23 juin 2024

Homélie du Dimanche XII dans l'Année - Ici s'arrêtera l'orgueil de tes flots

 

 

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Ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots… Le Christ n'est plus connu de façon humaine ; le monde ancien s'en est allé, un monde nouveau est déjà né… Comment se fait-il que vous n'ayez pas encore la foi ?.. Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?

Mes bien-chers frères, il est tout à fait primordial de prendre au pied de la lettre l'Evangile que nous venons d'entendre. Le Seigneur Jésus parle, commande, au vent et à la mer et ils lui obéissent. Le croyons-nous vraiment ? Oui, nous croyons, adossés au dogme qui définit le Mystère de l'Incarnation. Il est vrai Dieu et vrai homme, dans une seule Personne ; la nature humaine et la nature divine gardent leurs propriétés et agissent l'une avec l'autre ; la nature humaine étant l’instrument de sa divinité. Il commande donc au vent et à la mer avec sa bouche, de sa voix puissante et d'autorité ; et par la puissance de sa divinité, il s'impose aux éléments. C’est ce même Jésus, glorifié à sa Résurrection, qui s'est manifesté à ses Disciples, et désormais élevé dans la gloire à la droite du Père : d'où il viendra pour juger les vivants et les morts ; et son règne n'aura pas de fin. Vous avez reconnu le Credo..

Dans les circonstances exceptionnelles, il y a un éclairage exceptionnel des réalités ; et il nous faut en profiter. Les Législateurs, que nous avons vus il y a quelques semaines, rassemblés sous les ors de Versailles : il a suffit d'une phrase, en une soirée, pour qu'ils ne soient plus rien ! Dissouts… Alors que Celui qui a dit : tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre, allez donc ; dort sur le coussin. Pourquoi donc dort-il sur le coussin à l'arrière de la barque ? parce que on lui a fait comprendre qu'il gênerait les manœuvres. Le vent commence à se lever, la mer grossit, va donc sur le coussin. Nous sommes pêcheurs : la navigation, c'est nous. Le plus sidérant, d'ailleurs, c'est que, cette fameuse soirée, ceux qui venaient d'être dissouts, étaient tous derrière des micros et des caméras, à nous expliquer tout ce qu'ils allaient faire. Alors qu'on venait de dire : nous ne voulons plus de vous.

En vérité, Dimanches des dupes ; extrêmement violents. Dupes : pourquoi ? Parce que les chefs sont désignés après les élections.. Mais ils sont là avant, pour nous imposer d'abdiquer nos existences réelles, le poids que nous avons dans le bien commun : pères et mères de famille, prêtres, paysans, médecins, professeurs, chefs d’entreprise, ouvriers, capitaines d’industrie, commerçants.. en échange de papiers pré-imprimés, qu'il faut leur rendre. Ils ont déjà totalement le pouvoir, après avoir néantisé nos vies.

On peut alors, dans cette situation, constater que la politique commencée par Léon XIII, il y a presque 150 ans, n'a pas abouti à la christianisation de nos Institutions. Pareillement, la société ne se trouve pas évangélisée par une sorte d'osmose, comme le proposait, l'espérait, le concile Vatican II, il y a une soixantaine d'années. Mais plus près de nous, en 2002, un peu avant que ne finisse le pontificat titanesque de saint Jean-Paul II, la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi de l'époque, en 2002, a publié une Lettre sur l'engagement des catholiques en politique : les fameux points non négociables, c'est-à-dire qu'on ne négocie pas, en 2002. Et donc, devant la conscience d'un catholique qui veut être cohérent avec sa foi, tous ceux qui se sont glorifiés le 4 mars de constitutionnaliser l'IVG, et ensuite fêté cela dans la rue le 9 mars, sont complètement disqualifiés ; sauf trente. Et si on passait outre à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, il faudrait s'abstenir de communier jusqu'à ce qu'on se soit confessé, avec la contrition nécessaire.

Alors, est-ce qu'on réveille Jésus sur le coussin ou bien est-ce qu'on continue à être le Peuple souverain ? Car les mots de l'Evangile, je terminerai par là : au secours, Seigneur, nous périssons ! ont été prononcés dans le bureau de l'Élysée, lorsque Poincaré était président de la République, aux affaires… C'est une paysanne du Poitevin qui l'a ébranlé, elle a été reçue par lui, en lui rappelant : dans ce bureau, monsieur le Président, tel jour à telle heure, vous êtes tombé à genoux, vous rappelant votre première Communion, et vous avez dit : au secours, Seigneur, nous périssons. Les mots exacts du petit roi de Bourges qui se demandait s'il n'était pas un bâtard. Jeanne d’Arc vient le trouver : de par le Roi du ciel qui est aussi vrai roi de France, je vous informe que vous êtes le gentil Dauphin, etc. Donc Poincaré explique à la paysanne qu’il ne lui appartient pas de mettre le Sacré-Coeur sur le drapeau français : c'est la Chambre, vous comprenez. Elle reçoit de lui, cependant, la promesse que le lendemain il se rendra à la Chambre pour en parler aux Députés, et elle rentre dans sa campagne. Il n'en a pas parlé. Et quelques jours après, Claire Ferchaud, puisque c'est elle, lui envoie une lettre : monsieur le Président, vous n'avez pas tenu votre promesse ; vous avez reculé devant des lâches, et vous ne considérez pas le Dieu qui a son éternité pour punir !

