« Qu’as-tu vu en chemin ? J’ai vu le sépulcre du Christ vivant, la gloire du ressuscité ; les anges en sont témoins, le Suaire et les linges ! »
En évacuant le Saint-Suaire, nous transformons le Tombeau vide en un tombeau vide vide, vide de chez vide, comme on dit sottement aujourd’hui, au fond duquel s’ouvre l’abîme qui engloutira notre arrogance : « plutôt le néant que de reconnaître que nous avons péché, et non pas demander mais juste accueillir le pardon qui vient encore à nous ! » Mais cela aussi est un mensonge, car il n’y a pas de néant, ce n’est qu’une fiction de nos dialectiques : ce qu’il y a au fond de l’abîme depuis que le Christ y est passé en son âme, c’est la damnation éternelle de tous ceux qui le refusent.
En repoussant le Saint-Suaire, nous piétinons la sainte Face adorable de notre Rédempteur et Sauveur ; et nous bafouons la Relique éminente de son très Précieux Sang avant et après sa Mort qu’il a acceptée par amour pour nous. Nous refusons le message encrypté pour nous dans les fibres du tissu, il y a 2000 ans. Un message transmis pieusement par nos aînés de génération en génération, sans qu’ils ne l’ouvrent puisqu’il ne leur était pas destiné, mais seulement à nous, pour tâcher dans un acte de miséricorde et de puissance posé d’avance, de nous arracher aujourd’hui à l’orgueil de notre techno-science. Véritable film de sa bienheureuse Passion jusqu’à la Trace de sa Résurrection. Car les scientifiques ont décodé les séquences du message et les ont publiées, avec émerveillement, se demandant : « serait-ce Dieu ? » ; et la communauté scientifique unanime a conclu enthousiaste à l’authenticité du Saint-Suaire.
Face à quoi, les plus hautes autorités de l’Église, Custode du Saint Suaire à Turin, Souverain Pontife, en sont restées aux bêtises du Carbone 14, pour proférer devant le monde stupéfait et incrédule, le même reniement de Pierre : « je ne connais pas cet homme » ! Le premier Pape tétanisé devant une portière ; et maintenant la Reine dominée par la même servante... Mais le Saint Père ne semble pas se rendre compte qu’en tournant ainsi le dos à la science, l’Église abdique l’intelligence et dégrade du même coup la vraie foi, en une confession arbitraire, une croyance mythologique.
Je vous donne donc la suite du programme. D’abord, la lecture des chapitres 8 et 9 de saint Jean, qui commencent, comme par hasard, par la femme adultère ; le chapitre 8 pour le régime actuel chez nous et dans les autres pays du monde, le chapitre 9 pour les dignitaires de l’Église.
Chapitre 8. La vérité vous rendra libres. Comment peux-tu dire la vérité nous rendra libres ? Nous sommes les enfants d’Abraham et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Menteurs ! Le cœur de votre religion n’est-il pas la délivrance de l’esclavage d’Egypte en traversant la Mer Rouge à pied sec ? Exode prodigieux qui n’a pas converti vos cœurs rebelles, vous qui avez murmuré au désert pendant quarante ans, protestant de retourner en Egypte, où vous étiez paraît-il si bien, autour des marmites de viande, avec les oignons et les concombres ! Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham : lui n’a pas cherché à me tuer ; vous, vous faites les œuvres du diable votre père, menteur et homicide dès le commencement. Nous voyons bien que tu as un démon : nous, nous avons Dieu pour Père ! Si vous étiez de Dieu, vous m’accueilleriez, parce que je suis sorti de lui ; je ne suis pas venu de moi-même, c’est lui qui m’a envoyé. Abraham a vu mon jour et il a été dans la joie. Toi qui n’as pas cinquante ans, tu as vu Abraham.. En vérité, en vérité je vous le dis : avant qu’Abraham ne vienne à l’existence, moi, Je Suis !
Chapitre 9. Comment se fait-il que tu voies ? Le Baptême reçu de vos mains, messeigneurs, m’a illuminé, et maintenant, je vois. Ils ne voulaient pas croire qu’il avait été aveugle et interrogent les parents : mais ceux-ci avaient peur, parce qu’ils avaient fait savoir que ceux qui croiraient en lui seraient exclus de la communauté. Une deuxième fois ils l’interrogent : comment donc t’a-t-il ouvert les yeux et d’où est-il ? Voilà bien l’étonnant : que vous ne sachiez pas Qui il est. Toi qui n’est que péché tu nous fais la leçon ? Et ils le jetèrent dehors. Alors Jésus dit : je suis venu pour un jugement, afin que ceux qui sont aveugles puissent voir ; et que ceux qui voient deviennent aveugles. Alors ils lui disent : serions-nous aveugles nous aussi ? Il leur dit : si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais vous dites : nous voyons. Votre péché demeure.
Ensuite, la lecture d’Ezéchiel. Et d’abord les tout premiers chapitres : la Gloire du Seigneur ; parce que Dieu, le Dieu des Armées, va remettre de l’ordre dans sa Maison. Ensuite, chapitre 16 allégorie de la Synagogue pêle-mêle mais surtout l’Egise. A ta naissance, personne ne t’a lavée de ton sang ; et dans la poussière où l’on t’avait jetée, je t’ai regardée et je t’ai aimée. Je me suis occupé de toi ; puis tu as grandi et tu es devenue très belle. Alors, parée de tous mes cadeaux, ivre de ton élévation car j’avais fait de toi une reine, tu t’es précipitée sur des amants, une chamelle folle nous dit Jérémie, croisant ses traces sur toutes les collines ; ils abusaient de toi en se moquant de toi. Alors je t’ai châtiée par le bras d’un peuple brutal dont tu ne comprenais pas la langue, tu faisais de ton dos un chemin pour qu’il passe. Tes sœurs plus jeunes ont pris le pas sur toi et s’effrayaient de voir jusqu’où tu tomberais. Ton ventre collé à la terre, tu crieras vers moi, et je te relèverai. Tes soeurs seront de nouveau tes servantes, confondues par l’ardeur de mon amour pour toi, car je te rétablirai et tu seras plus splendide encore.
Puis, chapitre 34 à 37. Chapitre 34 contre les mauvais bergers qui s’occupent d’eux-mêmes au lieu de s’occuper du troupeau. Je leur reprendrai mes brebis d’entre les dents, et c’est moi-même qui les conduirai sur des pâturages, et elles y prospéreront ; je les confierai à des pasteurs selon mon cœur prêts à donner leur vie pour elles. Chapitre 35 contre les païens et autres supplétifs des zones dites de non droit : je vous avais appelés pour châtier mon peuple, mais vous avez dépassé la mesure et donné libre cours à la vengeance alors que je n’étais que faiblement en colère. Je vais m’occuper de vous, et vous reconnaîtrez ma fidélité envers mes élus, et vous servirez leur triomphe. Le chapitre 36 annonce la fin du châtiment et un prompt relèvement à stupéfier les Nations. Chapitre 37, les ossements desséchés, on n’insistera pas sur les descriptions détaillées à cause des petits enfants, mais ce sera bien une résurrection dans une formidable Effusion de l’Esprit, et la connaissance du Seigneur sera dans tous les cœurs, mieux que l’eau ne couvre les mers.
Et finalement les chapitres 40 jusqu’à la Fin : reconstruction du Temple, la source qui jaillit de l’Autel et restaure toutes choses ; retour de la gloire du Seigneur en sa Maison et tous les thèmes qui seront repris pour l’Apocalypse. Voilà ce que fera l’amour implacable du Dieu vivant!

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