02 juillet 2026

Trois twitts de la veille un peu brodés - La Tiare pontificale

 

 

Trois twitts de la veille, en substance, et un peu brodés. 

Si j'avais été le Pape, Pie XIII, dès la nouvelle des sacres avérés, j'aurais déclaré souverainement: "Nous accordons la communion apostolique aux nouveaux évêques et à la FSSPX qu'ils vont servir"; l'Eglise exulterait et le monde tremblerait. 

De la sorte, en effet, je relevais le titre de Vicaire du Christ, d'abord vis à vis de la FSSPX : rien ne se fait sans moi dans l'Eglise, et je confirmais ainsi leur épiscopat désormais à ma main, tout en leur donnant juridiction sur ceux qu'ils allaient servir. Car, après tout : doctrine fidèle; théologie à l'ancienne sans le vernis actuel mais la patine vénérable; sacrements valides; zèle pastoral indéniable.. Quel problème pour le bien commun de l'Eglise ou le salut des âmes? 

Mais aussi vis à vis des progressistes de la Curie et parmi les Évêques un peu partout dans le monde et notamment les conférences épiscopales jalouses du consensus qu'elles imposent: en n'adoptant pas leurs analyses idéologiques, et en ne cédant pas à leurs menaces réelles ou fantasmées. De fait, des discussions ultérieures entre la Curie et la FSSPX ne seraient même pas nécessaires, car la quantité et la qualité régleront spontanément tous les problèmes: la quantité empêchant que les progressistes soient ecrabouillés; et la qualité des éléments de la Tradition rendant impossible toute dissolution dans la soupe collectiviste prétendument populaire. 

Mais c'est aussi le titre de Régent du monde auquel je redonnais un contenu, à cause de la dimension internationale des péripéties liturgiques, doctrinales, spirituelles, pastorales depuis cinquante ans, tous les pays sont concernés, auxquelles une seule parole de moi aurait mis fin, restaurant de façon visible l'unité de toutes les forces vives de la sainte Église romaine, avec un bug gigantesque des réseaux occultes, provoquant l'effondrement définitif de plusieurs bastions désertés par le Saint Esprit depuis des lustres. 

Péripéties aussi politiques, bien sûr, puisque la Royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ est clairement l'un des fers de lance de la FSSPX : un tournant à 180° que cette réunion opère d'elle-même, sans qu'il soit besoin d'en informer les chancelleries ni de l'expliquer aux gouvernants. D'autant qu'ils verraient bientôt le titre de Père des rois dans sa mise en oeuvre, puisque je ferais savoir au Connétable de la Charte de Fontevrault qu'il ait à envisager et préparer le retour prochain de mon fils aîné le roi très chrétien en France, et son sacre non pas à Reims: mais à Rome, dans la basilique Saint Pierre du Vatican, tel un nouveau Charlemagne; les pélerins qui passent vers l'entrée de la basilique patriarcale voient encore la dalle où il se tenait pour son sacre à Noël, l'an de grâces 800, vers le fond près de la Pietà, ce qui donnerait à Saint-Pierre pour ce jour bienheureux, des airs de Notre-Dame de Paris avec le maître-autel dans le choeur. 

Finalement, on le voit, le seul problème qui reste, c'est qu'on ait repris la tiare d'ici-là !

28 juin 2026

La Charte de Fontevrault et la Supplique à Dieu pour le retour du Roi, en pélerinage aux Rinfillières (06/07/2026)

 Repris du blog de la Charte de Fontevrault et du royalisme providentialiste



 

A tous les Pauvres pèlerins de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi ,
A tous les Fontevristes et sympathisants,
A tous les Francs,
Mes chers amis,

Comme j’en avais annoncé le projet et la date à Pontmain le 17 juin dernier, et comme je l’annonce sur le Blogue de la Charte de Fontevrault par la présente, je vous confirme que le 6 juillet prochain aura lieu, pour ceux qui le voudront, et par leur propre moyen, le déplacement à Loublande (Deux-Sèvres) pour le pèlerinage sur les coteaux des Rinfillières, maison natale de Claire Ferchaud, à qui le Sacré-Cœur s’est adressé pour la France plusieurs fois au début du XXème siècle.
Pourquoi ce déplacement, et pourquoi maintenant ?

Pourquoi ce déplacement à Loublande ?
Pour correspondre à la promesse du Sacré-Cœur :
«  Quand je verrai dans ce lieu que J’ai spécialement choisi pour répandre Mon amour miséricordieux sur le monde, les foules à genoux et demander pardon, Mon Père fera grâce, et mon Cœur apparaîtra dans le triomphe de la paix sur une France régénérée. »,
et Lui répondre avec audace, après avoir fait amende honorable : « Coeur de Jésus, l’heure est venue : avancez, triomphez, régnez ! »

Pourquoi maintenant ?
Parce qu’en cette mi-année 2026, la France, concernée et nommée dans cette promesse, est dans un tel état de déliquescence et de pourriture qu’elle est sur le point de disparaître si le Sacré-Cœur n’intervient pas directement.

Si la Supplique à Dieu pour le retour du Roi a été consacrée au Cœur Immaculé de Marie (17-02-2026), mise sous la protection et la sauvegarde de Saint-joseph (17-05-2026) et consacrée au Sacré-Cœur (17-06-2026), la Charte de Fontevrault n’avait pas encore reçu ces grâces.
Ce sera chose faite le 6 juillet prochain sur les coteaux des Rinfillières où les trois prières seront récitées au cours du Salut du Saint-Sacrement.

Alors, en ce 6 juillet 2026, la Charte de Fontevrault (organe temporel du royalisme providentialiste), et la Supplique (son organe spirituel) seront liées dans leur respective distinction primitive.

L’esprit du déplacement :
C’est l’esprit de la préparation préliminaire de cette visite aux Rinfillières, et l’esprit de son accomplissement par chacun.
Cet esprit est la compréhension et la pleine adhésion au but que nous voulons atteindre en faisant passer la Charte et la Supplique par Loublande :
La démarche est l’action expiatoire et réparatrice au Sacré-Cœur de Jésus à l’emplacement qu’Il s’est choisi et comme Il le veut !
Ni plus, ni moins !

Surtout pas plus ! N’imitons pas Saül et son zèle superflu, et offensant parce que désobéissant.

Nous allons à Loublande en 2026 devant le Roi de France, le Sacré-Cœur, comme les bourgeois de Calais se sont présentés en 1347 à Edouard III roi d’Angleterre, en simple chemise, les pieds nus, la corde au cou, pour lui donner les clés de la ville et lui permettre d’y entrer et en avoir pleine possession.
Nous, nous y allons les mains vides, terriblement vides, sinon gonflées de nos péchés et de ceux du pays.
SURTOUT SANS RIEN D’AUTRE !

Ne nous chargeons pas plus, nous en sommes incapables… nos fautes et manquements, notre propre délaissement et celui de la France envers le Sacré-Cœur suffisent amplement !

Edouard III a exigé pareilles expiation et réparation après une année de siège de la ville de Calais.
Le Sacré-Cœur fait le siège de notre propre cœur depuis notre naissance, et le siège de la France depuis 235 ans.

Si j’ai écrit dans un sonnet : « Car une fois encor Tolbiac est à Pontmain », je peux rajouter :

« Adoncques cette fois Calais est à Loublande !
Et dans le même esprit, dans nos simples atours,
Autour du cou l'étole de l’honorable amende,
Allons au Roi Jésus, montons jusqu’à sa cour,
De nos cœurs présenter les clés à Sa demande,
Et de la France offrir celles pour Son retour. »

Les bourgeois de Calais ont été sauvés de la peine capitale par l’intercession de la reine d’Angleterre Philippa de Hainaut…
Nous, nous serons sauvés de la 2ème mort, et la France de la destruction, par l’intercession de la Reine de France Marie Immaculée !

Chouandecoeur

 

Lu sur le blog de la Charte de Fontevrault - Sur la profession de Foi catholique de la FSSPX (24/06/2026)

 


M. l'Aumônier de la Charte a posté sur le blog, une réaction à la publication par la FSSPX de sa profession de foi catholique. Le titre en était:

Un coup du Maître - ou Le point final de la crise dite conciliaire

La crise est "dite conciliaire" parce qu'on a fait porter le chapeau au Concile Vatican II depuis cinquante ans ainsi qu'à la question liturgique qui a suivi : on ne prête qu'aux riches, et ici on n'accable d'indigence que les misérables. Mais en réalité, comme on le disait souvent sans en tirer les conséquences, la crise était celle de la foi dans l'Eglise, rien de moins. Il devenait difficile de ne pas s'en rendre compte. Il est désormais impossible de faire comme si de rien n'était. Car il n'y a plus de crise, sinon au sens du mot grec employé par saint Jean: chacun est convoqué à un jugement que nous reconnaissons être celui qu'impose la Lumière du monde : Jésus-Christ.

« Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure" (Jn 9, 39-41).

Le déclic et son mérite en sont à la publication du 24 juin 2026 par la Fraternité; ça aurait pu/dû être celui du Souverain Pontife et des Cardinaux providentiellement en consistoire à Rome ces jours. Voici le commentaire que j'y ai ajouté :

 Pendant l'apéro, tout à l'heure sous mon arbre, le Seigneur m'a montré ce qu'il a rendu possible par la publication de la déclaration de foi FSSPX :

Le pape retient les cardinaux à Rome jusqu'au 1er juillet où il convoque aussi les supérieurs de la fraternité dont les futurs évêques, et place Saint-Pierre faisant pénitence tous ensemble comme les bourgeois de Calais, à genoux ils récitent la Déclaration qui n'est que l'exposé synthétique des dogmes catholiques et des erreurs rejetées parce que contraires à ces vérités; demandant ainsi pardon au Seigneur devant toute l'Église, et à tous les Fidèles, pour le scandale d'une crise de plus de 50 ans qui n'aurait jamais dû avoir cette ampleur; à laquelle le Seigneur vient de mettre un point final, par pure miséricorde souveraine, en faisant simplement resplendir la Vérité qui s'impose à tous avec autant de fermeté que de douceur; la suite étant laissée à la Curie et aux différents interlocuteurs concernés, au concret et au cas par cas, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, en dehors du nuage d'encre et de fumée de l'idéologie et des anathèmes, désormais dissipé, c'est le cas de le dire, par l'opération du Saint-Esprit de vérité et de force; et Léon XIV y appose solennellement sa signature et le sceau de la première bulle de son pontificat. 