Voilà à peu près, sans fard, les données du problème dans lequel nous nous trouvons. A chacun, en effet, de se tourner vers le Seigneur : au secours, nous périssons ! Mais lorsque après 1918, on fait remarquer à Claire Ferchaud : victoire.. sans le Sacré-Coeur ! elle répond, grave et attristée : non, pas victoire ; armistice ; armistice seulement.

24 mars 2024

Deuxième Dimanche de la Passion & des Rameaux - Loublande

 

 

Mes bien chers Frères,

Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils. Dans la Somme théologique, saint Thomas d’Aquin s’interroge : si le Père livre son Fils, comment le Christ peut-il se livrer lui-même, comme il l’atteste dans l’Evangile ? « Ma vie nul ne la prend, mais c’est moi qui l’a donne, tel est le Commandement que j’ai reçu de mon Père. » Il répond alors à la question: en lui commandant, le Père lui a infusé la charité. C’est donc l’âme enflammée d’amour que Jésus s’est livré lui-même, et de tout son Cœur broyé à cause de nos péchés : « ils étaient à toi et tu me les as donnés ; pour eux je me consacre moi-même, afin qu’eux aussi soient sanctifiés. » Dès lors, le Père parfaitement satisfait par un amour égal au sien dans le Cœur du Christ, le même Amour qui vient de lui, ne voit plus nos péchés !

Si ce n’était pas le cas, continue saint Thomas, alors les bourreaux auraient été les vrais prêtres du sacrifice. Alors qu’au contraire, en réalité, ils ont commis les péchés les plus immenses. Avec, par ordre de gravité croissante :

- les soldats romains : ils obéissaient aux ordres. Mais cela ne les exonère pas de leur responsabilité personnelle, car on a toujours le choix ;

- Ponce Pilate : il ne voulait pas déplaire à César ;

- le peuple, qui par la fantasmagorie du suffrage universel : choisit Barabbas et repousse Jésus. Ce même peuple qui de nos jours revendique férocement son élection, alors que nous venons d’entendre la terrifiante sentence sur ses propres lèvres : « que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! » ;

- l’assemblée, et les sages.. d’Israël ;

- le grand prêtre Caïphe ;

- et au sommet de la pyramide : Judas Iscariote, l’un des Douze.

Pour mieux comprendre ce mystère de l’iniquité, nous pouvons prendre l’analogie avec la communion eucharistique sacramentelle. Dans l’hymne Lauda Sion de la Fête-Dieu, le même saint Thomas a une strophe qui dit ceci : bons et méchants consomment le Sacrement pareillement, mais pour un sort si différend ; ceux-ci pour leur condamnation, tandis que ceux-là en nourrissent leur âme jusque dans la vie éternelle.

En ces jours où nous sentons bien que le grand partage de l’humanité est en route, faisons tout pour être comptés dans la part du Christ lorsqu’il se manifestera de plus en plus ; et qu’il commencera de venir peu à peu, ce qui prendra encore du temps avant la Fin : comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs, vrai Roi de France, Souverain Prêtre de la Messe perpétuelle, universelle Expiation. Soyons prêts à tout perdre, même la vie s’il le faut, pourvu que nous gardions la foi.

02 mars 2024

Homélie du Troisième Dimanche de Carême - l'avant veille du Congrès à Versailles

 


La coïncidence liturgique a voulu que les Dix Commandements soient proclamés dans toutes les églises de France, la veille de la réunion du Congrès à Versailles, pour l'inscription solennelle dans la Constitution, de la liberté garantie d'accès à l'IVG. Cela révèle à la face du monde la corruption morale abyssale de la représentation nationale, et la putréfaction d'une nation qui laisse faire ça en son nom.

Mais ce n'est pas la nation de la légitimité de nos familles, de notre travail, de nos fermes et de nos entreprises ou même de nos paroisses. C'est celle d'un processus d'abstraction qui après avoir atomisé les individus, les réduit à un bout de papier pré-imprimé, ce qui est écrit dessus n'a aucune importance, qu'il faut glisser dans une urne si l'on veut exister. Il faut avoir abdiqué la dignité naturelle de son être reçu de Dieu, pour participer à ce régime.

