04 juin 2026

Sur les 150 points de la Phalange CRC - Point 2

 


Merci beaucoup pour ce deuxième point qui est absolument décisif. Bien sûr, notre idéal n’est pas de devenir phalangiste à la CRC, mais de mettre à profit le travail des autres sur leur propre engagement, afin d’éclairer et soutenir notre fidélité catholique et royale. Or c’est précisément l’intuition de l’Être qui a fait le plus cruellement défaut à la réflexion chrétienne depuis des dizaines et des dizaines d’années. Entre le naufrage de la métaphysique, un certain anti-intellectualisme revendiqué, et le suprémacisme de l’exégèse au détriment de la dogmatique, notre foi s’exprime et se vit dans le registre de l’Alliance : Dieu avec nous et nous avec Dieu. Avec l’illusion d’une relative symétrie, induite par le fait que cette amitié qu’est la grâce, recherche la réciprocité. On perd ainsi peu à peu de vue le fondement de toute réalité : l’acte souverain de la parole créatrice qui nous pose dans l’existence, par Dieu transcendant, Esprit infini, Vérité subsistante, Plénitude de tout Bien. 

Pour avoir l’intuition de l’Êre, la manière la plus simple, paradoxalement, est de saisir l’absolu de ce qui a été et qui n’est plus ! Rien ni personne ne peut faire que ce qui a été, n’ait pas été : il n’est plus, on l’a effacé, on n’y pense plus, mais “il a été”, à jamais. Tel est le vertige des romantiques anglais (pardonnez-moi) : never more; qu’on a aussi splendidement en Ap 18 la complainte pour la destruction de Babylone : jamais plus.. Champs de ruines d’où monte, l’irrépressible affirmation: “DIEU EST”. Bienheureuse espérance que rien ne fonde en nous. Absolu. 

Finalement, une méditation métaphysique bien inspirante, en ces temps de collaps universel annoncé; et peut-être la seule vraiment consolante.

Sur les 150 points de la Phalange CRC - Point 1

 

 

Merci beaucoup pour ce premier point de la phalange CRC : l’inspiration catholique est évidemment primordiale, sans préjuger de la foi de chacun, dont Dieu seul est juge, au centre de son âme.
 

J’en soulignerais, pour ma part, deux choses. Premièrement, la référence à l’Immaculée: nous reconnaissons, bien sûr, la doctrine spirituelle et d’action de saint Maximilien-Marie Kolbe, et plus généralement la vraie dévotion à la Sainte Vierge, de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, apôtre de la Vendée militaire. L’efficacité exceptionnelle de cette dévotion pour notre sanctification et notre action tient à sa simplicité, et l’humilité dans la foi par laquelle on s’en remet en tout et pour tout à Marie.. Ce que fait Dieu lui-même d’abord, et chacune des Trois Personnes divines !
 

Deuxièmement, la source de la légitimité de notre engagement au plan spirituel et de notre combat au plan temporel, réside dans la consécration de notre Baptême : caractère sacramentel d’un prêtre, prophète, et roi de l’Alliance nouvelle et éternelle. Or, justement, la dévotion à Marie, la confiance en Notre-Dame, nous est donnée comme le moyen le plus accessible et le plus puissant de remplir les engagements de notre baptême. Assez de tiédeur et de médiocrité : le grand message de Vatican II était l’appel universel à la sainteté ; quelle pitié de voir ce que nous en avons fait !
 

Puisque “Dieu veut instaurer dans le monde la dévotion au cœur Immaculé de Marie” depuis plus de cent ans, n’hésitons pas à nous approprier souverainement tous ces hauts patronages : “tout est vôtre” annonçait Jehanne avant d’enlever une place forte; et la clameur de ses troupes répondait “tout est nôtre”.