Mais cela n'arrivera pas. Pourquoi ? A cause de l'énormité de la remise en cause exigée ainsi de chacun et de tous, pasteurs et fidèles, que seul aurait rendue possible l'envoi par le fils aîné de l'Eglise, le roi de France Venturus (qui-doit-venir), d'un ambassadeur plénipotentiaire qui aurait demandé à être reçu au Consistoire en en interrompant les travaux, pour délivrer ce message de son maître : "la France, et nous-même, fils aîné de la sainte Église romaine, vous adjurons de vous mettre publiquement en présence de Dieu, de lire la Déclaration de foi catholique et rejet des erreurs qui lui sont contraires, pour que le monde sache qu'il doit désormais redouter en vous les adorateurs du seul vrai Dieu, et que l'unité de toutes les forces vives de l'Église est désormais confirmée sur le rocher qui est le Christ, chef invisible de la sainte Église, et que donc il est mit un terme au règne du prince de ce monde; les Nations exsangues n'attendent que cela, et les populations languissantes sous un joug abominable qui n'est pas celui du Seigneur; nous vous assurons de plus, que la France soudain réveillée à sa vocation par votre amende honorable universellement attestée, saura se montrer fidèle et digne de sa mission."

Mais le Sacré-Cœur devra sans doute plutôt se contenter le 6 juillet prochain s'il plaît à Dieu, et il s'en contentera affectueusement, de voir au pied de sa statue à ce rendez-vous des Rinfillières convenu il y a 101 ans: le Connétable de la Charte pour suppléer la France officielle et représenter le roi Venturum (qui-doit-venir); l'aumônier de la Charte pour suppléer et représenter la Hiérarchie ecclésiastique ; et les pèlerins notamment de la Supplique à Pontmain pour le retour du Roi pour suppléer et représenter les Francs, la France, les Nations.  

Quelle assurance, quelle audace direz-vous, je lis déjà vos commentaires avant rédaction.. ! Mais la Messe Perpétuelle demandée aux Rinfillières et toujours refusée, se célèbre réellement comme Culte véritable au sein même de la Trinité en ce moment, et ne demande que ce qui la manifestera au plan visible en expiation de toute iniquité, dans ce lieu spécialement choisi par le Sacré-Cœur pour répandre son amour miséricordieux sur le monde: ce sera nous autres pour commencer, excusez du peu, vraiment. On est donc très éloigné d'une simple dévotion privée ! 

Ps. Pour la recette du cocktail de ce midi, on passe en off.

 

ADDENDUM Sur les sacres annoncés du 1er juillet

Suite à mon commentaire, on me demande des précisions sur les sacres annoncés par la FSSPX pour le 1er juillet. Voici ce que je pense. 

L’excommunication latae sententiae est l’application d’une peine contre un acte d’une telle gravité qu’il n’y a ni accusation ni enquête ni instruction ni discussion ni défense ni plaidoiries ni jugement ni condamnation. On ne s’adresse même pas à la personne : par le fait même que l’acte est effectivement posé, la peine encourue est effectivement appliquée. Ça ne se discute pas.. et donc on n’en discute pas ! Voilà. 

Qu’est-ce qui change depuis le 24 juin et la profession de Foi catholique de la FSSPX ? Pour les excommunications latae sententiae en cas de sacres effectifs, on vient de le dire : rien ne change. Pour la FSSPX et pour Rome : tout a changé ; impossible de revenir en arrière, ou de dire : « ce n’était rien ». Parce que, derrière le « je » qui pose l’acte de foi en soumettant son intelligence et sa volonté à l’autorité de Dieu qui révèle, et nous sommes tous et chacun concernés, la FSSPX dit seulement ceci : la sainte Église croit tout ça, et donc logiquement je rejette ce qui est contraire à tout ça. Et Rome ? Et nous ? A chacun de voir et de répondre.. devant Dieu et devant les hommes. Voilà.

Contrairement à ce qu’on dit, il n’y a aucune accusation ni dénonciation contre qui que soit (qui se sent morveux qu’il se mouche, disait Molière), mais la simplicité et l’humilité de se mettre sous la Vérité elle-même, qui sonde les cœurs et les reins afin de rendre à chacun selon ses œuvres. Le Christ Chef invisible de l’Église et le Saint-Esprit Âme de toute sa vie, viennent d’en reprendre le contrôle directement, par le centre de chaque âme, pour rétablir l’Église en un instant dans la Vérité qui sauve, avec tous ceux qui voudront en être. Voilà. 

Et donc, pour terminer sur les sacres annoncés : ils étaient hors de propos et sont maintenant dépassés ; inutiles ; et seraient ruineux pour la FSSPX et son apostolat qu’ils doivent soi-disant garantir. D’abord, parce qu’on n’aurait jamais dû ni les envisager ni en discuter à n’en plus finir, puisque ça ne se discute pas ; ensuite parce que le Christ vient d’intervenir merveilleusement en un instant pour sortir l’Église de la crise, et rétablir les fondements mêmes de la «  hutte branlante de David » (Ac 15) ; enfin parce que la FSSPX n’a plus à se protéger elle-même, puisque ce qui vient de la sauver, comme toute l’Église, c’est d’avoir été la première à se remettre purement et simplement... dans l’Église! en professant clairement ce que croit l’Église, et en rejetant logiquement ce qui lui est contraire. A qui le tour ? Comme disait quelqu’un il y a cinquante ans : le meilleur bouclier contre l’Église, c’est l’Église elle-même. Voilà. 

Coda. Le temps est plus court qu’on ne pense : si le Christ reprend son Église dans l’unité de toutes ses forces vives (le reste s'effondrera rapidement), c’est qu’il va en avoir besoin. Voilà.


04 juin 2026

Sur les 150 points de la Phalange CRC - Point 2

 


Merci beaucoup pour ce deuxième point qui est absolument décisif. Bien sûr, notre idéal n’est pas de devenir phalangiste à la CRC, mais de mettre à profit le travail des autres sur leur propre engagement, afin d’éclairer et soutenir notre fidélité catholique et royale. Or c’est précisément l’intuition de l’Être qui a fait le plus cruellement défaut à la réflexion chrétienne depuis des dizaines et des dizaines d’années. Entre le naufrage de la métaphysique, un certain anti-intellectualisme revendiqué, et le suprémacisme de l’exégèse au détriment de la dogmatique, notre foi s’exprime et se vit dans le registre de l’Alliance : Dieu avec nous et nous avec Dieu. Avec l’illusion d’une relative symétrie, induite par le fait que cette amitié qu’est la grâce, recherche la réciprocité. On perd ainsi peu à peu de vue le fondement de toute réalité : l’acte souverain de la parole créatrice qui nous pose dans l’existence, par Dieu transcendant, Esprit infini, Vérité subsistante, Plénitude de tout Bien. 

Pour avoir l’intuition de l’Êre, la manière la plus simple, paradoxalement, est de saisir l’absolu de ce qui a été et qui n’est plus ! Rien ni personne ne peut faire que ce qui a été, n’ait pas été : il n’est plus, on l’a effacé, on n’y pense plus, mais “il a été”, à jamais. Tel est le vertige des romantiques anglais (pardonnez-moi) : never more; qu’on a aussi splendidement en Ap 18 la complainte pour la destruction de Babylone : jamais plus.. Champs de ruines d’où monte, l’irrépressible affirmation: “DIEU EST”. Bienheureuse espérance que rien ne fonde en nous. Absolu. 

Finalement, une méditation métaphysique bien inspirante, en ces temps de collaps universel annoncé; et peut-être la seule vraiment consolante.

Sur les 150 points de la Phalange CRC - Point 1

 

 

Merci beaucoup pour ce premier point de la phalange CRC : l’inspiration catholique est évidemment primordiale, sans préjuger de la foi de chacun, dont Dieu seul est juge, au centre de son âme.
 

J’en soulignerais, pour ma part, deux choses. Premièrement, la référence à l’Immaculée: nous reconnaissons, bien sûr, la doctrine spirituelle et d’action de saint Maximilien-Marie Kolbe, et plus généralement la vraie dévotion à la Sainte Vierge, de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, apôtre de la Vendée militaire. L’efficacité exceptionnelle de cette dévotion pour notre sanctification et notre action tient à sa simplicité, et l’humilité dans la foi par laquelle on s’en remet en tout et pour tout à Marie.. Ce que fait Dieu lui-même d’abord, et chacune des Trois Personnes divines !
 

Deuxièmement, la source de la légitimité de notre engagement au plan spirituel et de notre combat au plan temporel, réside dans la consécration de notre Baptême : caractère sacramentel d’un prêtre, prophète, et roi de l’Alliance nouvelle et éternelle. Or, justement, la dévotion à Marie, la confiance en Notre-Dame, nous est donnée comme le moyen le plus accessible et le plus puissant de remplir les engagements de notre baptême. Assez de tiédeur et de médiocrité : le grand message de Vatican II était l’appel universel à la sainteté ; quelle pitié de voir ce que nous en avons fait !
 

Puisque “Dieu veut instaurer dans le monde la dévotion au cœur Immaculé de Marie” depuis plus de cent ans, n’hésitons pas à nous approprier souverainement tous ces hauts patronages : “tout est vôtre” annonçait Jehanne avant d’enlever une place forte; et la clameur de ses troupes répondait “tout est nôtre”.

24 avril 2026

Double allégorie sur l'heure de Dieu

 Au cas où vous n'auriez pas tout lu, "la théologie c'est quand même difficile" comme dit ma petite soeur, je vous redonne ici la double allégorie par laquelle je terminais l'homélie du Lundi de Pâques cette année.

