, sans épuiser son énergie à supplier le Saint Père d’en faire la promotion. Il a découvert alors, et de plus en plus, que tout était dans ce Cœur. « A la fin, mon Cœur immaculé triomphera » a promis la Sainte Vierge ; et le Sacré-Coeur de Jésus à sainte Marguerite-Marie : « Ne crains rien, je régnerai malgré mes ennemis et ceux qui voudront s’y opposer ». Je termine toutes mes prières par ces deux promesses !

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