L'imposture de sa devise sera d'ailleurs levée le 4 mars: Liberté, Egalité, Fraternité, couvrent la Mort. Nous, nous chantons "il est né le divin Enfant"; mais dans le tabernacle de la république, il y a depuis des dizaines d'années, les restes d'une IVG. A l'inverse, seuls les Dix Commandements établissent l'égalité vraiment libératrice, et ainsi fondent toutes les sociétés humaines et civilisées: il opèrent, en effet, la triangulation qui nous permet d'échapper à la dialectique du maître et de l'esclave, où c'est toujours le pire qui l'emporte, en mettant au sommet de la pyramide le seul vrai Dieu, la Sainte Trinité.

Que faire alors? et que va-t-il se passer? Les lectures sont limpides et se passent d'autres commentaires. Nous annonçons un Messie crucifié, scandale pour les uns, folie pour les autres: mais pour ceux qui croient, il est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Jésus se fait un fouet avec des cordes et il les chassa du temple en disant: enlevez cela d'ici; ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic!

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27 février 2024

Homélie de Carême - février 2024

 


Chefs de Sodome, Peuple de Gomhore! Isaïe n'y va pas par le dos de la cuillière, mais il nous faut entendre ses invectives salutaires. N'est-ce pas se moquer de Dieu que de confesser nos péchés mignons parce que c'est le Carême, en n'ayant cure de l'état de la société dans laquelle nous vivons?

Des montagnes de mensonges, des montagnes plus grandes encore de fumier. Qu'est-ce donc qui ne va pas? L'Evangile nous le dit: nous avons un seul Père, et le Christ est Seigneur! Il n'y a ni crise ni problème; il y a seulement que nous ne faisons pas sa place à Dieu, dans nos organisations.

Les Dix Commandements, il faut vraiment dénoncer ce régime de dupes, établissent la seule égalité qui soit réellement libératrice. C'est ainsi qu'ils fondent toutes les sociétés vraiment humaines et civilisées

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18 février 2024

Pontmain - 17 février A.D. 2024

 

 
 
 

PRÔNE DE LA SUPPLIQUE À PONTMAIN POUR LE RETOUR DU ROI

 

Pleine de grâces, tu es bénie entre toutes les femmes.


Les Français sont neutralisés parce qu'ils ont fini par intérioriser la tentation de l'esprit moderne: tabula rasa. Pour eux comme pour les autres, la France est en train de disparaître, elle va mourir; et par quel prodige pourrait-on la reconstruire?.. Mensonge, comme tout le reste! La France, même sous les décombres ou la cendre, est constamment renouvelée dans son existence splendide par la générosité du Créateur; incessamment relevée par la fidélité du Rédempteur; toujours confirmée dans l'Alliance avec la Sagesse éternelle, comme éducatrice des peuples. Elle n'est pas à chercher dans les palais nationaux: elle se reçoit encore de Dieu; et dans son élévation, elle est à servir. 
 
Retrouvons avant tout le goût et le respect des élites naturelles, par la compétence et le mérite, le talent, les ressources, et surtout la position dans la famille, institution la plus ancienne, créée par Dieu lui-même et qui a survécu à la chute : le père de famille, la mère, les frères et sœurs, l'aîné, le cadet, le benjamin, les grands parents, oncles et tantes, cousins.. amis et bienfaiteurs.. voisins, collègues.. paysans, artisans, commerçants.. le curé, le maître d'école..
 
Pourrions-nous actualiser la prophétie de saint Pie X, avec un glissement qui la prolonge? Le Saint Père attribue à la France ce que Jésus dit à Saul pour le convertir et le relever: "Pourquoi me persécutes-tu?". Aujourd'hui, c'est la France qui clame : "Pourquoi me persécutez-vous?" Voilà ce que nous devons relayer, à temps et à contre-temps et jusque dans le martyre.

05 novembre 2023

Pontmain - 17 octobre A.D. 2023

 

 

PRÔNE DE LA SUPPLIQUE À PONTMAIN POUR LE RETOUR DU ROI

 

Elle fut troublée par ces paroles et se demandait ce que signifiait cette salutation.

Nous sommes troublés par « toussa », événements anticipés pour nous dans l’écharpe pénitentielle de cendre. Ayons confiance dans les forces spirituelles déposées en nous depuis notre Baptême, et les armes spirituelles traditionnelles qui nous ont été transmises.

Ne distribuons pas les bons points et les mauvais points aux uns ou aux autres, mais faisons amende honorable, demandons pardon : car Jésus Christ n’a pas renoncé à son plan sur nous. Où sommes-nous et pourquoi n’y sommes-nous pas ? Le Christ s’offre lui-même en expiation de tous les crimes qui vont encore nous terrifier : gardons-lui notre foi, notre espérance, et notre pauvre amour ; il fait de son Corps un rempart pour nous protéger, et de son Cœur une demeure.


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Fête patronnale de Saint Hubert

 

 

>>Prône de la Saint Hubert>>>