 


Je terminerai, si vous le permettez, par une double allégorie, après avoir demandé votre indulgence pour bas-clergé-en-sabots qui n'a que les visions qu'il peut. Nous sommes au casino royal, devant la roulette française, j'ai déjà eu l'occasion d'en parler. Le Christ est parmi les joueurs. Le Saint Esprit est le croupier. Le Patron, personne ne l'a jamais vu, sauf quelques rares et seulement de dos. Tous peuvent venir tenter leur chance à cette table : le premier jeton, gratuit, est donné à chacun lors de sa conception près du cœur de sa mère. La dernière partie a commencé l'an du Seigneur 2023. Vous vous souvenez : 5 janvier, funérailles de Benoît XVI, dont la devise dans la Prophétie des Papes, était "De gloria olivae"; et le 7 octobre début des massacres en Terre Sainte, affichant depuis, de manière tragique, la signification aveuglante de cette devise. Faites vos jeux... rien ne va plus.. Le croupier lance avec force la roulette, puis la bille qui saute d'un bord à l'autre et s'arrête dans une case, tandis que la roulette continue à tourner encore un moment. Enfin, le croupier proclame : le 3, rouge, impair et manque. C'est le chiffre sur lequel le Christ a misé : la sainte Trinité, le Sang de sa Passion, le sort inégal des bons et des méchants, la damnation éternelle de beaucoup. Ceux qui ont misé sur le 6, noir, pair et manque, en triplant la mise, ont tout perdu, ils sont finis. C'était la dernière partie : il n’y en aura pas d’autre. J'ai parlé ailleurs de la fin de la « deuxième mi-temps ». La table de la roulette a été renversée au cours de l'Année Sainte 2025, jubilé ordinaire romain, et centenaire de Pontevedra qui se prolongeait, comme chacun sait, jusqu'au 15 février 2026.

Nous sommes maintenant devant la table de Baccara. Le Christ ne joue pas : c'est lui le Maître du jeu, il mélange les cartes et les distribue avec une agilité stupéfiante, il les achemine, les retourne, c'est lui qui sert. Sa Mère est à la table : cette Dame de très grande classe qui impressionne tout le monde, avec invisiblement en elle, le Saint Esprit. A cette table ne sont invités que les puissants de ce monde, élus de premier rang, dignitaires ecclésiastiques. Nous, les gueux, les humbles disons-nous dans l’Église, on nous recommande de nous tenir assez loin pour être à l'abri. Mais nous pouvons regarder, surtout la grande Dame dont le regard n’hésite pas à croiser celui des autres joueurs, les cherche même ; furieux, dépités, terrifiés, de trop rares fois heureux et fiers, mais ce sont eux qui baissent les yeux. Au Baccara, on ne prend pas en compte les dizaines : on ne garde que les unités, de sorte que le chiffre le plus élevé n'est jamais plus que neuf; les têtes ou figures valent zéro. C'est ce que les joueurs ont d’emblée du mal à intégrer. Le jeu s'accélère : la dextérité du croupier est fascinante, la distribution des cartes et leur ramassage, le calcul des profits et des pertes et leur remise aux joueurs se fait plus rapide ; on sent que le Christ veut en finir. Les lettres de la dépêche de Pontmain que nous pouvons lire, nous autres comme les enfants, défilent en boucle sur la paroi, rappelant cette main terrifiante au festin de Balthasar :

"MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS

MON FILS SE LAISSE TOUCHER".

Les joueurs restent à la table de moins en moins longtemps et ils passent à la caisse recevoir leur compte ou abandonnent leurs jetons, pensant échapper; et d'autres les remplacent de plus en plus souvent, on n'arrive plus à se rappeler leurs noms, dont les listes entières sont en accès gratuit sur internet. Finalement, ils se font plus rares, encore plus inquiétants, et quelques uns vraiment rayonnants. Jusqu'à ce que s'accomplisse la promesse de Notre-Dame : "à la fin mon Cœur immaculé triomphera"; ouvrant l'accomplissement à celle du Sacré-Cœur : "Ne crains rien. Je régnerai malgré mes ennemis, et ceux qui voudront s'y opposer."


 

12 avril 2026

Lundi de Pâques - Homélie de la Messe chantée

 

 

Le kérygme que nous venons d'entendre dans la bouche de l'Apôtre, permet de neutraliser l'enflure, la boursouflure ecclésio-centrée des années soixante, devenue depuis un cancer qui devait être fatal à l’Église, si celle-ci n'était pas née du côté du Christ endormi sur la Croix, selon le mot des Pères, en régime d'Alliance nouvelle et éternelle; ce qui la rend indéfectible.

"Ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu l'a ressuscité des morts, et il lui a donné de se montrer non pas à tout le peuple, mais seulement aux témoins choisis d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection." C'est tout ça, et ce n'est que ça. Évidemment, tout est accompli. Tout est déjà fait par Jésus-Christ et par sa Mère. Il n'y aura jamais dans l'Église plus de sainteté, plus de charité, plus de vérité et de justice qu'il n'y en a déjà dans le Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur immaculé de sa Mère. Les Apôtres sont envoyés porter la Bonne Nouvelle et les moyens du Salut de génération en génération, non pas pour que machin et chose y rajoutent les splendeurs de leurs propres œuvres, mais pour que les élus puissent adhérer au Corps mystique du Christ et avoir part à la Grâce de son Esprit, jusqu'à sa Manifestation glorieuse aux temps que Dieu a fixés de son autorité et que le Père seul connaît.

A la vérité, il n'y a pas de crise de l’Église : une crise qui dure pendant des dizaines d'années, ce n'est plus une crise, c'est un dysfonctionnement devenu structurel, qui a été pensé par l'adversaire, et mis en œuvre par des brigands. Il consiste, me semble-t-il, simplement en ce que les experts ont subjugué les Évêques. Mais la légitimité de ces derniers à enseigner et gouverner,  tout autant que leur pouvoir de sanctifier, ne tient pas aux dernières découvertes des experts les plus en vue, mais procède immédiatement du mandat du Christ et de l'autorité Apostolique, qui transmet fidèlement l'intégralité du dépôt de la Révélation ; c'est-à-dire la Parole de Dieu et la Tradition vécue de l’Église, avec toujours en son centre, source et sommet, la Présence éminente, réelle, substantielle, de Jésus lui-même en Personne, dans la puissance de l'Esprit.

Or le Pape a organisé lui-même d'avance le viol du Concile qu'il avait convoqué, en établissant un dit secrétariat, dont les experts étaient agrégés à chacune des commissions élues par les Évêques, pour veiller à ce que soient exprimées dans les débats un certain nombre d'idées incontournables; ceci ne suffisant pas, le Pape manipula une nouvelle fois le règlement du Concile qu'il avait pourtant approuvé, et profita de l'inter-sessions pour ériger le dit secrétariat en Commission transverse, ce qu'elle a toujours été dans la pensée du Pape, pour chapeauter cette fois, aussi le Saint-Office, jusqu'ici à part des autres commissions et ayant la prééminence sur elles toutes, étant donné sa fonction de vigilance sur l'intégrité de la doctrine de la Foi dans l’Église. Tout cela ressort des archives maintenant accessibles, et constitue la matière d'études universitaires, de thèses d'Histoire, de publications d'articles et de livres. Le donjon de la Curie romaine ainsi sapé, on pourrait s'acheminer après le Concile, de réforme en réforme de la Curie, jusqu'à la transformation actuelle des Sacrées Congrégations, qui étaient chacune un organe de la personne du Souverain Pontife, en de simples Dicastères, qui sont les services de l'administration centrale de l’Église romaine, comportant des pasteurs et des experts, éventuellement féminins comme il se doit.

Mais la main-mise des experts sur la Hiérarchie sacrée n'a pu s'imposer aussi rapidement, que parce que, de façon moins institutionnelle et plus largement répandue, on confondait depuis un moment déjà, la doctrine et la théologie. La doctrine est l'intelligence de la foi, qui éclaire les vérités divines les unes par les autres, avec la raison pour instrument, par l'analogie avec les choses créées, l'analogie des mystères entre eux, et la fin ultime de l'homme, la vie éternelle. C'est ce qu'enseigne le Concile Vatican I dans sa Constitution sur les rapports de la Foi et de la Raison.

La théologie, elle, toujours au moyen de la raison droite et dans la foi, recherche des synthèses plus larges, propose des perspectives, repère des constantes, formule des convenances, ose des réflexions. Elle le fait dans l'ambiance intellectuelle de l'époque, éventuellement en dialogue avec les courants de pensée, et n'hésite pas à relever le défi des grands systèmes philosophiques du moment, à la fois pour en montrer l'intérêt ou les erreurs, et pour défendre la foi catholique contre les attaques qu'ils pourraient mener, et le peuple chrétien contre les dangers qu'ils pourraient représenter. La théologie se distingue elle-même en théologie positive et en théologie spéculative, dans une proportion d'environ 10% pour la théologie spéculative. La théologie positive procède comme une sorte d'inventaire des données : sur telle question nouvelle ou en débat, que dit l’Écriture, que disent les Pères, qu'enseigne le Magistère ordinaire et extraordinaire, particulier et universel, qu'en ont dit les Saints et pensé les Mystiques ? Et c'est à partir de là, que les esprits forts, pas si nombreux que cela en théologie spéculative, pourront forger les opinions qu'ils soumettront à la discussion des autres, confrontant leurs réflexions et remarques, opposant leurs arguments et répondant aux objections. Très rares sont les théologiens qui ont vu certaines ou beaucoup de leurs propositions intégrées presque mot à mot par le Magistère authentique de l’Église.

Plutôt que d'user ses énergies et se répandre en accusations d'hérésies et de schismes, comme si la tunique sans couture de l’Église était si ténue qu'elle soit en lambeaux aux moindres contestations du premier esprit tordu, il serait plus approprié de dissiper la confusion des genres et de remettre chacun à sa place. Nul doute que l'eau du bocal s'en trouverait vite beaucoup plus claire. Mais pour qu'elle soit de nouveau limpide, il faut abjurer, une fois pour toute, et tous, l'esprit révolutionnaire, son obsession de la pureté rituelle qui lui vient des anciennes prescriptions mosaïques, et sa fascination pour les totalités en dehors desquelles point de salut  : « c'est seulement en éradiquant toute erreur qu'ont pourra sauver la vérité ». Mais tant qu'on agite l'eau du bocal, elle restera trouble. Il faut donc finalement retrouver confiance dans la force de la vérité elle-même, malgré les cinquante ans que nous venons de subir, et cesser l'agitation dans le bocal : rapidement les plus lourds, les plus gros, les plus acérés, seront entraînés au fond par leur pesanteur même, et ils seront bien vite oubliés; au lieu de réclamer des condamnations qui les feront remonter à la surface pour un nouveau petit tour de gloire insignifiant et vain, sur des sujets dont, en fait, personne n’est plus désormais capable de comprendre l’importance.

Je terminerai, si vous le permettez, par une double allégorie, après avoir demandé votre indulgence pour bas-clergé-en-sabots qui n'a que les visions qu'il peut. Nous sommes au casino royal, devant la roulette française, j'ai déjà eu l'occasion d'en parler. Le Christ est parmi les joueurs. Le Saint Esprit est le croupier. Le Patron, personne ne l'a jamais vu, sauf quelques rares et seulement de dos. Tous peuvent venir tenter leur chance à cette table : le premier jeton, gratuit, est donné à chacun lors de sa conception près du cœur de sa mère. La dernière partie a commencé l'an du Seigneur 2023. Vous vous souvenez : 5 janvier, funérailles de Benoît XVI, dont la devise dans la Prophétie des Papes, était "De gloria olivae"; et le 7 octobre début des massacres en Terre Sainte, affichant depuis, de manière tragique, la signification aveuglante de cette devise. Faites vos jeux... rien ne va plus.. Le croupier lance avec force la roulette, puis la bille qui saute d'un bord à l'autre et s'arrête dans une case, tandis que la roulette continue à tourner encore un moment. Enfin, le croupier proclame : le 3, rouge, impair et manque. C'est le chiffre sur lequel le Christ a misé : la sainte Trinité, le Sang de sa Passion, le sort inégal des bons et des méchants, la damnation éternelle de beaucoup. Ceux qui ont misé sur le 6, noir, pair et manque, en triplant la mise, ont tout perdu, ils sont finis. C'était la dernière partie : il n’y en aura pas d’autre. J'ai parlé ailleurs de la fin de la « deuxième mi-temps ». La table de la roulette a été renversée au cours de l'Année Sainte 2025, jubilé ordinaire romain, et centenaire de Pontevedra qui se prolongeait, comme chacun sait, jusqu'au 15 février 2026.

Nous sommes maintenant devant la table de Baccara. Le Christ ne joue pas : c'est lui le Maître du jeu, il mélange les cartes et les distribue avec une agilité stupéfiante, il les achemine, les retourne, c'est lui qui sert. Sa Mère est à la table : cette Dame de très grande classe qui impressionne tout le monde, avec invisiblement en elle, le Saint Esprit. A cette table ne sont invités que les puissants de ce monde, élus de premier rang, dignitaires ecclésiastiques. Nous, les gueux, les humbles disons-nous dans l’Église, on nous recommande de nous tenir assez loin pour être à l'abri. Mais nous pouvons regarder, surtout la grande Dame dont le regard n’hésite pas à croiser celui des autres joueurs, les cherche même ; furieux, dépités, terrifiés, de trop rares fois heureux et fiers, mais ce sont eux qui baissent les yeux. Au Baccara, on ne prend pas en compte les dizaines : on ne garde que les unités, de sorte que le chiffre le plus élevé n'est jamais plus que neuf; les têtes ou figures valent zéro. C'est ce que les joueurs ont d’emblée du mal à intégrer. Le jeu s'accélère : la dextérité du croupier est fascinante, la distribution des cartes et leur ramassage, le calcul des profits et des pertes et leur remise aux joueurs se fait plus rapide ; on sent que le Christ veut en finir. Les lettres de la dépêche de Pontmain que nous pouvons lire, nous autres comme les enfants, défilent en boucle sur la paroi, rappelant cette main terrifiante au festin de Balthasar :

"MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS

MON FILS SE LAISSE TOUCHER".

Les joueurs restent à la table de moins en moins longtemps et ils passent à la caisse recevoir leur compte ou abandonnent leurs jetons, pensant échapper; et d'autres les remplacent de plus en plus souvent, on n'arrive plus à se rappeler leurs noms, dont les listes entières sont en accès gratuit sur internet. Finalement, ils se font plus rares, encore plus inquiétants, et quelques uns vraiment rayonnants. Jusqu'à ce que s'accomplisse la promesse de Notre-Dame : "à la fin mon Cœur immaculé triomphera"; ouvrant l'accomplissement à celle du Sacré-Cœur : "Ne crains rien. Je régnerai malgré mes ennemis, et ceux qui voudront s'y opposer."


Saint Jour de Pâques - Homélie de la Grand-Messe solennelle

 

 

« Qu’as-tu vu en chemin ? J’ai vu le sépulcre du Christ vivant, la gloire du ressuscité ; les anges en sont témoins, le Suaire et les linges ! »

En évacuant le Saint-Suaire, nous transformons le Tombeau vide en un tombeau vide vide, vide de chez vide, comme on dit sottement aujourd’hui, au fond duquel s’ouvre l’abîme qui engloutira notre arrogance : « plutôt le néant que de reconnaître que nous avons péché, et non pas demander mais juste accueillir le pardon qui vient encore à nous ! » Mais cela aussi est un mensonge, car il n’y a pas de néant, ce n’est qu’une fiction de nos dialectiques : ce qu’il y a au fond de l’abîme depuis que le Christ y est passé en son âme, c’est la damnation éternelle de tous ceux qui le refusent.

En repoussant le Saint-Suaire, nous piétinons la sainte Face adorable de notre Rédempteur et Sauveur ; et nous bafouons la Relique éminente de son très Précieux Sang avant et après sa Mort qu’il a acceptée par amour pour nous. Nous refusons le message encrypté pour nous dans les fibres du tissu, il y a 2000 ans. Un message transmis pieusement par nos aînés de génération en génération, sans qu’ils ne l’ouvrent puisqu’il ne leur était pas destiné, mais seulement à nous, pour tâcher dans un acte de miséricorde et de puissance posé d’avance, de nous arracher aujourd’hui à l’orgueil de notre techno-science. Véritable film de sa bienheureuse Passion jusqu’à la Trace de sa Résurrection. Car les scientifiques ont décodé les séquences du message et les ont publiées, avec émerveillement, se demandant : « serait-ce Dieu ? » ; et la communauté scientifique unanime a conclu enthousiaste à l’authenticité du Saint-Suaire.

Face à quoi, les plus hautes autorités de l’Église, Custode du Saint Suaire à Turin, Souverain Pontife, en sont restées aux bêtises du Carbone 14, pour proférer devant le monde stupéfait et incrédule, le même reniement de Pierre : « je ne connais pas cet homme » ! Le premier Pape tétanisé devant une portière ; et maintenant la Reine dominée par la même servante... Mais le Saint Père ne semble pas se rendre compte qu’en tournant ainsi le dos à la science, l’Église abdique l’intelligence et dégrade du même coup la vraie foi, en une confession arbitraire, une croyance mythologique.

Je vous donne donc la suite du programme. D’abord, la lecture des chapitres 8 et 9 de saint Jean, qui commencent, comme par hasard, par la femme adultère ; le chapitre 8 pour le régime actuel chez nous et dans les autres pays du monde, le chapitre 9 pour les dignitaires de l’Église.

Chapitre 8. La vérité vous rendra libres. Comment peux-tu dire la vérité nous rendra libres ? Nous sommes les enfants d’Abraham et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Menteurs ! Le cœur de votre religion n’est-il pas la délivrance de l’esclavage d’Egypte en traversant la Mer Rouge à pied sec ? Exode prodigieux qui n’a pas converti vos cœurs rebelles, vous qui avez murmuré au désert pendant quarante ans, protestant de retourner en Egypte, où vous étiez paraît-il si bien, autour des marmites de viande, avec les oignons et les concombres ! Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham : lui n’a pas cherché à me tuer ; vous, vous faites les œuvres du diable votre père, menteur et homicide dès le commencement. Nous voyons bien que tu as un démon : nous, nous avons Dieu pour Père ! Si vous étiez de Dieu, vous m’accueilleriez, parce que je suis sorti de lui ; je ne suis pas venu de moi-même, c’est lui qui m’a envoyé. Abraham a vu mon jour et il a été dans la joie. Toi qui n’as pas cinquante ans, tu as vu Abraham.. En vérité, en vérité je vous le dis : avant qu’Abraham ne vienne à l’existence, moi, Je Suis !

Chapitre 9. Comment se fait-il que tu voies ? Le Baptême reçu de vos mains, messeigneurs, m’a illuminé, et maintenant, je vois. Ils ne voulaient pas croire qu’il avait été aveugle et interrogent les parents : mais ceux-ci avaient peur, parce qu’ils avaient fait savoir que ceux qui croiraient en lui seraient exclus de la communauté. Une deuxième fois ils l’interrogent : comment donc t’a-t-il ouvert les yeux et d’où est-il ? Voilà bien l’étonnant : que vous ne sachiez pas Qui il est. Toi qui n’est que péché tu nous fais la leçon ? Et ils le jetèrent dehors. Alors Jésus dit : je suis venu pour un jugement, afin que ceux qui sont aveugles puissent voir ; et que ceux qui voient deviennent aveugles. Alors ils lui disent : serions-nous aveugles nous aussi ? Il leur dit : si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais vous dites : nous voyons. Votre péché demeure.

Ensuite, la lecture d’Ezéchiel. Et d’abord les tout premiers chapitres : la Gloire du Seigneur ; parce que Dieu, le Dieu des Armées, va remettre de l’ordre dans sa Maison. Ensuite, chapitre 16 allégorie de la Synagogue pêle-mêle mais surtout l’Egise. A ta naissance, personne ne t’a lavée de ton sang ; et dans la poussière où l’on t’avait jetée, je t’ai regardée et je t’ai aimée. Je me suis occupé de toi ; puis tu as grandi et tu es devenue très belle. Alors, parée de tous mes cadeaux, ivre de ton élévation car j’avais fait de toi une reine, tu t’es précipitée sur des amants, une chamelle folle nous dit Jérémie, croisant ses traces sur toutes les collines ; ils abusaient de toi en se moquant de toi. Alors je t’ai châtiée par le bras d’un peuple brutal dont tu ne comprenais pas la langue, tu faisais de ton dos un chemin pour qu’il passe. Tes sœurs plus jeunes ont pris le pas sur toi et s’effrayaient de voir jusqu’où tu tomberais. Ton ventre collé à la terre, tu crieras vers moi, et je te relèverai. Tes soeurs seront de nouveau tes servantes, confondues par l’ardeur de mon amour pour toi, car je te rétablirai et tu seras plus splendide encore.

Puis, chapitre 34 à 37. Chapitre 34 contre les mauvais bergers qui s’occupent d’eux-mêmes au lieu de s’occuper du troupeau. Je leur reprendrai mes brebis d’entre les dents, et c’est moi-même qui les conduirai sur des pâturages, et elles y prospéreront ; je les confierai à des pasteurs selon mon cœur prêts à donner leur vie pour elles. Chapitre 35 contre les païens et autres supplétifs des zones dites de non droit : je vous avais appelés pour châtier mon peuple, mais vous avez dépassé la mesure et donné libre cours à la vengeance alors que je n’étais que faiblement en colère. Je vais m’occuper de vous, et vous reconnaîtrez ma fidélité envers mes élus, et vous servirez leur triomphe. Le chapitre 36 annonce la fin du châtiment et un prompt relèvement à stupéfier les Nations. Chapitre 37, les ossements desséchés, on n’insistera pas sur les descriptions détaillées à cause des petits enfants, mais ce sera bien une résurrection dans une formidable Effusion de l’Esprit, et la connaissance du Seigneur sera dans tous les cœurs, mieux que l’eau ne couvre les mers.

Et finalement les chapitres 40 jusqu’à la Fin : reconstruction du Temple, la source qui jaillit de l’Autel et restaure toutes choses ; retour de la gloire du Seigneur en sa Maison et tous les thèmes qui seront repris pour l’Apocalypse. Voilà ce que fera l’amour implacable du Dieu vivant!

Samedi Saint. Premier Samedi du mois - Homélie de la Messe de la Résurrection

 

  

 

Nous est-il permis d’imaginer ce qu’il se passe dans l’âme de la Sainte Vierge, lorsque Jésus vient à elle et lui dit, sans même se plaindre : « Ils ne veulent pas de moi ! »

Et oserons-nous formuler la réponse qu’il reçoit ? « Mon Cœur immaculé sera ton refuge et le chemin qui te mènera au ciel. »

Ces mots les replongent immanquablement, Lui et Elle, dans les Jours Saints de la Passion, quand est venue l’Heure du Calvaire ; quand il a voulu avoir la consolation et le soutien de sa Mère, bien que son plus cruel tourment fût de voir comme elle souffrait. Mais pour la deuxième phrase, le chemin qui te mènera au ciel, la détermination de la Vierge Marie debout près de la Croix de Jésus, le renvoyait à sa propre prophétie renouvelée trois fois : le troisième jour, le Fils de l’Homme ressuscitera ! Et à sa prière, que dans les cris et les larmes, il présenta à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de sa piété.

Depuis, nous avons eu deux mille ans de prédication apostolique ; nous sommes à plus de cent ans des apparitions de Notre-Dame à Fatima et du miracle de la danse du soleil, aux cent ans de la double apparition de Pontevedra, bientôt Thuy ; de sorte que Jésus et Marie n’ont plus aucune illusion. Mais nous en avons quelques unes, disons-le tout de go, parce qu’elles flattent secrètement notre orgueil spirituel, et diffèrent encore la conversion radicale que nous avons à faire pour rendre à Dieu toute sa place, notamment en matière de jugement, de condamnation et de châtiment. C’est pourquoi il nous faut mettre à profit la coïncidence providentielle cette année, du premier Vendredi du mois avec le Vendredi Saint, et du premier Samedi du mois avec le Samedi Saint, qui éclaire non seulement notre dévotion au Cœur immaculé de Marie, mais aussi la rénovation des promesses baptismales que nous venons de vivre, puisque la consécration à Marie est le moyen le plus simple et le plus sûr d’y être fidèle. Premier Vendredi du mois, pas de Messe ! Euh.. en l’honneur du Sacré-Coeur et en réparation de nos péchés ? Non, seulement la Communion en viatique et puis plus rien. Premier Samedi du mois, communion en réparation ? Non : ni messe ni communion, et des pratiques réduites à leur plus simple expression : le chapelet, et le plus essentiel, l’intention réparatrice ; des vêpres presque lugubres, si ce n’étaient le ton festif de l’oraison, mais pas la conclusion, et les éclats de l’étole dorée, selon la rubrique des premières Vêpres de Pâques.

Et finalement, au milieu de la nuit, cet évangile de la Résurrection, avec la descente fulgurante de l’Ange qui roule la pierre et s’assoit majestueusement dessus. Les gardes remplis de terreur, sont comme morts ; des morts vivants. Mais vous qui cherchez Jésus le Crucifié, n’ayez pas peur. Il n’est pas ici, il est ressuscité et vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme au temps des premières rencontres, et des révélations familières de son Amour éternel. Mais surtout, le formidable tremblement de terre, ébranlement des forces cosmiques, célébré depuis trois jours à la fin de l’Office des Ténèbres : un petit chahut d’écoliers tapant sur leurs pupitres dès qu’on éteint la lumière ; saints et irréprochables dès que celle-ci revient. Les chers enfants..

Alors pour nous aussi : « Mon Cœur immaculé sera ton refuge et le chemin qui te mènera au ciel. » L’un d’entre vous a écrit quelque part, en substance : « dans les impasses où le bloquait l’incurie romaine, la découverte de l’Immaculée avec saint Maximilien Marie Kolbe, et l’établissement dans le monde de la dévotion au Cœur immaculé de Marie, demandé à Fatima, ont été pour notre père, le refuge et la voie royale qui lui indiquait ce qu’il devait désormais faire. » Entraînant à sa suite les âmes généreuses que nous connaissons. Mais ce n’est pas tout à fait pareil pour nous. De fait, nous ne pensons pas spontanément, que la dévotion au Cœur immaculé de Marie nous a été donnée, d’abord pour sauver notre âme. Si Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même a voulu avoir besoin du Cœur immaculé de Marie pour refuge afin de pouvoir aller jusqu’au bout, à combien plus forte raison ne réussirons-nous pas à traverser l’épreuve qui nous est proposée, sans son secours. Allons-nous indéfiniment rejouer la deuxième mi-temps, alors que le Seigneur est impatient de commencer la troisième ? Inon, il ne s’agit pas d’abord d’empiler les œuvres pies jusqu’à infléchir le cours de la Justice divine : il s’agit, avec crainte et tremblement, dans une totale humilié, de se sauver d’abord soi-même, et ensuite les autres.

Alors, au fond, vous êtes en train de nous dire qu’il ne faut plus prier pour la conversion des pécheurs, ni offrir des sacrifices pour les empêcher de tomber en enfer ? Voilà, tout de suite le clash pour éviter les remises en cause qui ouvriraient la voie à notre conversion : c’est comme cela dans toutes les boutiques de l’Église et sur tous les réseaux sociaux cathos. Je voudrais simplement que l’on prolonge la réflexion de saint Augustin entendue ces jours-ci en deuxième Nocturne du Jeudi Saint : tu détestes les méchants ; mais sais-tu s’il ne se convertira pas demain, éventuellement par tes prières, et qu’il ne devienne un frère : tu aurais alors détesté un frère ! Or saint Thomas ajoute en remarque : tu ne sais pas non plus s’il ne s’endurcira pas jusqu’à se perdre, de sorte que tes prières seront inutiles pour lui. Or comme nous ne savons pas qui est élu et qui sera réprouvé, notre prière se porte vers tous, en sachant que pour beaucoup elles seront inutiles. C’est un peu comme nous faisons pour les indulgences. Nous offrons des messes en suffrage, en présumant que notre cher défunt est au Purgatoire ; si possible nous lui gagnons l’indulgence plénière qui est accessible quotidiennement aux conditions habituelles, afin de lui ouvrir le Ciel. Si effectivement il est au Purgatoire, le voilà instantanément acheminé au paradis par les Anges, d’où il ne manquera pas de nous renvoyer l’ascenseur ; s’il est en enfer, ce qu’à Dieu ne plaise, il n’est pas concerné par nos prières, et nos suffrages sont attribués à une autre âme connue de Dieu, avec mention spéciale pour celles consacrées à Marie ; s’il était déjà au Paradis, le voilà qui brille d’un nouvel éclat et capable de largesses supplémentaires : on vient de m’offrir une messe, que je transferts volontiers à telle âme en Purgatoire, ou que j’offre à Notre-Dame pour qu’elle en dispose selon son bon plaisir à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité ; ah il est consacré à Marie selon la formule de saint Louis-Marie Grignion de Monfort, pas étonnant qu’il soit déjà ici !

Voici donc ce que je suggère, afin que chacun y réfléchisse par devers soi : je dis simplement que nous prions pour la conversion des pécheurs et que nous offrons des sacrifices, notamment en récitant à la fin de chaque dizaine la prière demandée à Fatima : « ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, et conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. » Ensuite de quoi, nous ne passons pas trop de temps ni d’énergie pour les méchants, surtout quand c’est au détriment de notre attention, de notre affection, de notre disponibilité et service, en un mot de notre amour pour les bons, qui sont généralement nos plus proches, consacrés comme nous-mêmes à Dieu et à Marie, et qui font tout leur possible pour rester, comme nous aussi et avec nous, fidèles au Christ dans les temps troublés où nous sommes. Je terminerai donc par quelques exemples.

Les bons, pour moi qui suis Frère ici, c’est celui qui est lié avec moi au même banc par les liens sacrés des vœux de religion ; c’est vrai qu’il n’est pas gâté ; nous non plus du coup ! Et c’est pareil chez les Sœurs, avec la sœur du bout du banc, là… Monsieur Vincent est le premier et Patron des aumôniers de Marine, car il était l’aumônier des galères royales ! De fait, si nous n’étions pas chrétiens, nous pourrions parler de boulets. Cela vaut aussi pour les chefs dans tous les groupes. Mais les supérieurs n’ont pas besoin qu’on les harcèle de dizaines de stratégies contradictoires, ils ont besoin de seconds qui leur disent sincèrement ce qu’ils pensent, et ensuite mettent en œuvre loyalement ce qui est demandé. Nous avons si peu de patience à expliquer, à aider, à supporter avec le sourire, à nous complaire franchement dans l’affection fraternelle des bons, parce que nous n’en finissons pas de débusquer, analyser, expliquer, démonter, réfuter, les erreurs des méchants qui ne liront jamais nos exposés et n’ont que faire de nos raisons et de nos prières, et même les hérésies jusqu’au plus haut sommet de l’Église, ce qui est tellement stressant ; devant l’ordinateur jusqu’à deux minutes avant l’office, heureusement qu’un frère me présente ma coule dans laquelle je bondis à la sacristie, le départ de la procession déjà donné. Mais pour en revenir à notre boulet de tout-à-l’heure, au féminin ça fait boulette, ne rigolons pas trop vite : il nous précédera peut-être dans le martyre, ne serait-ce que parce qu’il n’aura pas vraiment compris les raisons métaphysiques et théologiques de ce qu’il se passera à ce moment suprême ; et elle se précipitera en travers du coup qui m’aurait été fatal, parce qu’à force de patience de ma part, elle se sera imaginé qu’elle était ma préférée, comme au carmel de Lisieux.

Et pour vous, cachés au fond derrière les Sœurs, j’ai aussi des exemples. Pendant tout l’après-midi, j’ai été pourri par mon chef devant mes propres subordonnés : quel renard, je suis en rage ! Il a sans doute appris qu’il serait dans la prochaine charrette. Je tâche d’offrir tous ces sacrifices en réparation des offenses au Cœur immaculé de Marie, quelle moisson abondante, et pour sa conversion ; amassant ainsi au-dessus de sa tête des charbons ardents et laissant la suite à Dieu selon l’Apôtre : à moi la vengeance, dit Dieu, c’est moi qui rétribuerai. Justice sera faite, je peux donc arrêter d’y penser, et me réjouir qu’enfin à la maison je serai tranquille avec ma petite femme et mes enfants, et la cour céleste, que des gens bien, quelle merveille ! Or juste en arrivant, notre petit de quatre ans est là dans l’entrée, il braille tout ce qu’il sait, en plus le métro était bondé et avec tous ces ramassis de gens qui viennent de nulle part pour encombrer les couloirs, j’ai failli louper ma correspondance. Je fais taire le marmot, et ma femme arrive pour m’agonir de reproches : « et en plus, tu es absent toute la journée ». C’est qu’elle-même est malheureuse parce que voilà deux neuvaines qu’elle fait sans aucun résultat pour la conversion d’une collègue qui est.. musulmane ; ils sont spécialement coriaces, notamment par la main mise de la communauté, surtout en tant que femme. Et je m’aperçois au bout de trente secondes, qu’il ne s’agit plus du tout de notre pauvre petit garçon, mais un flot de paroles je ne sais même pas de quoi elle parle, un problème de toute façon insoluble. Et je ne pense pas qu’en réalité, maintenant que je suis rentré, elle a tout simplement besoin de me sentir là, à cause d’une certaine inquiétude qui monte, qui monte, dans l’air que nous respirons..

Mais cette fois il n’y aura pas de pleurs, parce que tout en parlant, elle pense à quelque chose : exceptionnellement, nous pourrions ne pas dire le chapelet en famille, d’ailleurs mon mari sera sûrement d’accord et nous sommes tous fatigués. Ainsi, pendant qu’il lira une histoire aux deux petits dans leurs lits, j’aurai quelques instants de tranquillité sur internet pour aller voir.. Pour aller voir quoi ? Eh bien, pour savoir si les grands fauves sont encore là ou s’ils se sont dévorés entre eux ; si les loups ont remplacé les requins selon la fiche d’alternance dictée de l’étranger ; ou au contraire, si les boucs et les cochons ont tout fait capoter, comme d’habituuude.. Mais les choses ne se passeront pas comme cela. Car notre aîné sort de sa chambre et nous interrompt pour débiter des histoires à dormir debout, ce serait moindre mal d’ailleurs, pour finir que la greluche couverte de tatouages avec son piercing dans le nez que nous avons aperçue une fois, doit venir dormir à la maison le week-end prochain, dans sa chambre pour ne pas nous déranger. Alors là, le monde peut s’écrouler, je dois avoir tout de suite une conversation entre hommes avec mon fils. Nous, ce n’est pas un plan A, un plan B, un plan C, pour arriver finalement en plan D à ce que nous voulons : c’est oui, oui ; non, non. La droiture de notre comportement, une certaine maîtrise de soi et une parole à laquelle on pourra se fier, voilà ce qui rassurera celle qui un jour deviendra ta femme. Tout le reste n’est que foutaise : pas de ça chez moi ! Notre grand gaillard repart furieux vers sa chambre en marmonnant « j’en ai marre de tout ça » et il s’y engouffre en claquant la porte. Mais il sait qu’il pourra compter sur son père quand il en aura vraiment besoin.

Car le plus important désormais est d’inculquer à nos grands jeunes, à nos moyens jeunes, et même aux petits enfants, non pas qu’il faut être gentil avec tout le monde, morale kantienne dirait le père, mais un attachement à Jésus au-dessus de tout : qu’ils aient sous les yeux dans leurs parents le témoignage qu’on aime Jésus plus que tous les autres, ses enfants, ses parents, ses frères et sœurs et le préférer même à sa propre vie ; et leur répéter jusqu’à en faire une sorte de réflexe, qu’on est prêt en quelques secondes à se faire tuer pour lui rester fidèle.

 

Un labyrinthe obscur - Poème et tableau de Nadia-Marie Fornerod (Genève)


Jeudi saint - Homélie de la Messe solennelle du Soir


 Télécharger en pdf


« La vie éternelle, c’est de te connaître toi, le seul Dieu, le vrai Dieu ; et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Dieu a fait connaître la Génération éternelle du Verbe et l’Action de Grâces infiniment parfaite dans l’Effusion de l’Esprit Saint : Il lui a donné d’être un seul Dieu avec lui en lui donnant d’être éternellement avec lui la Source de l’Esprit ; et il le lui a donné en l’engendrant. Telle est la Vie de l’Être infini qui est Dieu, le seul Dieu, le vrai Dieu. Or saint Thomas remarque, comme en passant : si l’on considère l’ordre d’origine, alors le Saint Esprit est le Troisième de la Trinité, puisqu’il procède du Verbe et de son Principe, le Père ; mais si l’on considère son mode de Procession comme Amour, alors il n’est pas le troisième, mais entre le Père et le Fils, comme le Lien de leur Amitié qui procède de l’Un et de l’Autre, l’Amour répondant à l’Amour et réciproquement. Comme dirait le père, « circumincessante Charité » du Père et du Fils et du Saint Esprit qui est Dieu. On aimerait s’arrêter là, et simplement regarder…

Or justement, Dieu voit de toute éternité, dans les richesses infinies de son Verbe, ce sont ce que nous appelons les Idées divines dans l’indigence de notre compréhension des choses de Dieu, ce que serait le Verbe incarné et sa Mère ; longtemps plus tard, la définition dogmatique précisera « dans un unique décret de prédestination ». Ce serait alors la Génération éternelle du Verbe et l’Action de Grâce infiniment parfaite dans l’Effusion de l’Esprit Saint, qui se prolongerait à l’Âme et au Corps du Christ : sa sainte Humanité unie hypostatiquement à la Personne du Verbe, qui aurait par cette union-même, aussi l’Onction plénière du Saint Esprit, qui passerait immédiatement à sa Mère ; puisque c’est en elle et d’elle, dans son âme et son sein et son Cœur, que vivrait l’unique Mystère. Elle est là, l’Immaculée entrevue par saint Maximilien-Marie Kolbe, entre le Père et le Fils dans la plénitude de l’Esprit Saint. On aimerait s’arrêter là, et simplement regarder…

Mais cette contemplation n’a pas été cachée, comme en récompense à quelques âmes d’élite seules : le Mystère a été révélé en réponse à l’iniquité de l’univers, pour nous les hommes et pour notre salut ! Un peu comme dans la parabole des vignerons homicides : « ils respecteront mon Fils ». L’Incarnation est donc d’emblée rédemptrice. De fait, en entrant dans le monde, le Christ dit : tu n’as voulu ni offrande ni sacrifice, mais tu m’as fait un corps ; alors j’ai dit, voici que je viens, ô Dieu, pour faire ta volonté. Il est là aussi, le privilège de la Conception Immaculée de Marie, en vue des mérites du Christ, ou comme dit l’oraison du Missel romain, par une grâce venant déjà de la Mort de son Fils. Car les temps parvenus en un instant à leur plénitude du fait de l’Incarnation, ont besoin de plusieurs années avant et après pour ne pas être pulvérisés par le Mystère, mais l’insérer chronologiquement dans l’Histoire.

Dieu envoya son Fils, né de la Femme, né sujet de la Loi afin de racheter les sujets de la Loi, et pour faire de nous des fils ; et la preuve que vous êtes des fils, c’est que Dieu a répandu dans vos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie « Abba, Père ». Bien qu’il fût le Fils, il apprit de ce qu’il souffrît, l’obéissance ; et ainsi parvenu à sa perfection par les souffrances qu’il endurât, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent, la cause du salut éternel. Génération éternelle du Verbe et Action de Grâces infiniment parfaite dans l’Effusion du Saint Esprit, vécue pendant des années de vie cachée puis de façon sanglante, sous les coups de nos péchés, et dans les blessures qui les expient et les réparent tous et chacun, comme la matière du Commandement du Père qui est Vie, et de l’Egale Obéissance du Fils qui submerge tout dans leur commune Charité, elle-même en Personne la rémission des péchés.

En cet instant à la densité extrême, la « circumincessante Charité » répandue une fois pour toutes au Calvaire, porte simultanément par la souffrance de compassion, la maternité divine de la Vierge Marie, à la plénitude de sa maternité universelle : Femme, voici ton fils ; voici ta Mère. Et à partir de cette Heure-là, le disciple la prit chez lui. Après quoi, sachant que désormais tout était achevé, et pour que l’Ecriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit : « J’ai soif » ; puis, ayant prit le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli » et, inclinant la tête, il transmit l’Esprit. Il faudra trois jours, comme Jésus l’avait dit en témoignage des Écritures, pour que sa gloire soit montrée aux témoins choisis d’avance ; et cinquante jours pour que l’Esprit soit visiblement répandu sur l’Église et par elle sur le monde ; et des siècles et des siècles pour que la fécondité du Sacrifice soit mise en œuvre de génération en génération, jusqu’à sa Manifestation eschatologique et définitive.

Nous croyons en effet, que le Sacrifice unique, sublime adoration, profonde action de grâces, intégrale expiation, irrésistible imploration, revêt également une modalité non sanglante, sacramentelle, réitérable et participable. Ah ! Il arrive enfin au sujet du jour.. Du Sacerdoce, l’image la plus juste que je connaisse, est la vision d’une âme privilégiée, ici on marche un peu sur des œufs : c’est avant la messe, elle voit Jésus à l’entrée du sanctuaire, tourné vers l’Autel de son propre Sacrifice, qui regarde un peu arrière par dessus son épaule droite, vers la porte d’arrivée de la sacristie. Effectivement, le prêtre s’avance lentement vers le sanctuaire, revêtu des habits sacerdotaux, se fond dans la Personne du Christ et la Messe commence. Nous n’insisterons pas sur la mort du Christ rendue sacramentellement présente par la double transsubstantiation au Corps et au Sang du Seigneur, des Saintes Espèces séparées sur l’autel ; pour en venir à la richesse infinie de l’Hostie consacrée : le Corps ressuscité du Christ sous les apparences de l’hostie ; et là où est son Corps, comme dit saint Thomas par présence concomitante, là aussi est son Âme puisqu’il est vivant ; hypostatiquement unis à sa Personne, puisque c’est un seul et le même, selon l’Humanité qu’il tient de la Vierge Marie, et selon la Divinité qu’il possède éternellement avec le Père et le Saint Esprit ; comme un seul Dieu, dans la Trinité des Personnes et l’unité de leur Nature.

Vous ne pouviez donc pas, chers Frères, choisir de meilleur moment pour renouveler vos vœux religieux, que celui de la Communion : celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi et moi je demeure en lui ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Génération éternelle du Verbe, Action de Grâces infiniment parfaite dans l’Effusion de l’Esprit Saint, se terminant à la sainte Humanité de Jésus-Christ présent sous les apparences de l’Hostie reçue en Communion, vrai Corps né de la Vierge Marie, d’où jaillissent le Sang et l’Eau en pitié et douceur, ô Jésus, Fils de Marie : « circumincessante Charité » dans l’âme du croyant, qui l’entraîne jusque dans la vie éternelle. Pour finir, je reprends en substance les paroles prophétiques de Frère Bruno après l’oratorio de saint Maximilien-Marie Kolbe : « le saint nous a saisis et nous pousse à renouveler du fond du cœur notre consécration à l’Immaculée afin de lui servir d’instrument dans son combat, car l’Heure est venue. Si je le pense et si vous ne le pensez pas, alors c’en est fini de notre communauté ; si nous le pensons et que les familles et les amis ne le pensent pas, alors c’en est fini de nos familles et de nos amis. C’est donc une démarche à laquelle chacun doit réfléchir en conscience, au plus intime de son âme ». Un peu comme à la fin du chapitre 6 de saint Jean : voulez-vous partir vous aussi ? A qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle ; quant à nous, nous croyons que tu es le Saint de Dieu. Et là, nous retrouvons l’histoire, et cette nuit redoutable où nous serons invités à veiller et prier pour ne pas entrer en tentation : Jésus leur répondit, « n’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous, les Douze ? Et l’un d’entre vous est un démon. » Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote ; c’est lui en effet qui devait le livrer, lui, l’un des Douze.

24 février 2026

La Tour de Babel - Poème et tableau de Nadia-Marie Fornerod (Genève)

 


Jeudi 1 Carême : Sur la parabole du Jugement Dernier

 

 

On comprend facilement pourquoi on a cette page d’Evangile dans les premiers jours du Carême : le Mercredi des Cendres donnait les pratiques du Carême dans la prière, l’aumône et le jeûne ; alors la Parole de Dieu expose pendant les premiers jours ce qu’est le jeûne qui plaît à Dieu, les enjeux de l’aumône, et bientôt la prière avec le Notre Père.

Mais il faut surtout voir la complaisance avec laquelle Jésus rappelle ses souffrances rédemptrices, et la bienheureuse réponse qu’il a reçue de nous : j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger et vous m’avez accueilli ; j’étais nu et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison et vous êtes venus jusqu’à moi ! A commencer bien sûr, par la Vierge Marie, elle qui lui a donné sa chair et son sang et tout le reste ensuite, elle seule, bien avant qu’il soit question de la participation de l’Église à ces mystères. En écho, l’émerveillement des élus : tu avais faim, et nous t’avons donné à manger ; tu avais soif et nous t’avons donné à boire ; tu étais un étranger et nous t’avons accueilli ; tu étais nu et nous t’avons habillé ; tu étais malade et en prison et nous sommes venus jusqu’à toi ! Bonheur éternel, en vérité, qui glorifiera le vrai Dieu, le Dieu vivant, qui s’est révélé non seulement dans l’adoration de sa Majesté, mais dans l’abaissement de sa Charité, laquelle nous a rendus capable de réellement le servir et aimer en retour.

Tout autre, au contraire, l’amertume du Sacré-Coeur de Jésus, lorsqu’il évoque ses souffrances qui seront vaines pour tant d’ingrats : j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade, et vous ne m’avez pas visité ; j’étais en prison, et vous n’êtes pas venus jusqu’à moi… Alors, ceux qui viennent d’entendre la funeste sentence : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges », devant la révélation de tant de souffrances, « tous le verront, même ceux qui l’ont transpercé », ne sont pas apeurés, confondus, pleurant, suppliant, regrettant – pour ceux-là, nous pourrions prier et offrir des sacrifices en réparation pour qu’ils se convertissent, aient le temps de faire pénitence, ou soient même rattrapés in extremis – mais non, ils relèvent la tête avec une arrogance inouïe, et incriminent le Christ, Verbe incarné, Rédempteur, Législateur et Juge universel : quand donc t’avons-nous vu avoir faim, soif, être étranger, nu, malade ou en prison, - toutes ces souffrances pour les sauver ne les intéressent pas - , sans nous mettre à ton service ? Comme pour dire : ce jugement, c’est du n’importe quoi.. De tels endurcis, comme dit l’Apôtre, prenez-les en pitié mais en détestant jusqu’à la tunique souillée par leur chair !

Or nous apprenons ces jours-ci, et chaque jour fournit sa cargaison d’atrocités, que beaucoup de ceux qui dirigent les pays du monde et ont quelque influence que ce soit sur la vie des populations, appartiennent à cette espèce-là. Certes, on sait depuis des dizaines d’années tout cela, et quelles en sont les causes, et quels sont les moyens d’en sortir. Ils étaient déjà couverts de sang par l’avortement, première cause de la mortalité dans le monde, plus de cinquante millions de morts chaque année. Mais désormais, les preuves sont données par mails, récits, photos, vidéos, témoignages de rescapés, de ce que sont ces gens et de ce qu’ils font, avec les listes de leurs noms : une dépravation de la sexualité qui défie l’entendement ; des crimes de sang qui dépassent tous les phantasmes de la barbarie la plus cruelle – nous savons maintenant ce que fait cette élégante de 80 balais, pour avoir une peau de bébé ! - ; et l’abomination de la désolation : le culte de satan à la place de l’adoration de Jésus-Christ ! Et ce sont ceux-là qui votent les lois, dessinent la mode, établissent le paradigme des sociétés de demain, kaporalisent la pensée, jugent et punissent les déviants, répriment les récalcitrants.

Au moins, cette fois, le qu’en dira-t-on qui nous tétanise, nous catholiques français, sera définitivement liquidé ! Le Christ a tiré la chasse, excusez la poésie de l’image, et tous ceux-là ne méritent d’autre considération que ces matières qui s’élèvent et s’abaissent à tour de rôle et s’entrechoquent, parce qu’elles sont déjà en train d’être englouties dans l’abîme avec un horrible bruit. En vérité, le pouvoir est à terre, et il sera à celui qui le ramassera. Mais il ne s’agit pas de conquérir des institutions écroulées qu’on ne relèvera plus. Prenons conscience que les BRICS qui sont, pour beaucoup, des païens et des communistes, et l’Orhodoxie, font maintenant figure de vertu par rapport à ce qu’est devenu l’Occident autrefois chrétien ; prenons conscience que d’autres sont à l’affût et en embuscade, et qu’eux savent se battre. Alors nous ? « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre, dit Jésus ressuscité. Donc allez ! » L’ordre temporel a été remis par le Christ, aux Baptisés, aux Fidèles laïcs, particulièrement aux pères et mères de famille et à leurs enfants ; à personne d’autre. Et il a donné pour l’étape où nous sommes, la dévotion au Cœur immaculé de Marie comme bouclier, et comme arme le chapelet.

A ce propos, ce qui est caché aux généraux et amiraux de France, est révélé aux enfants, même petits. Puisqu’il était question de la Confirmation ce matin, je vais citer le droit canonique : tout catholique est tenu gravement de recevoir le Sacrement de Confirmation au temps opportun, c’est-à-dire pour le rite latin, à l’âge de raison ! Donc, tout petits, vous avez été suffisamment raisonnables pour être admis à l’Eucharistie, vous avez fait votre première Communion : il faut demander à être Confirmé sans tarder. « Mais ma petite chérie, et toi mon pauvre garçon, vous voulez être soldats du Christ ? Oui, nous combattons avec le Cœur immaculé de Marie contre le diable, et pour cela nous récitons le chapelet tous les jours » ! J’en profite pour vous féliciter de la façon dont le chapelet est récité ici : énonciation du Mystère, fruit du mystère, Notre Père, dix Je vous salue Marie dans la foulée et à toute vitesse, Gloire au Père, et la petite adresse finale demandée à Fatima qui fait toute la différence ; puis deuxième Mystère et ainsi des cinq. Quand c’est fini, au revoir et merci : « ai-je bien prié, ai-je médité, c’était bien, c’était raté, j’étais distrait ? En plus, c’est répétitif, on n’en peut plus.. ». Mais la grâce puissante du chapelet est tellement plus profonde que toussa ! Le chapelet est la fronde de David contre Goliath. En matière d’armement, on a beaucoup progressé depuis David et Goliath. Quand on dit le chapelet, il faut penser au tir de barrage : on tire en face n’importe comment et surtout sans s’arrêter ; l’Ennemi est empêché et bloqué par la puissance de feu. Cela, pour la défensive. Et pour l’attaque, il faut penser aux orgues de staline : une cinquantaine de tuyaux comme ceux d’un orgue, mais pour une autre musique, embarqués sur des camions, qui envoient des croquettes chacun à son tour en quelques secondes et en continu, jusqu’à ce qu’on puisse avancer et reprendre le terrain.

En vérité, le génie de votre père voyant monter la crise, a été l’humilité de prendre le moyen qui était offert par le Ciel, la dévotion au Cœur immaculé de Marie, et d’avoir établi cette dévotion sur les maisons qu’il fondait, sans épuiser son énergie à supplier le Saint Père d’en faire la promotion. Il a découvert alors, et de plus en plus, que tout était dans ce Cœur. « A la fin, mon Cœur immaculé triomphera » a promis la Sainte Vierge ; et le Sacré-Coeur de Jésus à sainte Marguerite-Marie : « Ne crains rien, je régnerai malgré mes ennemis et ceux qui voudront s’y opposer ». Je termine toutes mes prières par ces deux promesses !

21 février 2026

Commentaire face à PdV - La sobre froideur caÏnesque (Levinas)

 (Sur l'émission du 9 janvier 2026)


Toute la France est derrière eux.. Mais les Parisiens, ces jours ils avaient piscine, c'est ça, et ils s'excusent de n'avoir pas rempli les rues adjacentes à défaut de la plus belle avenue du monde, probablement interdite aux gens, comme d'habituuude

Apparemment votre définition de la Nation est soit indigente, soit à revoir, ou plutôt les deux. Surtout qu'un autre mot dit tout..

Derrière les paysans, c'est l'indépendance d'esprit ! Pacte nuptial de l'homme et de la nature, remontant au Créateur. Comme vous avez raison : quelle merveille ! On comprend alors que ceux qui les abattent plus encore que leurs troupeaux n'auront aucun état d'âme.. Qui pour se mettre en travers et les sauver ?

Les crises agricoles sont des crises de civilisation : les paysans tiennent le terrain, ils tiennent les sources de la vie; comme papa et maman tiennent les sources de l'humanité.

Voici donc ma réponse aux deux questions précédentes: l'autre mot mieux que la nation, c'est le Royaume de Jésus-Christ et de Marie; et celui qui se mettra en travers, "C'est Moi, dit Dieu, et ma gloire je ne la donne à aucun autre"!

L'Histoire avec un grand H, mon Dieu où va-t-on ? Ah, d'accord.. Qui donc avait dit de qui : "il entrera peut-être dans l'histoire, mais en tout cas il sera sorti de la géographie" ?

Mandon n'est pas amiral, c'est un aviateur. La Marine exige de plates excuses.

Ai-je mal entendu ? "On pourra tuer son enfant", horresco referens comme on dit de plus en plus souvent.. Mais depuis 1975, année sainte sous Paul VI, que fait-on dans la douce France ? Vous n'en avez pas encore soupé du peuple souverain, canard sans tête qui répand partout son propre sang? Honte aux "sages" évidemment, mais que vous faudra-t-il pour faire amende honorable au vrai Roi de France, le Christ, et implorer son secours ?

Tuer son frère.. Levinas avait ce mot magnifique : "la sobre froideur caïnesque" devant "le visage qui me regarde" au double sens du regard, et qui me concerne, m'interpelle, me juge "dans une dimension de hauteur : Tu ne tueras point" ! Mais aussitôt : ce n'était rien. Compendium de Doctrine Sociale.. c'est gratuit, ne me remerciez pas : rentrez seulement en vous-même.

Merci, Monsieur, derrière Bernanos il y a le Christ qui désigne son adversaire "depuis le commencement : menteur et homicide". Nous prenons acte que la constitution actuelle de la France donne la préférence à la mort, au titre d'une année "utile", merci pour les bons vœux. Mais les réalités sont celles "d'une année de grâces.. et de vengeance pour notre Dieu", si l'on donne la citation complète ; le seul Dieu, le Dieu vivant, le vrai Dieu, notre Seigneur Jésus, Christ et vrai Roi de France par son Sacré-Cœur.

"La vérité ne triomphe jamais, mais ses ennemis finissent toujours par mourir". Très belle formule que je confirmerai par celle de saint Jean dans sa première lettre : la victoire sur le monde, c'est notre foi! Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie. Qui dirait mieux ? Jésus est ressuscité !

"Alain Delon et Brigitte Bardot s’éblouissaient mutuellement", quel magnifique hommage! Et puis terrible leçon : il n'y a plus d'acteur, mais des comédiens; acteur, c'est un état, comédien c'est un métier ; où sont les metteurs en scène d'antan ? .. La foule dégradante.. mais la dévotion à la Sainte Vierge, au Crucifix d'ivoire dans la poche gauche.. La France est choisie dans la nouvelle Alliance, laquelle est éternelle.

Commentaire face à PdV - Laïcité, islam, France catholique

(Avec un retard certain, commentaire de l'émission du 20 juin 2025)


 

Monsieur, désolé, mais vous avez manqué un train. 1. Les régimes tyrannisant l'Occident sont hautement terroristes, notamment par l'avortement, première cause de mortalité y compris en France, et par l'holocauste culturel civilisationnel, moral, intellectuel et spirituel, excusez du peu. 2. Le monde est déjà celui des BRICS; et dans ce monde d'après qui est celui d'aujourd'hui, l'Occident n'est rien que gesticulation démodée. Coda : la oumma que vous agitez comme un chiffon rouge, est divisée depuis les origines, et ne s'allie même pas provisoirement pour le jihad.

Concl. Que direz-vous quand on saura que l'Iran ne préparait pas de bombe atomique comme un hochet: puisqu'elle fait déjà tant d'horreurs avec ses drônes à deux balles, largement éprouvés et exportés.

Mais enfin, dans un pays aux milliers d'années d'Histoire que vous rappelez, en quoi l'intervention pour liquider le régime par la jeune république de 220 ans de destruction serait-elle salutaire et même seulement légitime? Curieusement, vous semblez ne plus être éclairé par les principes qui guident habituellement vos analyses et sont simplement ceux de la droite raison.

Plus proche de nous, y a-t-il une seule intervention militaire occidentale pour un changement de régime dans un pays, qui n'ait instauré une situation tellement pire ? Ce qui a posteriori explique pourquoi les populations supportaient le statu quo.. qu'en pensent les Kosovars, Libyens, Irakiens et Syriens (en particulier chrétiens)? Et les Iraniens, au fait: d'où vient donc ce régime que vous prétendez renverser maintenant? Dans l'Iran d'avant, les femmes allaient à l'université en petite robe, comme les belles que l'on voyait aux Champs-Élysées à la même époque. Et les Afghans, nouvel épouvantail : dont l'UE s'enorgueillit de vouloir accueillir les femmes par millions; comment pensez-vous qu'elles étaient habillées pour exercer leurs professions, avant qu'on s'en mêle ? En vérité, la Providence va faire mordre la poussière à l'Occident pour mater son arrogance, et l'on pourra enfin parler de monde nouveau.

Pronostic vital engagé.. Jésus-Christ vrai Roi de France dit : Je Suis la Voie, la Vérité et la Vie. On lui dit de revenir, ou bien on crève, parce que la magie noire du peuple souverain, on ne veut pas y renoncer ni demander pardon?

Jésus Christ, vrai homme sans cesser d'être Dieu, voilà qui renvoie dos à dos laïcité et islam : ça tombe bien, la France que vous avez toujours à la bouche, est catholique ! Et Jésus est même vrai roi de France depuis le pacte de Reims, duquel est née... la France justement, après son roi, fils aîné de l'Eglise pour protéger sa Mère. Tant qu'on ne dira pas ça, les français n'entendront pas: car ils connaissent la voix du bon berger, et s'enfuient loin du faux.